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  • sarah
  • mère comblée de 5 enfants, passionnée par le maternage et le naturel.
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 10:25

 

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Cette grossesse a été riche en péripéties, toujours des petites choses qui ne sont pas grave en soi mais qui font que je ne suis pas sereine...

 

 

 

Je passe par diverses étapes : l'échographie pour la carté nucale ou on ne peut pas bien la mesurer..il faut revenir...Mon mari qui stresse par rapport à ça. Puis les nausées difficiles jusqu'à 4 mois de grossesse. Des coups de blues on ne sait pas trop pourquoi...La 3ème échographie ou tu me fais la blague de te mettre en siège juste pour l'occasion je crois!! Petit bébé farceur qui est de nouveau tête en bas le lendemain :)

 

 

 

Mais au delà de ça il y a aussi la magie de tes mouvements dans mon ventre. Ta sœur qui vient te faire des câlins avec des petits bruits de « dauphin » pour son petit frère. Notre joie lorsque l'on a appris que tu es un petit garçon. Des séances de préparation à l'accouchement magiques autour du chant prénatal, de l'accompagnement et du ressenti du bébé...

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes fin aout et tout est prêt pour t'accueillir...Lorsque je reçois une nouvelle qui m'anéantis... Ma sf a une sciatique et est clouée au lit sans pouvoir bouger. Ma sf magique avec qui déjà j'ai vécu la naissance de ta grande sœur ne pourra peut être pas être là pour ta naissance.. je pleure, je stresse...je ne veux pas accoucher à l'hôpital.

 

 

 

Lors d'un contrôle d'inscription à Givors, maternité « respectueuse », j'avais déjà été refroidi par le contact avec le gynéco. Il m'a tellement stressé lorsque je refuse un examen vaginal que ma tension est à 14,9...lorsqu'il la reprend 5 seconde plus tard les mots « pré-éclampsie et hypertension » ne m'ont pas aidé à ce que ça aille mieux... donc tout de suite je me trouve coincée dans les protocoles....2 h à attendre qu'une sf soi disponible...Pour 3 prises de tension, un bilan d'urines, un monito qui ne sera pas fait finalement car tout va bien!

 

 

 

Ouf mais ça me conforte dans le fait que l'hôpital est vraiment anxiogène pour moi.

 

 

 

 

 

 

 

Avec cette mauvaise nouvelle concernant la santé de ma sf j'espère que tu vas patienter jusqu'à ce qu'elle aille mieux... Ce sera le cas! Bien que finalement MA ma sf a en fait une hernie discale beaucoup plus grave qu'une sciatique elle me dit de ne pas m'inquiéter qu'elle m'accompagnera pour cette naissance. J'oscille entre soulagement et inquiétude pour elle.

 

 

 

 

 

 

 

Cette semaine je sens que les choses travaillent...Le soir j'ai souvent des contractions et à chaque fois je me demande si c'est le travail qui se lance...C'est une semaine un peu en dehors du temps ou je profite de chaque instants...ou je me dis qu'on est tout proche de la rencontre mais en ayant la surprise du moment jusqu'au bout!

 

 

 

Ta grande sœur doit sentir que la naissance approche car elle redort assez mal la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

Puis ce vendredi soir j'ai une amie qui me propose de venir écouter un concert d'accordéon en plein air...ça me fait vraiment envie mais je suis aussi très fatiguée par ces nuits hachées.. Mon chéri me pousse à y aller et je pars après le coucher de ma fille en me disant que la musique va peut être te donner envie de sortir de mon ventre pour de bon! Je fais tout le trajet en voiture et la soirée en me disant « et si les contractions commencent je fais comment?? » je suis déjà dans l'aventure sans le savoir. Le concert est apaisant...ça me fait du bien mais je rentre assez vite car la fatigue se rappelle à moi.

 

 

 

Vers 22h je suis au lit, et je dors comme une masse jusqu'à minuit ou là une douleur de règle me réveille...tient première fois que ça me fait un peu mal au point de me réveiller....

 

 

 

je me lève au bout de 3 ou 4 contractions comme ça...car oui ce sont bien des contractions légère je le sais maintenant.

 

 

 

Mon homme qui a pris l'habitude de mes levers intempestifs en pleine nuit bizarrement vient me voir cette fois. Je suis dans le bain et il me demande si ça va...A ce moment je suis un peu embêtée de sa question...j'ai envie d'être seule avec toi, dans ma bulle de savourer ces moments. Alors je lui propose d'aller se recoucher car il est mal réveillé et très fatigué. Il y va. Puis revient assez vite et se met à me poser 1000 question... »c'est régulier??? tu crois que c'est pour maintenant?? tu veux que j'appelle MA? » Pfffffffffffffffff je m'énerve en lui disant de se rappeler la préparation à l'accouchement!...Que je ne veux pas de questions qui me sortent de ma bulle... Un agacement m'envahis car je l'ai senti peu investi dans la préparation de cette naissance et maintenant il « casse » la magie de cet instant. Mon homme aura un eu de mal à trouver sa place dans ce début de travail...Moi je suis bien, je fais des « boas » chanté à chaque contractions et j'ai envie de tranquilité...lui il tourne, vire, prépare le salon, fait du bruit... bref je m'énerve!

 

 

 

Finalement je cherche des choses pour l'occuper afin qu'il me laisse être tranquille dans ma bulle...Il me remet ma musique du petit bébé (http://www.youtube.com/watch?v=o8pQLtHTPaI&ob=av2e) à chaque fois que la chanson est fini. Puis je lui demande des massages du dos à l'arnica, puis de chanter avec moi les boas... la nuit est paisible.

 

 

 

Ma sœur arrive et se couche dans notre lit : au cas ou Ludivine se réveille c'est elle qui s'en occupera.

 

 

 

On appelle MA, qui nous dit qu'elle viendra toute à l'heure. Peu à peu les contractions s'intensifient. Mais je suis bien. Je chante la chanson du petit bébé et je fais des boas dès que la contraction revient. Je suis sur le canapé assise ou sur le ballon. J'ai mes mains sur mon ventre et c'est si fort de sentir la contraction monter et le col s'ouvrir peu à peu. Les choses prennent de l'amplitude dans mon bassin pour te faire de la place petit gars.

 

 

 

Je te sens bouger entre les contractions je sais que tout va bien pour toi. Tu m'accompagnes dans cette aventure, tu m'annonces même parfois l'arrivée d'une contraction par tes mouvements. Je vois aussi mon ventre changer de forme progressivement car tu descends un peu.

 

 

 

 

 

 

 

Je demande à mon homme de rappeler MA « oui mais je lui dis quoi?? Il n'y a rien de nouveau... » « Dis lui que j'ai envie qu'elle vienne »...J'ai besoin de sa présence rassurante..J'ai envie d'être entourée par elle... Elle arrive vers 4h. Elle a l'air toute endormie et pas très bien...

 

 

 

Elle regarde ou en est le travail et m'annonce que je suis à 5. On lui propose de s'allonger et du coup ma sœur change de lit et va s'installer dans le canapé de la chambre de Ludivine.

 

 

 

 

 

 

 

Et là bon je sens que quelque chose ne va plus. Je sens toujours la douleur des contractions mais plus mes sensations d'ouverture dans le col... Bon peut être que c'est juste différent?

 

 

 

Non effectivement ça stagne comme me le confirme MA à 7h...Premier sentiment de désespoir pour moi... car ça continue à être douloureux...mais je ne sais plus comment faire pour que l'ouverture continue..

 

 

 

MA me rassure et me propose de me mettre dans un bain, puis d'essayer de dormir entres les contractions pour prendre un peu de repos et me détendre car il reste la poussée qui va demander encore pas mal d'énergie. Elle va rentrer prendre un petit déjeuner et se doucher et revient après. OK je fais ça en me disant que la poussée ne m'inquiète pas du tout car pour ma fille ça avait été long et fatigant mais sans douleur.

 

 

 

Alors que je suis dans le bain, Ludivine se réveille. Elle est ravie de voir sa tata. Elle vient me voir dans le bain et je lui explique que je fais des boas pour aider son petit frère à naitre. Elle veut tout de suite partir chez sa tata, donc elles partent, la petite en pyjama avec ses affaires justes attrapées au vol.

 

 

 

 

 

 

 

Je me sens tranquille; ma fille a l'air sereine. Le bain ne me fais pas trop de bien donc je sors vite et vais m'enrouler dans la couette avec pleins de coussins sur le canapé. Je somnole entre 2 contractions...Quand d'un coup la douleur devient insoutenable. Là j'ai vraiment besoin de mon homme...J'attrape ses mains je les serre de toutes mes forces..Je hurle, je grogne plutôt.....C'est seulement grâce à ses sons qui viennent du plus profond de moi que je traverse les contractions. Je ne suis bien qu'assise sur le bord du canapé avec mon homme en face de moi pour me suspendre à ses mains... J'ai chaud...je veux un gant d'eau froide mais surtout il faut qu'il aille vite le chercher entre 2 contractions car sinon je n'y arrive pas sans lui...Il assure mon homme...

 

 

 

je fais quelques aller retour aux toilettes mais c'est horribles de vivre les contractions toutes seule. On reprend vite notre position sur le canapé. Peu à peu à chaque fin de contractions je ressens le besoin de m'étirer et de me cambrer entièrement vers l'arrière en tenant toujours les mains de mon chéri. Il fait contrepoids le pauvre. J'y met toutes mes forces je suis complètement partie dans cette douleur. Je l'entend vaguement rappeler la sf (toujours entre 2 contractions) elle veut me parler...Euh oui...Elle me demande comment ça va, me parle. C'est doux d'entendre sa voix mais je ne sais pas ce qu'elle dit ni ce que je répond... Je jète le tel sur le lit car une contraction arrive. Elle a du entendre le changement car elle dit à mon mari qu'elle arrive bientôt. A peine raccroché on entend un « splash » j'ai rompu la poche des eaux et ça pousse...???

 

 

 

Les sons que je fais changent radicalement d'un coup...ce n'est plus la même sensation...Mais moi qui m'attendait à une disparition de la douleur comme pour Ludivine ce n'est pas le cas... c'est juste différent..Je panique...je veux ma maman.... Elle voulait venir mais cette fois j'avais besoin de me prouver que je pouvais le faire sans elle...Et là j'ai peur....Je voudrais qu'elle soit là...Puis je me reprend et comprend que c'est une vieille histoire de séparation à la naissance qui ressort.. Ma maman est là par la pensée...Pleins de gens sont avec moi par la pensée je le sens...ça va mieux.

 

 

 

 

 

 

 

Mon mari rappelle la sf vers 10h. Elle arrive dans 15-20 minutes. Et là il panique complètement, me dit que c'est son pire cauchemars de l'aad...Être seul avec moi pour la fin.

 

 

 

Il a peur que la sf n'arrive pas à temps...Moi aussi d'abord et puis en voyant sa panique je me recentre sur mes sensations et je le rassure....Je ne sens pas bébé arriver tout de suite, sa tête est encore loin et les contractions ne le font pas vraiment descendre... J'ai juste ce besoin irrépressible de pousser...Mon homme est au bord des pleurs..Moi je me sens pleine de force : on va y arriver. MA a le temps d'arriver aussi ce n'est pas encore pour tout de suite... Mon homme se reprend et m'accompagne toujours de toutes ses forces pendant les contractions.

 

 

 

 

 

 

 

Au bout d'un temps qui nous semble interminable MA arrive enfin. Tout de suite elle nous rassure, elle est là... Elle confirme mes sensations je suis bien à dilatation complète et bébé s'engage. Et là commence le marathon...Moi qui pensait que ce serait bientôt la fin, la poussée est très difficile...je pousse de toutes mes forces mais je sens que bébé coince à un endroit au niveau du coccyx...J'essaye assise, j'essaye a 4 pattes, debout, de marcher... Ces changements de positions m'épuisent car avec les contractions arrive toujours cette douleur horrible..Je te parle bébé je te dit que je veux que tu sortes...Je n'arrive à rien je le dit mille fois que ca coince que je ne vais pas y arriver.. MA et mon homme m'encourage « Tu l'as déjà fait pour Ludivine il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas! » Je pense tellement fort à 2 de mes copines qui accouchent en 2h et je leur demande de m'envoyer des pensées pour me dire comment elles font!!

 

 

 

 

 

 

 

Oui mais moi je sens que ça n'avance pas...Au bout d'un moment je suis trop fatiguée je n'arrive même plus à pousser...Alors MA me rassure, me prend dans ses bras et me propose de m'allonger sur le coté et de laisser bébé travailler un peu tout seul pendant que je reprend des forces...Je le fais ça va un peu mieux...Mais toujours pas de changement dans mes sensations....j'ai beau me mettre dans différentes positions ça coince...

 

 

 

Et là dans un moment de lucidité je dis à MA « Promet moi que si je te demande de partir à la maternité tu me dis non hein???? » elle me répond de ne pas la tenter avec son dos en vrac! Mais le tout avec un sourire qui dément ses paroles et des câlins d'encouragements.

 

 

 

 

 

 

 

Mon homme me dit qu'il est fier de moi que je vais y arriver.. MA me propose de manger un peu... Non j'ai pas envie...Puis si...Je mange une barre de chocolat...Mmmmm finalement ça fait du bien. J'en remange une, puis 2. Ça me redonne un peu d'énergie...Je veux aller aux toilettes...Mon homme et MA m'aide. Et là je ferme la porte et je suis avec toi bébé...Et je pousse de toutes mes forces...Et ça fait maaaaaal mais ça marche enfin...Au début je n'y crois pas mais peu à peu enfin je sens que ça s'ouvre et que tu peux passer...MA et mon homme son derrière la porte mais me laissent tranquille. A un moment MA contrôle ton cœur et je l'entend de très loin dire à mon homme que le cœur ralenti un peu que bébé doit sortir maintenant. Le tout sur un ton très calme. Elle rajoute de ne pas s'inquiéter que les bébés récupèrent en général très vite de ce genre de petit incident après la naissance. Elle me demande de sortir. Non je suis bien....Elle insiste car elle pense que c'est bientôt la fin...

 

 

 

J'attends le dernier moment...ça craque, ça s'écartèle ça brule....Je sors tant bien que mal soutenue par MA j'ai l'impression d'avoir limite ta tête entre les jambes... Je veux une douche! Euh non on n'a pas le temps là! Je m'affale sur le lit et dans un dernier effort et une douleur brulante je sens ta tête qui passe...Je pense que tout va craquer.. Tant pis il faut que tu sortes maintenant..MA enlève un tour de cordon et il faut recommencer cette douleur horrible et cet effort surhumain pour les épaules...Et tu glisses enfin en dehors de moi...tout se relâche tu es là sur mon ventre.. Oh bébé, mon fils....tu es si grand déjà! Comment as tu pu tenir dans mon ventre? Tu pleures tout de suite, tu es un peu bleu...

 

 

 

MA t'essuie l'intérieur de la bouche avec une compresse pour te dégager un peu... Tu pleures fort. Je te parle je te raconte mille choses sans queue ni tête, des mots qui parlent de mon amour pour toi... De l'intensité de ce moment, de mon bonheur...

 

 

 

Finalement MA demande si elle peut t'aspirer tout doucement le nez et la bouche avec une petite poire car tu es encore très encombré... Oui c'est bon pour nous. Je te parle, je t'explique ce qu'elle va faire : c'est vite fait et en douceur... Tu respires mieux. Je propose qu'on te chante la chanson de la naissance avec ton papa. A deux voix on chante et tu t'apaises tout de suite... Tu as les yeux fermé tout calme...Tu respires en crachotant sur moi...

 

 

 

 

 

 

 

On reste un long moment comme ça tout les trois dans notre bulle...à t'écouter respirer..Alors ce sera Noah ou Vincent?? J'ai vraiment envie que ça soit Noah...Ton papa est d'accord. Le cordon bat toujours. Quand il cesse de battre ton papa le coupe, le placenta sort entier. MA me le montre : je ne pensais pas que c'était si gros! Pour Ludivine je ne l'avais pas vu, prise dans mes premiers instants avec mon bébé. On le garde pour le planter dans le terrain de mes parents.

 

 

 

 

 

 

 

MA regarde enfin si je suis déchirée : rien du tout! C'est incroyable je n'ai même pas une éraillure...

 

 

 

J'ai toujours envie de ma douche! Après un petit moment je me lève. MA a peur que je tombe dans les pommes mais je me sens très bien! Même pas une étoile devant les yeux mais pleins dans le cœur! Je vais me doucher que c'est bon! Noah est avec son papa.. On lui lave juste un peu le dos sous la douche car il a fait un méconium bien collant qui lui a en a mis partout.

 

 

 

 

 

 

 

MA pendant ce temps est une vrai fée elle me refait un lit tout propre ou je peux m'installer avec mon bébé pour une première tétée... Noah lèche doucement le sein puis tout de suite trouve comment le prendre et tète apaisé.

 

 

 

On profite tout les 4 de ce moment...MA parle avec nous et on évoque cet accouchement si intense! Elle nous dit qu'elle a tardé à revenir car son mari ne voulait pas qu'elle reparte avec ses soucis de dos...Alors elle lui a piqué ses clés de voiture!

 

 

 

Ensuite on te pèse tu fais 4kg180 quand même! Tu es né à 12h50 à peu près car personne n'a trop regardé l'heure!

 

 

 

 

 

 

 

Ludivine arrive alors pour te découvrir...Tout de suite elle dit « C'est petit frère! C'est Noah! ». elle est tout intimidée et vient me faire un câlin. La vie à 4 commence. Après un dernier bisou MA repart et nous laisse dans cet instant plein de douceur.

 

 

  Amélie, maman de 2 enfants.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 06:22

Nous sommes le dimanche 28 août 2011, tu dois arriver au plus tard le 15 septembre.

J'espère que tu patienteras au moins jusqu'au 5 septembre car D.,la sage femme

qui m'a suivie toute cette grossesse, est partie hier à l'etranger et ne revient que

le 4 septembre...

Sa collègue C. est disponible si besoin mais je la connais moins. Et puis envie de savourer cette grossesse

encore un peu.

Ce dimanche 28, je m'attelle au tri des vêtements de ta plus grande soeur Jasmine, afin de

voir ce que j'ai besoin de racheter.

En lui essayant ses tenues, je ressens des contractions dans le ventre, non douloureuses.

Il est 9h15.

C'est la première fois que ça m'arrive, pour tes soeurs je ne les ressentaient que dans

les reins. Je chronomètre la durée et l'espacement, en moyenne toutes les 10 min et elles

durent environ 1 min, je me dis que ça doit être un pré travail car vraiment elles ne me

font pas souffrir.

Vers 12H30, je me décide à prendre deux spasfons pour arrêter ce pré travail, mais les

contractions continuent.

Je vais me reposer en même temps que les filles et je me dis que je prendrais un bain à

leur réveil pour voir comment ça évolue...

A 15h30, les miss sont réveillées je file dans le bain, je m'endors dedans et me réveille

une heure plus tard, je sors car l'eau est devenue bien froide.

Les contractions sont toujours là mais en sortant j'en ai une douloureuse je me dis que

j'ai du faire un faux mouvement en me levant.

Et les contractions sont toujours là, toujours toutes les 10 min et toujours non

douloureuses...

Mon homme me dit que je devrais prévenir C. mais je n'ose pas l'embêter un dimanche

pour rien sachant que je n'ai même pas mal...

Vers 18h30 les contractions deviennent un peu douloureuses, je me décide à l'appeler

histoire de la tenir informée.

Là elle me dit qu'elle passe au cabinet prendre mon dossier et arrive d'ici une heure.

Ca m'embête j'ai peur qu'elle vienne pour rien...

Je dis à Stéphane d'appeller nos voisins pour les prévenir que les filles vont peut être

dormir chez eux cette nuit, qu'on les tient au courant

C. arrive à 19h40, a ce moment là les contractions reviennent toutes les 5 min

et petit à petit se font plus douloureuses mais sont encore largement gérables.

On discute puis on va dans la chambre pour qu'elle m'examine.

Il est 20h on écoute le coeur au doppler puis petit monitoring.

Elle me fait un toucher vaginal pour savoir où j'en suis et là déception, col court

ouvert a 1 cm. Elle me dit que ce n'est pas sur que ce soit pour aujourd'hui, on refait un

contrôle dans une heure.

On retourne dans le salon, je me met sur le ballon et fais des ronds dessus pour soulager les

contractions qui s'intensifient, elles reviennent toutes les 3 ou 4 min.

Dès que j'ai une contraction, Christiane vient me masser le bas du dos ça me fait du bien.

Vers 20h30 les filles etant surexcitées Stéphane part les déposer chez nos voisins car je

n'arrive pas à me concentrer sur le travail et Stéphane n'est pas trop avec moi comme il

doit les gérer en même temps...

A 21h, on retourne dans la chambre voir comment le col a évolué, je suis à 2 large, le travail

est bien lancé!

Je retourne vite sur mon ballon, on change de chaine (c'etait des dessins animés pour occuper les filles avant leur départ) et on tombe sur le festival interceltique de lorient!

Je suis contente, j'adore la musique bretonne!

Les contractions deviennent plus intenses, C. continue à me masser dès qu'il y en

a une qui arrive, et m'aide a respirer et à gérer la douleur en me faisant faire des

"oooooooooooooo"

21h30 j'en ai marre du ballon j'ai envie de prendre un bain, qu'elle est longue à se remplir

cette baignoire! Je suis debout appuyée sur le meuble de la salle de bain en attendant

qu'elle soit pleine et C.derriere moi continue a me masser.

Je rentre enfin dans le bain, bien chaud ça fait du bien et espace les contractions un

court instant, elles reviennent vite avec la même rapidité et intensité. On continue les

massages, les "oooooooo" et je broie les mains de Stéphane en même temps.

A 22h30 je sors du bain car j'ai envie d'aller uriner, après être passée aux toilettes,

on va dans la chambre pour que Christiane m'examine, j'en suis a 7 cm!

Je ne sais plus trop ni où me mettre ni comment me mettre, j'ai vraiment mal, je crie

à chaque contraction, Christiane me dit de m'accrocher à son cou, je me sens bien comme ça.

Je sens que bébé descend et appuie vers la sortie, je me met à 4 pattes la tête appuyée

sur mon coussin d'allaitement. 22h55 j'accompagne bébé en poussant une première fois, la tête de bébé sort il a les 2 mains sur son visage, la poche des eaux se perce puis le reste du corps de bébé sort avec une deuxième poussée!

Ca y est notre bébé est né il est 23h01 je n'en reviens pas que tout soit allé si vite!

je m'allonge avec bébé dans mes bras on l'emmitouffle dans une serviette tiède et

nous regardons ensemble si nous avons une petite fille ou un petit garçon. C'est une

magnifique petite fille de 3 kgs 300, nous sommes aux anges.

notre puce tête un peu bien au chaud sur moi, puis mon mari coupe le cordon quand il a

cessé de battre.

C. procède un peu plus tard à l'examen de notre puce, juste a côté de moi,

tout va bien.

Une fois le placenta sorti je vais prendre une douche rapide, ça fait du bien, pendant ce

temps mon mari et la sage femme rangent la chambre et refont le lit. Je reviens et peux

m'installer dans un lit tout propre avec notre princesse. Notre sage femme rentre chez elle

vers 1h30.

Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit là, car notre puce a eu beaucoup besoin d'être calinée

et de têter, elle a passé la nuit entre son papa et sa maman.

Cette naissance a été vraiment magique et intense! j'ai eu de la chance d'avoir mon mari

qui m'a beaucoup soutenue ainsi qu'une super sage femme qui m'a énormément epaulé et aidé

à supporter les contractions.

 

28-aout-2011--14-.JPG 

 

Emilie, maman de trois filles.

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 11:40

DSCF8753.JPG

 

Nous sommes le vendredi 25 mars, je me lève avec un petit moral, j'ai des contractions depuis plusieurs jours, chaque nuit j'y crois mais je me lève le matin et tu es toujours au chaud dans mon ventre ... Ça devient dur pour moi, je dors mal, je suis fatiguée, mon corps souffre de partout, j'en ai marre de cette grossesse, j'ai envie de te voir, envie de te serrer contre moi et surtout, surtout, j'ai très envie de te sentir, de respirer ton odeur de nouveau-né ...

Nous sommes à 4 jours de mon terme, je n'en reviens pas ! J’étais tellement sure d'accoucher en avance ! Je te porte très bas depuis plus d'un mois, j'ai beaucoup de contractions, un col très favorable, et pourtant tu préfères rester encore un peu dans mon ventre, tu as l'air de t'y plaire !

Ce vendredi donc, je me lève, déçue une fois de plus parce que j'ai eu des bonnes contractions presque régulières pendant une partie de la nuit, mais le travail ne s'est pas mis en route. Je commence à me demander si tu vas avoir envie de sortir toute seule ou bien si je vais devoir me faire déclencher à l'hôpital, ce que je ne veux surtout pas ... j'essaie de chasser vite cette idée de ma tête !

La matinée passe tranquillement. Je demande à ton papa de rester avec moi à la maison car il avait prévu d'aller bricoler dans le jardin; il me dit qu'il va juste finir un truc et ensuite il passe la journée avec moi. De mon côté, je ne fais pas grand-chose, je donne la douche à ta grande sœur, je prends la mienne, je passe un petit coup d'aspi et je m'installe sur le canapé pour jouer aux lapins crétins sur la Wii. Je me dis que ça me passera le temps et que ça me changera les idées !

Ton papa rentre à la maison et prend ma place sur la Wii, moi ça me gonfle vite ces jeux !! Je le regarde jouer un moment, je me détends comme je peux. De temps en temps, j'ai une contraction, mais pas très douloureuse, je sens juste quand elle arrive et quand elle repart ... Puis ton papa me propose d'aller manger à KFC, à Poitiers. C'est un peu loin de la maison, mais après tout pourquoi pas, je ne risque pas d'accoucher dans la voiture avec ces misérables petites contractions ! Nous nous préparons et nous voilà parti avec ta grande sœur pour pas loin de 150 km aller-retour juste pour tester un nouveau sandwich qui nous fait baver chaque fois qu'on en voit la pub à la tv !!hihi Sur la route, j'ai une pensée pour Amandine, une maman qui a accouché avec la même sage-femme que moi quelques jours plus tôt, et qui habite pas loin de Poitiers. Je me dis qu'elle a de la chance de serrer son bébé dans ses bras et que peut être, nos bébés n'auront que quelques jours d'écart ...

Nous mangeons donc tranquillement, je ne suis pas très en forme, j’ai parfois des contractions ; mais je suis contente d'être sortie de la maison, de changer un peu d'air, ce qui m'a permis pendant quelques heures de ne plus penser à cet accouchement qui ne veut pas arriver. Dans la voiture, au retour j'ai beaucoup réfléchit, et puis j'ai parlé avec ton papa. J'ai décidé que j'allais lâcher prise par rapport à mon accouchement. Quoi qu'il arrive, tu vas naître, ce sera chez nous ou ailleurs mais dans 4 jours maximum, je sais que tu seras enfin dans mes bras, c'est tout ce qui compte. Ça ne sert à rien de me mettre la pression, je me fatigue pour rien et je sens que je bloque les choses ... J'en parle d'ailleurs longuement ce jour-là avec Murielle sur msn, je pense que cette discussion m'a fait du bien. Elle me conseille d'appeler ma sage-femme pour en parler avec elle, mais je n'arrive pas à me décider, parce que j'ai peur de la déranger et qu'elle me dise que je me prends la tête pour rien car je ne suis pas encore à terme. Je me ravise donc et, en rentrant à la maison après que ton papa m’ai massé le bas du dos et le bas du ventre avec une préparation d’huile « magique » qui déclenche l’accouchement ; je vais m'allonger un peu pour essayer de récupérer de ma nuit trop courte ! Je fais une petite sieste qui me fait du bien.

Vers 16h, je vais chercher ta grande sœur E au bus en voiture. En me voyant, elle a l'air encore déçue que tu ne sois pas née ! Je lui dis que non mais que pourtant ça commence à travailler dans mon bidon et que ça ne va peut-être pas tarder ... Nous rentrons à la maison et ton papa va chercher tes 2 frères à l'école. Quand ils arrivent, nous restons tous dehors pour gouter et profiter du beau temps. Je vais faire une petite promenade avec M, nous allons voir les vaches et les poules dans la ferme pas très loin de la maison. Je me dis que marcher ne pourra qu'aider le travail à se déclencher et te faire descendre. J’ai toujours quelques contractions de temps en temps mais qui sont très supportable. A m’offre un joli bouquet de fleurs qu’il a été ramassé, il est trop mignon !

En fin d’après-midi, nous rentrons, et je décide de cuisiner une tourte aux pommes de terre (une bisteu), une recette que ma copine Estelle m’a donné et qui me fait très envie ce soir... Ton papa m’aide à la préparer car je peine à rester longtemps debout. Je mets la tourte au four et ton papa va chercher T à son entrainement de rugby. Quand ils rentrent nous passons tous à table et je me régale de la tourte malgré les contractions qui se font de plus en plus présentes.

Après le repas je m’aperçois que j’ai des pertes rosées puis mêlées de sang, je décide donc de préparer le lit au cas où le travail commencerait pendant la nuit, pour éviter de faire trop de bruit. C’est T qui m’aide à installer la bâche sur le lit puis un vieux drap housse. Je sors aussi les alèses et tes premiers vêtements, je me dis que de les voir m’aidera pendant l’accouchement. Les contractions commencent à me faire souffler mais restent tout à fait supportables. Je décide de ne pas me focaliser dessus et de ne pas calculer le temps entre chaque : j’ai été trop déçu les autres soirs quand je le faisais !

Ton papa et tes frères regardent un match de foot à la télé, moi je vais m’allonger dans le lit avec mon PC, les contractions sont bien là, elles sont un peu plus douloureuses, j’ai l’impression que ta naissance est pour très bientôt mais je n’ose toujours pas y croire ! La soirée passe, j’ai du mal à rester dans le lit, je n’y suis pas bien. Je me relève plusieurs fois, je vais voir ton papa, je lui dis que j’ai mal, que je pense que le travail est en route, je vais prendre une douche bien chaude pour voir si ça me soulage et en sortant je fais un peu de ballon, mais les contractions assise dessus sont trop désagréables … Tout le monde est couché, il reste juste ton papa et moi dans le salon, je n’arrive pas à aller me coucher, je sens que mon corps travail. Je décide tout de même d’aller m’allonger un peu, je te parle, je te rassure, je te dis que tu peux venir, que je suis prête, qu’on va faire le chemin ensemble et que je serais là, avec toi tout le long, et que j’ai hâte de te rencontrer et de te serrer contre moi… Puis je me relève, je retourne dans le salon avec ton papa, qui regarde toujours la télé. La nuit a commencé... Je tourne en rond, je prends les contractions debout, appuyée sur la table ou sur le canapé car elles me font mal dans le dos (tu as décidé de te mettre le dos à droite, j’aurais des contractions dans les reins jusqu’à la fin …) et c’est la seule position qui me soulage un peu. Je ne calcule pas le temps entre deux contractions, je ne le ferais pas pendant tout l’accouchement, je n’ai pas envie de me focaliser la dessus, je laisse faire les choses à leur rythme, je trouve ça plus facile. Vers minuit, je dis à mon chéri que j’ai envie d’appeler notre sage-femme, mais j’ai peur de la déranger pour rien, que ce soit encore un faux travail qui fini par s’arrêter comme les autres jours. Pourtant, je sais que la douleur n’est pas la même, je sais au fond de moi que c’est bien parti, mais ça ne me semble pas régulier et pas encore très douloureux, du coup j’ai peur de la réveiller trop tôt … Je me décide quand même vers minuit et quart, parce que lors de mon dernier accouchement, j’ai trop tardé, le travail a été vite et du coup ma sage-femme est arrivée un peu après l’accouchement. Cette fois je sais que j’ai trop besoin d’elle pour qu’elle arrive trop tard, je ne veux pas prendre le risque, j’appréhende beaucoup la douleur et je sais qu’elle saura m’aider, me réconforter, m’encourager à la supporter. Au téléphone, je trouve la voix de Dorota bien réveillée, ça me rassure je me dis que peut être que je ne l’ai pas réveillé !! (En fait si !!), elle me demande de lui raconter ce qui se passe. Je lui explique que j’ai des contractions depuis l’après-midi qui se sont intensifiées et qui commencent à revenir plus souvent et à me faire un peu mal, mais je ne sais pas si c’est un faux travail ou un pré travail. Elle me dit qu’elle va se préparer et venir. Bon cette fois je crois que c’est parti pour de bon !

Je retourne dans mon lit pour me reposer, je me mets sur le côté avec mon coussin d’allaitement entre les jambes. C’est cette position que j’avais adopté pour la naissance de M, j’espère qu’elle me conviendra cette fois encore. Le souci c’est que dans cette position les contractions s’arrêtent ! J’en ai quand même une de temps en temps mais elles se sont largement espacées, arfff. Dorota arrive environ 1 heure après mon appel, elle vient dans la chambre après avoir descendu son matériel de sa voiture, et me demande comment je vais, je suis gênée de lui dire que je n’ai presque plus de contractions … Elle écoute le cœur de ma puce et me dit qu’elle va très bien puis elle m’examine .J’ai peur du verdict !!Je suis à 4 cm de dilatation, ta tête est très basse, je perds le bouchon muqueux, cette fois c’est

Sûr, nous allons bientôt nous rencontrer ma puce !

Nous discutons un moment tous les 3 dans la chambre, je suis toujours allongée sur le côté et je n’ai toujours plus ou quasi plus de contractions… Je suis embêtée ! Je décide de me lever, je sais que les contractions vont revenir, je ne suis pas très motivée, je sais que je vais avoir mal !!! Effectivement, debout, les contractions reviennent rapidement ! Je m’appuie le dos sur le mur quand une nouvelle arrive. Elles sont encore bien espacées mais me font quand même mal …Vers 2h je crois, ma sage-femme me propose d’aller dans le bain, si ça ne fait pas avancer le travail, au moins ça me détendra un moment. Je demande à ton papa d’aller remplir la baignoire d’eau bien chaude puis je vais vite m’y glisser.Ca fait un bien fou ! Après avoir essayé plusieurs positions (bon sang qu’elle est petite cette baignoire !!!) Je me sens bien allongée sur le ventre, en apesanteur. Les contractions sont toujours espacées mais elles me font souffler à chacune d’elles. Je propose à mon chéri et à Dorota d’aller se coucher, je suis bien dans mon bain et je préfère qu’ils aillent se reposer plutôt que de me regarder ! Je reste environ 2 heures dans le bain, je m’y sens vraiment bien, les contractions sont plus gérables je trouve dans l’eau, elles reviennent un peu plus souvent mais je crois qu’elles ne sont toujours pas régulières et j’ai peur de sortir et qu’elles deviennent beaucoup plus douloureuses ! Mais au bout de 2 heures l’eau est de nouveau froide, je suis fatiguée, mal installée, j’ai envie de faire pipi et surtout de dormir ! J’appelle plusieurs fois mon chéri, qui dort (humm qui ronfle même !!) dans la chambre à côté de la salle de bain, il fini par m’entendre et vient me rejoindre. Je lui dis que j’en ai marre, que je me sens un peu seule, que je suis fatiguée, que j’ai envie de sortir mais que j’ai peur d’avoir plus mal une fois hors de l’eau … Il m’aide à m’essuyer, à faire pipi et à aller dans notre chambre. Il est environ 4h du matin. Je lui demande d’aller réveiller notre sage-femme, je voudrais savoir si les contractions que j’ai eu ces dernières heures ont été efficace sur mon col et puis j’ai besoin qu’elle me rassure. Quand elle arrive, je suis de nouveau allongée sur le côté, avec mon coussin d’allaitement. Finalement je ne me sens pas trop mal, j’ai l’impression que les contractions se sont de nouveau presque arrêtées. Je le dis à Dorota et lui demande de regarder ou en est mon col mais de ne pas me le dire si ça n’a pas bougé parce que je serais trop dégoutée et déçue … Elle écoute d’abord le cœur de ma puce et me dit que tout va très bien pour elle et puis elle regarde mon col mais ne me dit rien et part dans la salle de bain ! Je regarde ton papa, dépitée et inquiète par ce qui m’attend et, quand ma sage-femme revient, je lui demande quand même ou j’en suis mais elle refuse de me le dire ! J’ai compris toute seule, ça n’a pas ou que très peu avancé, arff la peur commence à me submerger, j’ai peur de la douleur qui m’attend, j’avais oublié mais ça revient peu à peu, je ne dis rien mais l’angoisse est là … Je réussis quand même à faire dire à Dorota que je suis à peu près à 5 cm de dilatation, elle pense que je ne suis pas encore en travail mais en pré travail, ce qui, pour moi fait une grosse différence. Je pensais avoir un accouchement rapide, comme celui de ta grande sœur, mais visiblement ça sera beaucoup plus long. Elle me demande si ça me poserait vraiment un problème de n’accoucher que dans l’après-midi, là, au fond de moi je panique, j’ai très peur parce que je me demande comment je pourrais tenir aussi longtemps, comment je pourrais gérer la douleur tout ce temps sans craquer. Et puis je pense à mes grands qui sont à la maison, qui vont se réveiller et dont on va devoir s’occuper. J’avais tellement espérer accoucher de nuit pour ne pas avoir à gérer ce soucis avec les enfants … J’explique donc à Dorota tout cela et elle me rassure en me disant que tout se passera bien pour les enfants, qu’il ni a pas de problèmes. Comme j’aime son optimisme !!!

Dorota me propose qu’on aille tous les 3 dormir un peu, elle a raison, à quoi bon continuer à se regarder dans le blanc des yeux à cette heure-ci, puisque le travail est quasiment arrêté !! Elle retourne dans le salon se coucher sur le canapé et avec ton papa on se couche. Je ne sais pas quelle heure il est, peut être 4h30 ?? Ce que je sais c’est que j’arrive à somnoler jusqu’à 6H30. J’ai bien eu quelques contractions douloureuses pendant ce temps mais j’ai réussi à dormir quand même et ça m’a vraiment fait du bien ! Mais quand je me réveille, je suis prise d’une grosse crise d’angoisse .Je me sens pas bien du tout, je suis oppressée dans cette chambre, j’ai une grosse boule dans la gorge, j’ai peur, pourquoi je n’accouche pas ? Pourquoi le travail ne se met pas en route pour de bon ? Comment je fais pour accoucher avec tes 5 frères et sœurs à la maison ? J’ai peur de la douleur qui m’attend, peur de ne pas la supporter, que ce soit trop dur … Je veux peut être trop maitriser les choses, je n’arrive pas à lâcher prise et à laisser mon corps faire son travail, j’ai trop de peurs qui m’en empêche … Je dis à ton papa que ça ne va pas, mais je sens bien qu’il est encore tout endormit et qu’il ne m’écoute pas vraiment, alors je lui dis que je vais aller voir Dorota dans le salon pour parler un peu avec elle.

Nous parlons un petit moment avec Dorota, elle est super, à mon écoute, juste là pour moi, c’est tellement différent de l’accouchement à l’hôpital … J’apprécie vraiment ce moment, elle arrive à me rassurer et, l’air de rien, les contractions reviennent, régulières, douloureuses, toujours dans les reins, outchhh que ça fait mal ! Je m’appuie sur la table, sur le plan de travail de la cuisine, mais elles me broient le dos à chaque fois … J’arrive quand même à lui faire un café, elle me dit que ça m’occupera !!Hihi Mais ça y est, je suis occupée à gérer mes vraies contractions !!! Les choses sérieuses commencent enfin, cette fois j’en suis sure …

J’entends du bruit dans les chambres, il est encore tôt mais je sais qui est réveillé …T et M ! Ce sont des lèves tôt ces deux-là !! Je crois qu’E est réveillée aussi (à partir de là j’ai un peu des trous, je me souviens plus de tout ce que j’ai dit ou fait !), je lui envoie M et lui demande de la coucher un peu avec elle, histoire de gagner une petite heure de tranquillité ! Je continue à souffler bien fort pendant mes contractions, elles reviennent de plus en plus souvent je trouve … Au bout d’un moment je dis à ton papa que je voudrais que Dorota regarde ou j’en suis, on part donc tous les 3 dans la chambre, mais Dorota me dit qu’elle ne veut pas regarder mon col, que ça sert à rien. En fait, je crois qu’elle, elle sait, d’après mes contractions, ma façon de souffler, le temps entre chaque, ou j’en suis … Elle écoute ton cœur et me dit que tu t’en fou des contractions, que tu es bien, que tu vas bien !

Les contractions sont maintenant rapprochées, je dirais toutes les 2 ou 3 minutes, j’ai trouvé une position qui me convient, debout, appuyée sur la commode de notre chambre, la tête dans mon peignoir, entièrement nue parce que j’ai des bouffées de chaleur qui me donne très chaud ! (en plus du chauffage qu’on a mis à fond !!). Ces contractions me broient les reins, la douleur est foudroyante à chaque fois, mais je gère, je souffle et je fais des sons grave pour essayer de l’atténuer. Entre chaque, j’essaie de profiter, de ne pas penser à la suivante, de me détendre au maximum. Elles s’enchainent, ça devient dur, je demande à mon chéri de rester derrière moi et de me masser le bas du dos pendant chaque contraction, ses mains me soulagent au moins un petit peu mais arff qu’est-ce que j’ai mal !! Je vois Dorota qui prépare ses affaires, ça me fait du bien, je me dis que c’est peut-être bientôt fini… Puis à la fin de chaque contraction, je commence à avoir envie de pousser, Dorota me dit que ça doit être la poche des eaux qui appuie et, avec ton papa, ils mettent des alèses par terre au cas où elle se percerait. Moi je m’occupe de supporter mes contractions, c’est de plus en plus dur, j’ai mal au bassin, au dos, au ventre, je fatigue debout et je commence à avoir la tête qui tourne à force de souffler fort, puis j’ai toujours cette envie de pousser en fin de contraction, ça me soulage un peu d’ailleurs, de pousser ! Dorota me propose d’aller sur le lit, mais je n’ai pas envie , je suis bien debout et j’ai l’impression que je ne trouverais pas de position une fois sur le lit .Je continue donc debout à prendre quelques contractions, à bien souffler, mais je sens que je fatigue vraiment et ma tête tourne trop, je vais donc sur le lit, c’est plus prudent … Je me met à 4 pattes et je pose mon ventre et ma tête sur mon coussin d’allaitement que j’ai plié en deux pour me faire un oreiller et me reposer dessus entre les contractions. Je ne me sens pas super bien installée, mais j’ai l’impression qu’aucune autre position ne me conviendra, à cause de ces foutues contractions dans le dos. Mon chéri se met derrière moi pour pouvoir me masser le dos, il frotte fort, si fort que parfois il me fait mal !! Mais j’ai besoin de ses massages, ça diminue un peu la douleur. J’ai aussi un point dans le milieu du dos qui vient d’arriver, ça me fait très mal, je ne sais pas d’où vient cette douleur … Ma sage-femme me masse là où j’ai mal et avec ses doigts de fées, la douleur s’en va ! Elle me dit que je me suis surement coincé un nerf. Les contractions continuent, j’ai l’impression qu’il y a moins d’une minute entre chaque mais en vrai je n’en ai aucune idée, il n’y a pas de pendule dans notre chambre ! Ce que je sais c’est que j’ai à peine le temps de souffler entre chaque qu’une autre arrive ! La douleur me transpercent, ma sage-femme me donne ses mains et m’accompagnent dans des sons graves, ça m’encouragent, j’essaie de la suivre mais parfois j’ai envie de monter dans les aigües. J’ai si mal, je ne suis plus que douleur, j’ai l’impression que je n’y arriverais jamais, c’est trop dur, trop douloureux, parfois je perds pieds, je geints, j’ai envie de pleurer mais je n’y arrive pas, je souffre trop…Je crois que Dorota écoute de nouveau le cœur de ma puce et me fait un TV, elle me dit que mon col est presque complètement dilaté, qu’il reste juste un petit bout, ouff c’est bientôt la fin , je ne fais pas tout ça pour rien, finalement ça va assez vite ! A la fin de chaque contraction je pousse, de plus en plus fort, je sens mon bassin qui s’écarte, j’ai l’impression que mes os vont éclater, je sens ma puce qui descend. Mon chéri est toujours derrière moi à me masser le dos et, malheureusement, pendant ces poussées reflexe, je fais pipi et ++++, une horreur !! Ça reste un très mauvais souvenir pour moi, j’ai si honte … Je pleure, je suis gênée, je suis mal. Ton papa et Dorota me rassurent, me disent que ce n’est pas grave, que ce n’est rien, Dorota prend les choses en main et demande à ton papa de passer devant moi et elle vire les alèses et hop, on en parle plus ! Moi je souffre au plus profond de moi, j’ai si mal, tu descends, je mets mes doigts à l’entrée de mon vagin , je veux te sentir, je veux trouver la force de te faire sortir, je suis si fatiguée, j’ai si mal … Je sens ta tête, elle est juste là, c’est un peu mou, tout lisse, tout doux, tu es presque là mon bébé, tu arrives doucement, à ton rythme et au miens. C’est si dur, je pousse de toutes mes forces mais j’ai l’impression que tu mets du temps à descendre, pourtant ce n’est qu’une impression car à chaque poussée Dorota me dit qu’elle voit tes cheveux puis tes oreilles puis tes yeux … Ca me brûle tellement , je crois que tu es coincée, le temps me parait interminable, mais non, tu continues à descendre doucement, ta tête est sortie ,j’ai senti son passage, la poche des eaux a rompu mais je n’ai rien senti avant que ta tête soit dehors car elle faisait bouchon. J’ai toujours les yeux fermés, je ne vois rien, j’entends des mots autour de moi mais je suis ailleurs, je veux juste que ça se finisse, je ne veux plus de cette brûlure atroce entre mes jambes, je continue de pousser à chaque contraction, enfin c’est mon corps qui pousse tout seul, qui veut te faire sortir mon bébé, je me redresse à chaque poussée, je suis sur les genoux, je sens de nouveau cette brulure, je pleure, je sens ton corps qui sort doucement, je donne toute la force qu’il me reste pour qu’enfin cette souffrance s’arrêtent … Ca y est, tu es sortie, il est 9h50 !! J’entends Dorota qui me dit que tu es là, elle me dit de t’attraper, elle t’a posé sur le lit, entre mes jambes mais il me faut du temps pour que cette info m’arrive au cerveau !! Je suis encore sous le choc, les yeux toujours fermés … Je percute enfin, au bout de quelques secondes je pense, je me penche et te soulève pour te poser tout contre moi, je pleure, je répète « c’est mon bébé, c’est mon bébé » plusieurs fois, quel intense émotion à cet instant !!! Dorota pose la serviette de toilette (qu’on avait acheté exprès pour ta naissance) sur toi, pour vite te réchauffer, elle t’essuie un peu, moi j’essaie d‘immerger, je te regarde, mais je suis encore un peu ailleurs… Ensuite je me suis allongée sur le lit, je t’ai contemplée de longues minutes, Dorota a écouté ton cœur ou ta respiration, je ne sais pas trop, et j’ai demandé à ton papa d’aller chercher tes frères et sœurs, qui étaient en train de jouer à la Wii dans le séjour. Il m’a dit qu’il voulait d’abord nettoyer un peu le lit et me couvrir un peu aussi. Tu es toute petite, mais tu as des bonnes joues ! Dorota pense que tu pèses pas loin de 4 kilos, finalement tu fais un peu moins : 3,570kg (comme ton grand frère Timothé !). Nous sommes surprit par tous tes cheveux et par leur couleur noir aussi !! Tu es si belle ma petite Juliette, je suis tellement contente de te rencontrer enfin, j’ai tellement attendu ce moment …

Je crois qu’ensuite tes 2 grandes sœurs et ton frère A sont arrivés dans la chambre, mais je ne me souviens pas de leur réaction, puis tes 2 autres frères sont arrivés aussi. C’est un peu flou pour moi ce moment, je suis désolée mon bébé de ne pas me souvenir de chaque instant de ta naissance et surtout de ta rencontre avec tes 5 frères et sœurs … Je me souviens que Dorota a proposé qu’on fasse une photo tous ensemble dans le lit, ça reste un merveilleux souvenir. Nous sommes tous les 8 réunis, la famille toute entière, à peine quelques minutes après ta naissance. Nous avons vécu un moment rare, magique, magnifique, nous avons vraiment beaucoup de chance …

Dorota regarde si ton cordon bat encore, je le touche, je sens le sang qui y circule encore, je suis émue car je sais que dans quelques minutes ce cordon sera coupé par ton papa et nous serons séparées, coupées de ce lien qui nous a unis pendant ces 9 longs mois. Mais c’est ainsi, et nous allons commencer une autre aventure et vivre de merveilleuses choses toi et moi ma chérie …

Nous montrons le cordon aux enfants, puis Dorota le clampe quand enfin, il a cessé de battre ; pour que ton papa puisse le couper. Ta grande sœur immortalise ce moment par une jolie photo. Dorota demande à tes frères et sœurs de sortir de la chambre, le temps que j’expulse le placenta, ce qui sera très rapide, puis elle part avec eux (à leur demande bien sûr) dans la salle de bain ou elle leur montre et leur explique tout le fonctionnement de celui-ci. Ils sont un peu impressionnés je crois ! Nous avons choisi de conserver ton placenta, pour le moment nous l’avons congelé mais plus tard je voudrais le planter sous un joli petit arbre que nous aurons soigneusement choisi et planté dans notre jardin … C’est un geste symbolique pour moi, pour garder ici une trace de ta venue au monde, au sein de notre famille, dans la maison que nous avons choisi de faire construire il y a quelques mois à peine.

Je crois qu’après je t’ai mis au sein, et tu as su tout de suite téter comme une pro !!! Je l’ai déjà vécu c’est vrai, mais je suis toujours épatée qu’un si petit être, qui vient de naître sache déjà comment se nourrir du lait de sa maman, sans qu’on lui montre comme faire ! C’est si beau !!

Ensuite Dorota t’as examiné, puis s’est occupée de moi et je suis allée prendre une douche pendant que ton papa te faisait un gros câlin et faisait un brin de ménage dans notre chambre !

La suite ce n’est que du bonheur …………

Ta naissance a été très différente de ce que je m’étais imaginée, et aussi très différente de la naissance de ta grande sœur, née elle aussi à la maison. Mais je ne regrette rien, vraiment rien, même si je reste encore très marquée par la douleur, je suis heureuse et fière d’avoir tenu bon et de t’avoir fait naitre chez nous, dans la douceur, le respect et l’amour. Ta naissance a été très riche en émotions pour toute la famille, tes frères et sœurs en garde un merveilleux souvenir, qu’ils aiment raconter à leurs copains et copines ! Ton papa et moi avons vécu quelque chose de très fort, c’est une grande chance pour nous… Nous en avons encore peu parlé, je ne sais pas comment il a vécu mon accouchement, mais moi je suis vraiment très fière de lui, il est vraiment mon pilier, celui sur qui je peux compter en toute circonstance, il a été parfait une fois encore et m’a montré par ses gestes tout l’amour qu’il me porte. Si tu savais comme je l’aime ton papa … Et puis notre sage-femme, Dorota, elle a été super ! Douce, rassurante, présente (mais pas trop), professionnelle, le top du top des sages-femmes je crois !!!! Je la remercie pour sa patience et sa compréhension et surtout pour la chance qu’elle nous a donné de vivre une si belle aventure, celle de la naissance de nos deux dernières filles, dans la chaleur et la douceur de notre maison …

Je suis aujourd’hui une maman fatiguée certes, mais comblée par mes 6 enfants chéris et mon mari adoré ...

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 13:27

 

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mercredi 10 mars, je me leve du pied gauche, je ne sais pas pourquoi mais ca ne va pas, tout se bouscule dans ma tete, l'impatience, la peur, le regret, la joie d'etre enceinte... enfin pas la forme quoi! physiquement c'est la meme chose, je suis fatiguée, patraque, frissonnante, je me demande si je ne couve pas une gastro.


Je traine donc toute la journée avec ma petite forme.


Le soir avec chéri on couche Soane et on s'endort comme deux larves sur le canapé. Je suis reveillée par des crampes dans le ventre et dans les reins, là je me dis que je suis bonne pour la gastro. Un petit espoir de début de travail mais sans vraiment y croire.


On va se coucher vers minuit et je sens toujours les douleurs, elles reviennent assez régulièrement, mais je dors a moitié, je vais prendre 2 spasfons puis retourne au lit, je me tourne, retourne, ca ne va pas, j'ai les reins en compote et bien mal dans le ventre, j'ai l'impression que c'est rapproché, mais étant a moitié endormie je n'ai pas la notion du temps.


Je décide qu'a la prochaine douleur je regarde l'heure, la voici, il est 1h25, puis les 2 suivantes seront a 1h32 puis 1h41.


Je me leve et marche dans le salon. Ca devient bien douloureux d'un seul coup. elles me lancent dans le dos, je respire mais ca ne va pas, j'ai des bouffées de chaleur avec de très grosses nausées pendant la douleur et des frissons avec chair de poule quand elle part.


elles sont régulières toutes les 4/6 min. Quand la douleur arrive je crois avoir envie d'aller aux wc, ce n'est en fait pas le cas, mais je me sens bien dessus, la douleur y est plus gérable. 


Il est 2h00...


Je sais maintenant que je vais accoucher très bientot, j'ai un petit coup de panique, je telephone a ma mère juste pour lui dire que j'ai mal, j'en profite pour lui dire que je vais pas tarder a lui descendre Soane!


Pour le moment seul la position sur les toilettes me soulage, j'y reste donc pendant les contractions.


Je vais réveiller Chéri, lui dit que je contracte et que j'ai mal. Je retourne sur mes wc pour l'attendre mais il n'arrive pas, monsieur s'est rendormit!!! "Allo allo, faut se réveiller maintenant! Je douille grave là!!!" Ché me répond alors avec toute la délicatesse des hommes réveillés en pleine nuit "Grrr pourquoi grrr grrr"... Je vais accoucher mon amour!!!!!!!!!


Il se leve enfin et va boire un café dehors pour appeler la sage-femme, moi toujours sur mes toilettes j'ai peur qu'elle lui dise qu'elle est deja sur un accouchement et pas dispo pour le mien.


Il est 2h15...


Il rentre et me dit que la sage-femme (Laurence) s'habille et arrive, ouff quel soulagement.


Je vais chercher Soane dans son lit, l'enroule dans 2 couvertures il dort comme un ange, je le bisouille intensément et le descend chez mes parents (qui vivent en dessous de chez moi), ma mere le réceptionne et le couche avec mon père qui lui aussi dort comme un bébé et n'entend rien de ce qu'on lui raconte!!!


Je reste 5 min chez eux, ma mere est excitée et stressée, je la rassure, l'embrasse et retourne chez moi.


Je decide de me prendre une douche, le bain ne serait pas apprécié, beaucoup trop mal!! (Note pour plus tard: na jamais utiliser de rasoir avec des contractions...).


Pendant ce temps chéri prepare tout, installe les alèse sur le lit et rassemble ce dont on aura besoin, moi ca va plus, j'ai toujours les nausées pendant les contractions et froid entre. Je commence a vomir a chaque contractions.
J'essai de faire du ballon, mais non tres mauvaise idée, je supporte pas!! 
Chéri me sort le légendaire "Tu as mal chérie??" auquel je réponds en serrant les dents "grrrrmmm pmmfff grpf".


Il me propose de pratiquer le massage que nous avait conseillée Laurence (sf), on s'installe mais a peine commencé ca va pas, je ne supporte pas du tout, je me leve d'un coup et enchaine gros mots sur gros mots (oufff que ca fait du bien!!!).


Ca devient de plus en plus ingérable et douloureux, la position sur mes toilettes ne me soulage plus.


Je préviens mon chéri que si laurence m'annonce un col ouvert a 2 je fonce a la mater pleurer une péri!!


Je suis debout dans la chambre, les mains appuyées sur mon lit, je me concentre pour gérer la douleur, ca marche un petit peu!
J'ai envie de pousser, mais laurence n'est toujours pas là...
ouff Laurence arrive apres s'etre un peu perdu (panique).


Il est 3h10..


Elle va se mettre en tenue et me propose de regarder ou j'en suis, verdict "ouha j'arrive a temps c'est pour tout bientot"
les mots que je voulais entendre, j'ai trop mal je tiens plus, je gère plus du tout.


Elle me propose la position allongée sur le coté mais je peux pas, je saute du lit pour retouner debout appuyée sur celui-ci. 
Un contraction arrive accompagnée d'un tres forte et incontrôlable envie de pousser, c'est partie, je pousse, j'ai mal, je me demande pourquoi j'ai fais ce choix d'accouchement a domicile et surtout d'accouchement sans péridurale.
Je reprends mes esprits, je sais très bien pourquoi j'ai fais ce choix!
A peine le temps de respirer que la suivante arrive, je pousse à nouveaux, je dis à chéri que j'ai trop mal, je n'y arriverai pas, que je n'en peux plus. Il m'encourage du mieux qu'il peut, Laurence m'annonce que ma puce est prête qu'elle sera la dans peu de temps.


Je prends la main de chéri et c'est reparti, je pousse une nouvelle fois et clac, la poche des eaux se rompt, une sensation de soulagement, la suivante arrive deja, je sens alors bébé descendre completement, je réagis que dans quelques pousser mo, bébé sera dans mes bras.


Mes jambes tremblent, je tiens plus debout, je me mets a genoux au sol, agrippant d'une main de matelas de mon lit et de l'autre la main de chéri accroupit a mes cotés.
J'ai l'impression que je n'y arriverai pas, mais je n'ai pas le choix, apres 2/3 poussées je sens que celle-ci est differente, je sens alors la tete de ma  poupée qui sort, elle pousse son premier cri... Je pousse une nouvelle fois, elle descend, Laurence me dit de me préparer a l'attraper mais la douleur me fais trembler de partout, je ne m'en sens pas capable, je pousse une derniere fois et je sens tout le corps de ma princesse passer.
Laurence attrape ma puce, qui sort toute seule, sans aucune aide, sans manipulations. C'est une sensation toute douce de sentir bébé passer, c'est magique.
Je m'assoie et prends immediatement ma filles dans les bras, elle est toute petite et trop belle!!!


Il est 4h00... 


Chéri est deriere moi pour me soutenir, je lui répète "j'ai réussi, tu as vu je l'ai fais, j'ai réussi!!!" et voila que nos deux regards nagent avec amour dans celui de notre fille


Chéri m'aide à me lever et je m'installe dans le lit pour un chaud et long peau à peau, avec une premiere mise au sein magique, que du bonheur!!
On attendra que le cordon cesse de battre pour le couper et pour que j'expulse le placenta.
J'ai une déchirure maïs avec l'approbation de Laurence je decide de ne pas avoir de points.
Apres quelques heures de peau à peau j'autorise ma maman qui tourne en rond chez elle apres ses 12 litres de café de la nuit a venir voir notre fille.


On habille Syou, Elle fait 2kg710. Je vais me faire un brin de toilette pendant qu'a coté on me fait un lit tout propre.
Laurence et ma maman partent.


Il est 7h30...


On est tous les 3, on profite et on se repose. J'ai hâte de voir arriver Soane.
9h00...
Soane arrive avec un immense sourire, je lui fais un énorme câlin et lui présente sa petite soeur, il la bisouille tendrement, on se fera un long et tendre câlin tous les 4...


Ca y est notre vie a 4 commence ici...


Elodie, maman de  2 enfants, Syou et Soane

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 11:22

 Cela va faire trois semaines que nous a rejoins, petit bout d'homme, petit toi de ton papa et de moi...je n'ai pas vraiment envie d'écrire le récit de ta naissance ,mettre des mots sur ce que nous avons vécu tous les trois, c'est reconnaitre que ce n'était pas un rêve mais la réalité et c'est dur...Mais le temps passe et même si les souvenirs seront toujours gravés, si je ne pose pas des mots sur ce 19 mai, j'oublierais les détails qui font partis de ta naissance!
 
Depuis le début de cette grossesse, je suis suivie par une sage femme à domicile en vue d'accoucher à la maison, projet réfléchi en couple pour ton bien et le notre, parce que nous en avons envie, besoin. Une fois par mois, nous allons a Lyon rencontrer celle qui nous permettra d'accoucher comme nous le souhaitons.
Début mai, ca y est tu peux venir, avant ca aurait été trop tôt et nous aurions du aller à la maternité...Mais tu n'es prévu que pour fin mai mon petit bébé surprise et même si tu fais sentir, particulièrement la nuit avec des faux travails et des insomnies, tu sembles bien en moi!
 
17mai, nous organisons avec l'association une balade, je ne le sais pas mais quand ta grande sœur s'endort dans mon dos, ce sera la dernière fois que je la porterais ainsi en t'ayant dans mon bidou! Je passe derrière une nuit difficile, j'arrive seulement à dormir deux heures...
18 mai, c'est mon anniversaire, ce serait rigolo que tu viennes le même jour que moi mais je suis trop fatiguée pour y songer. Je passe la journée seule, ta grande sœur est chez tes grands parents pour que je puisse me reposer. Le soir, je me couche tôt et j'arrive a dormir 5 heures d'affilée, que ca fait du bien! Il est trois heures, je paresse au lit puis à 4heures, je m'ennuie et je viens sur l'ordi pour me changer les idées! Tiens à 5heures, j'ai quelques contractions ,encore un faux travail? La seule différence pour l'instant est que je me sens en pleine forme! Elles sont tout a fait gérables mais douloureuses. A 6heures, je réveille ton papa pour lui dire qu'il n'ira surement pas au travail aujourd'hui et j'appelle tatie Steph pour qu'elle se prépare à venir chercher Emma.
 Je crois que c'est là que j'ai pris conscience que tu allais naître aujourd'hui...Les contractions étaient douloureuses mais l'espace entre étaient suffisants pour que je puisse me reprendre. Je vais sous la douche où j'y passe un bon quart d'heure, l'eau chaude me fait énormément de bien, je masse mon bidou en pensant que bientôt je ne l'aurais plus...mais que je saurais si ce bébé est un petit garçon ou une petite fille. Ma présence dans la salle de bains a réveillé emma, elle prend son biberon à coté de moi, dernier instant d'enfant unique avec sa maman...J'appelle la sage femme et lui laisse un message sur son répondeur.
 6h30: Ma soeur est là, j'ai expliqué à Emma qu'elle devait aller avec sa tatie et qu'elle reviendrait quand bébé serait né. Je la trouve très zen, comme si elle comprenait. Ma sœur par contre ne semble pas croire que je l'appellerais tout à l'heure pour la naissance? A-t-elle l'impression que je ne souffre pas assez ?
 Geoffrey est prêt, il est habillé et s'occupe de la piscine dès qu'Emma passe la porte.Ca y est nous sommes tous les deux .Dur, dur de remplir cette grande piscine, nous essayons plusieurs techniques pour aller plus vite, heureusement que nous l'avions gonflé à l'avance! J’aide Geoffrey à mettre l'eau et en même temps, je gère mes contractions en poussant des sortes de cris qui font rire le papa! Je m'appuie contre le mur, je m'assoie sur le ballon...Avant de rentrer dans la piscine d'eau chaude (j'avais à ce moment là, une envie de me plonger dans une eau très chaude, l'impression que cette chaleur allait me faire du bien, me soulager) ,je vais mettre de la musique sur l'ordinateur.Je me rends compte après coup que je ne l'ai pas entendu, pas écouté, je n'en ai pas eu envie et je suis bien contente que l'ordinateur se soit mis en veille car cela me gonflait!
 Il est 7h15 quand je rentre dans l'eau. Les contractions sont de plus en plus rapprochées, pas forcément plus fortes mais elles me permettant moins de me reprendre entre chaque. Je demande à mon mari de rappeler la sage femme pour lui dire que le travail s'accélère. Elle répond ,elle vient de prendre la route, cela me rassure. Dans la piscine, je crie ma douleur, je n'arrive pas à trouver une position qui me satisfasse vraiment...Je pensais trouver l'eau et la piscine plus bénéfiques, suis assez décue...Geoffrey me donne de temps en temps à boire et il me passe un gant toilette d'eau froide sur le visage. J'appelle ma meilleure amie, Sarah, j'ai besoin de me plaindre, de comprendre où j'en suis,elle est aussi passée par là, elle pourra peut etre me rassurer?Mais les contrations sont trop rapprochées,je n'arrive même pas à lui parler entre mes cris,je passe le téléphone à Geoffrey qui lui dit quelques mots et raccroche.
 Cela doit faire une demie heure que je suis dans cette piscine, je veux sortir j'ai trop chaud, ca me saoule, je ne supporte plus cette douleur, j'ai l'impression de ne plus rien gérer...
 Mon homme a protégé le lit avec des baches, alèses, vieux draps...Je m'y allonge, il me masse le bas du dos,j'essaie de trouver des positions antalgiques en vain.Je lui demande de me masser toujours plus fort, ca me fait du bien. Je lui demande d'appeler une autre sage femme, la copine d'une copine qui avait proposé son réconfort au cas où.Il n'ose pas trop, de peur de la déranger mais devant mon insistance, il comprend que j'en ai besoin. Elle décroche de suite,il lui explique, elle le rassure.Pour elle, l'accouchement avance bien au son qu'elle entend!Geoffrey me rapporte ses mots, ca me fait du bien et même si elle ne peut pas venir car elle travaille, cela me fait du bien d'avoir été entendu...
 8h, j'ai trop chaud...Les baches du lit me font encore plus transpirer, j'ai si mal ,j'en ai marre...Je veux aller sous la douche!Mon homme m'aide et c'est de l'eau froide que je mets sur mon corps.Geoffrey me dit que l'eau est si froide qu'il n'arrive pas à garder ses mains dessous!Moi, je m'en asperges de partout puis je lui passe le jet. Je m'accroche à tout ce que je trouve sous la douche et quand la contraction est trop violente, les avants bras de mon mari porteront la trace de mes faux ongles...Je me plains, j'ai mal, je veux qu'on appelle les pompiers...Il me dit que je suis forte, qu'il croit en moi et que s'il me descend à la maternité, je ne lui pardonnerais pas!De toute façon, je me sens incapable de marcher alors faire un trajet en voiture encore moins!La sage femme n'est toujours pas là, mon homme me rassure, elle sera bientot là,Lyon ce n'est pas si loin!Moi je veux qu'elle arrive ,qu'elle me dise où j'en suis,si je souffre pour rien...Je dis à mon homme que je vais mourir si ca dure encore longtemps comme ca...Il n'est pas stressé par mes mots contrairement à mon premier accouchement. La sage femme lui a souvent expliqué que c'était normal et bon signe.Je vois en lui une grande aide,il est mon coach,il me pousse vers l'avant.J'ai l'impression de sentir la tete mais j'y connais rien en toucher,je ne pense pas du tout que je suis entrain de vivre les dernières minutes de mon accouchement!
 Ca pousse!!Je ne pense même pas à bébé, j'ai l'impression d'avoir juste envie d'aller aux toilettes!Mais non, mon homme me dit qu'il voit la tête!"Ne pousse pas!"Mais je ne pousse pas, je sais que la sage femme nous a demandé de ne pas pousser tant qu'elle n'est pas là.J'appréhende l'expulsion ,souvenir de mon premier accouchement ou il a fallu pousser peu longtemps mais très intensément et ce souvenir de l'écartèlement.Mon homme me demande de sortir de la cabine de douche ,il ne veut pas que j'accouche ici, c'est tellement petit qu'il ne pourra pas vraiment m'aider et surtout ,il ne se voit pas m'aider à rejoindre ensuite le lit avec bébé...Je ne sais pas comment je rejoins la chambre mais je sais que la tête est engagée, je la sens...Arrivée près de mon lit, je m'y appuie contre,me met moitié accroupie moitié à qutre pattes et le bébé tombe!Je n'ai poussé à aucun moment,ce petit être a choisi de sortir seul ,sans douleur et très rapidement.Il est rattrapé par son papa ,au vol presque, à quelques centimètres du carrelage.Mon homme le dépose sur le lit, nous ne pouvons louper que c'est un petit garçon ,il me semble si petit.Il est tout blanc de vernix et rouge de sang,il pousse un petit cri ,nous pleurons...Tant d'émotions dans cette naissance, je pleure en disant à mon mari que nous l'avons fait tout seul...Nous regardons l'heure ,il est 8h20 sur le réveil.
 Je m'allonge sur le lit, il me dépose le bébé contre moi et nous recouvre de serviettes. J'ai froid maintenant, je suis trempée de l'eau froide de la douche.Il appelle la sage femme pour lui dire qu'Evan nous a rejoins et que tout va bien.Elle est dans les bouchons. Ce n'est plus important, grâce à elle nous avons vécu mon rêve, celui que j'espérais depuis le début de la grossesse, un accouchement avec une sage femme mais qui n'aurait pas le temps d'arriver...Merci MA!Nous contemplons pendant de longues minutes notre merveille, il est beau, il dort contre
moi...Mais j'ai mal ,encore...J'appelle moi même la sage femme pour lui demander si cela est normal?Oui, mon placenta veut sortir, elle nous donne le feu vert. C'est reparti, mon homme reprend son rôle de coach/sage femme et je pousse.Une légère appréhension de ma part par rapport aux complications éventuelles mais non, tout va bien.Il a légèrement tiré sur le cordon et tout est venu.Je me sens mieux et surtout je peux bouger!Mon homme remet le lit tout propre, je me change,il m'aide.Je m'installe enfin dans le lit, sous ma couette bien au chaud, bébé contre mon corps.Il cherche le sein, le trouve et tête. Souvenirs de mon premier allaitement, papa filme d'émotions...La grande soeur est prévenue, elle ne va pas tarder, la tatie n'en revient pas, déjà?
 9h40,la sage femme arrive. Bébé est encore au sein, je me sens bien, heureuse et zen.Elle s'excuse des bouchons , dans ma tête je les remercie moi ces bouchons!(Après coup, car pendant l'accouchement j'avais l'impression d'avoir besoin d'elle!).Elle examine Evan, il pèse 2.980kg ,poids exact de sa soeur!Elle me regarde pour savoir si j'ai besoin de points.Honnetement, 1h20 après, j'aurais tout fait pour les éviter!Mais non, tout va bien, intact!Emma arrive ,elle ne parle plus, elle vient me faire un bisou puis un a son frère.Elle semble toute intimidée ma pile!Elle reste calme et sage et je savoure le fait d'avoir si rapidement mes deux amours et leur papa près de moi...
 J'ai vécu quelque chose de très fort, j'ai mis d'ailleurs plusieurs jours à oublier cette douleur intense.Mais j'ai connu un accouchement de rêve, celui simplement guidé par mon instinct, rien n'était prémédité...Les émotions sont fortes et amplifiées par le fait de n'avoir vécu ce bonheur que nous trois, les parents et leur bébé dans notre foyer...Nous sommes parfaitement conscients que nous avons pu vivre tout ceci car ce fut un accouchement naturel, rapide et sans souci.Et si c'était à refaire? Nous resignons de suite...Geoffrey dit avoir vécu quelque chose d'unique, il s'est senti utile, sa participation a été immense, de toute façon j'avais besoin de lui, il m'a aidé, je n'aurais pu accoucher sans sa présence, dès qu'il disparaissait de ma vue, j'angoissais...
 Un accouchement est un moment magique, un souvenir inoubliable!Nous avons fais du 19 mai 2010 Notre Evénement, bienvenue Evan...

 

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Elodie, maman d' Emma et d' Evan

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 06:19

Le 4 mai 2010 :
 
10h30 : Ça travaille là-dedans… J'ai plusieurs contractions par jour depuis plusieurs semaines déjà mais zéro douleur. Depuis hier, ce n'est plus la même sensation, douleurs de règles, vraiment pas grand-chose, mais c'est clairement pas les même contractions que ces derniers temps... en fait en y réfléchissant bien, ça ressemble aux 1ères contractions que j'ai eu au tout début du travail pour ma petite n°2.  
J'essaie de pas m'emballer et en même temps faudra que je me décide vite si c'est le grand jour ou pas pour prévenir ma sage-femme à temps cette fois ci.
Quand je me mets debout ça me fait mal… du coup je me rassois, Dim est parti en courses avec Angélina, je me demande si je ne vais pas lui dire de rentrer rapidement...
11h00 : Je l’appelle, il était en chemin… je commence vraiment à y croire !!
12h00 : Plus rien de rien !! Je suis un peu dégoutée, je suis à 4 jours de mon terme et je désespère ! Je n’ai jamais eu de faux travail, dur dur d’y croire pour rien.
15h30 : Quelques contractions mais pas douloureuses… en même temps, je termine de nettoyer mon sol à fond… au grattoir et à quatre pattes… ceci explique peut-être cela lol !!
20h00 : retour des contractions douloureuses pendant le repas… mais qui repartent… snif !
 
Le 5 mai 2010 :
 
06h30 : Et c’est reparti… depuis 5h30 contractions toutes les 10 minutes et elles durent 1 minute, pas fortes, mais elles sont là ! Même questionnement que la veille… ça me saoule !! En plus Dimitri reprend le travail le 8 mai, il faut vraiment que j’accouche maintenant ! On ne pensait vraiment pas que j’irai au bout. Pour mes deux premières filles, j’ai accouché environ 10 jours avant le terme, et en enchainant deux grossesses, je pensais que j’avais encore plus de chance de voir ma petite puce fin avril…  
07h00 : Devinez quoi ?? Plus de contraction… Je suis blasée !
08h00 : Devinez quoi ?? Elles sont de retour… et c’est qui qui va devenir gaga ?? Résolution du jour : c’est mercredi, je vais profiter de mes deux puces… quoi qu’il arrive c’est un de nos derniers jours avant bébé, alors autant en profiter ! On fait des crêpes, des jeux de société, on va se balader, la journée passe vite et je fais à peine attention aux contractions qui vont et viennent… je commence à y être habitué hihihi. Ah quand même une petite nouveauté… contractions dans les reins en prime… euh ca je m’en serais bien passé…  
15h30 : Alors là j’ai confirmation que ça bosse dans mon bidou… je perds le bouchon muqueux, youpi !!! Pour Angélina je l’avais perdu la veille de sa naissance…
20h30 : J’ai comme une impression de déjà-vu : contractions toutes les 10 minutes, mais cette fois je prends du spasfon, si ça agit c’est que ce n’est pas le grand jour… et en effet 1 heure après c’est fini. Ras le bol de tous ces faux espoirs, je commence à stresser, je me demande bien comment je vais faire pour pas appeler ma sage-femme pour
rien ou trop tard… Et avec la fatigue par-dessus (et oui réveillée depuis très tôt ce matin) ça n’aide pas…
22h30 : Au dodo pour un repos bien mérité !
 
Le 6 mai 2010 :
 
03h00 : La nuit fut courte, je suis de nouveau en mode contraction, toutes les 7/8 minutes environ et elles durent 1 minute… et toujours pas douloureuses ! Au bout de 30 minutes, pas de changement, je prends du spasfon… et pendant ce temps Monsieur ronfle mdr !!
05h20 : oh miracle, la spasfon n’a pas fait effet… je décide d’attendre encore une contraction avant d’appeler Francine ma sage-femme… Mais j’ai vraiment peur de la déranger pour rien. Je tremblote de partout, c’est incontrôlable, mélange d’émotion et d’excitation, ça m’avait fait la même chose pour mes autres accouchements… j’espère ne pas me faire une fausse joie !!!!
05h45 : Après avoir finalement attendu plusieurs contractions (et oui toujours très hésitante) je me décide vraiment à l’appeler, si j’appelle trop tard elle va avoir droit aux bouchons sur la route et pourrait bien mettre 2 heures à venir. Je réveille mon chéri… vraiment juste réveillé pour lui dire où j’en suis… je le laisse comater un peu, j’aime bien être tranquille pendant les contractions qui sont toujours très douces. En attendant je papote avec mes copines sur docti :-D
06h00 : Francine est en route… et comme par hasard mes contractions se calment !!! Je lui ai dit que je n’étais vraiment pas sur de moi, mais elle me rassure : le 3ème accouchement est souvent plus long, moi qui ai vécu des naissances relativement rapide (4 heures en moyenne) j’ai du mal à imaginer ça. Et nouveau dilemme, moi qui ne voulait pas demander à combien je suis, là je sais que je ne vais pas avoir le choix, il va bien falloir savoir si le travail a bien commencé ou pas…  
07h00 : Francine est là, et après examen… dilatée a 3cm !! Je suis trop heureuse !!! Enfin c’est le bon jour, après tous ces faux travails je commençais à ne plus y croire. Les contractions sont anarchiques mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ça va repartir. On écoute le cœur de ma puce et nickel, tout va bien pour elle aussi.  
Tatyana, qui d’habitude a le réveil difficile, est déjà debout et habillée… elle a entendu Francine arriver… elle regarde mon gros ventre… dépitée : « Oh je pensais que tu avais accouché » lol !
08h15 : Tatyana est prête à aller à l'école, elle est toute excitée, la pauvre la journée va être longue...  
Angélina prends son petit-déjeuner avec Papa...  
Ma sage-femme finit sa nuit dans le canapé.
Et moi je suis toute joyeuse, les contractions sont pas trop douloureuses, alors je reste devant mon ordi, je tiens mes amis au courant… il n’y a pas que moi qui suit toute excité hihihi !!!
J'espère que ça va pas être trop long et que Johanna nous aura rejointe avant que Tatyana ne rentre de l’école.
Je ne sais pas la fréquence de mes contractions, j'oublie de les noter une fois sur deux.
Comme je vais toujours très bien, j’en profite pour faire le bain d’Angélina… le dernier en tant que petite dernière de la famille :-D  
09h30 : je me goinfre de Pépito pendant que mon chéri me prépare un smoothie, orange, banane et kiwi… miam miam, je vais faire le plein de vitamines et là dans ma tête j’entends la chanson de Rocky mdrr !!
10h15 : Contractions toutes les 5 minutes, ça se rapproche gentiment, mais toujours trèèès facile à gérer ! Depuis qu’elle est arrivée, ma sage-femme me fait prendre des granules d’homéopathie toutes les 30 minutes, ça agit sur le col et les contractions. En attendant je n’ai pas vraiment besoin d’elle, je continue mes papotages et elle tricote. Ah et aussi je vais regarder mon courrier… j’ai reçu le dossier pour la demande de la carte famille nombreuse, arrivé pile poil le bon jour, ça nous fait bien rire.
11h30 : Elle me propose un bain aux huiles essentielles… alors là le méga pied d’enfer !! Je suis tellement détendue que les contractions disparaissent totalement ! Un vrai bonheur ! Je somnole pendant 1 heure. Ça fait du bien d’être chouchoutée. Pendant ce temps, Dimitri fait manger notre petite puce. Depuis le début de la journée elle est adorable, elle essaie de piquer les affaires de Francine dès qu’on a le dos tourné… je suis ravie de l’avoir avec nous, elle me parait si grande en cette journée si spéciale.
13h00 : Angélina est au dodo, mon chéri nous prépare à manger… humm ça sent bon la tartiflette ! Francine me propose de regarder où j’en suis… j’hésite puis accepte… mais j’ai peur que ça n’ait pas bougé, les contractions ne sont pas régulières… mais non ça avance, dilatée a 5cm. J’ai fait la moitié sans avoir trop mal, je suis super contente !!
Les contractions sont un peu plus fortes mais vraiment rien d’atroce. J’ai droit à une petite séance d’acupuncture pour me donner de l’énergie… en même temps je me trouve sacrément en forme alors que je suis réveillée depuis 3 heures du matin !
Et comme pour mon deuxième accouchement, je me demande si je suis zen parce que ça se passe facilement ou si ça se passe facilement parce que je suis zen… Avec le recul, j’imagine que c’est surement un peu des deux.
14h00 : ca va toujours, contractions plus fortes mais je gère toujours, je grimace juste un peu plus.
Là je vais aller me balader un peu au soleil avec Dimitri… histoire de faire d’essayer d’avoir un peu plus de contraction…et de digérer un peu.
15h15 : On revient de notre balade, ça fait du bien un peu de soleil... contractions plus douloureuses, je devais m'arrêter de marcher, mais ça va quand même... déjà 12h de contraction mais j'ai rien vu passer! Moi qui étais habituée à des accouchements express. Je continue de marcher mais dans l’appartement. De temps en temps je descends et monte plusieurs fois les escaliers, je vais aussi sur le ballon, ça fait du bien, je ne sens plus les douleurs dans le dos qui me font souffrir depuis plusieurs mois déjà… l’heure de l’école approche et j’ai vraiment envie d’accoucher avant.
16h00 : Angélina se réveille tranquillement, moi toujours pareil, je me demande si je vais arriver à faire sortir Johanna un jour ! Francine commence à s’activer dans la chambre, elle prépare notre salle de naissance… Dimitri lui demande si elle pense que c’est pour bientôt, elle lui répond : « Regarde ta femme… tu ne trouves pas qu’elle a changé de tête ?? ». Lui qui me regarde bien : « Ah oui t’as raison !! ». Moi je n’ai pas l’impression d’avoir changé depuis ce matin, je suis juste plus dans ma bulle pendant les contractions qui sont de plus en plus douloureuses mais c’est toujours facile à gérer. Je demande a Francine de voir où j’en suis, Tatyana arrive dans 30/40 minutes et je pense que la pauvre va être déçue en rentrant … Génial je suis dilatée a 8/9 cm !!! Je sens que la puce est bien descendue et je n’en reviens pas d’avoir fait tout ce chemin si facilement même si c’était long ! A chaque contraction je me mets à quatre pattes sur le lit… et à un moment je sens que ça coule… la poche des eaux est rompue je pense ! Je l’avais complètement oublié celle-là mdr !
16h40 : On aperçoit Tatyana à la fenêtre, on lui dit que sa petite sœur est encore au chaud dans mon ventre mais qu’elle sera très bientôt là ! Elle est toute excitée en arrivant à la porte et tout sourire. Dimitri fait goûter les filles, j’explique à Tatyana que dans très peu de temps Bébé sera parmi nous. On en a déjà souvent parlé pendant ma grossesse et je lui demande si elle veut rester avec nous ou si elle préfère partir pendant l’accouchement, sa réponse : « Si tu n’accouches pas maintenant je veux bien partir, si c’est maintenant je veux rester ! » Je suis morte de rire… je lui dis que là c’est sûr et certain je vais accoucher. Elle sait que je risque de faire des bruits bizarres, de crier… mais elle s’en fiche elle veut être là ! Alors c’est d’accord, au moment M elle ira jouer dans sa chambre avec sa petite sœur.
17h00 : Entre chaque contraction, je les rejoints dans la cuisine, je ne veux pas que Tatyana s’inquiète alors je vais la rassurer, je lui montre que je vais bien… et au début des contractions je lui dis… ah attends je reviens j’ai une contraction, et hop je me mets à quatre pattes sur mon lit, ma sage-femme est là et me masse le bas du dos… et je retourne dans la cuisine… sauf que plus ça va et moins j’ai le temps entre chacune d’elle d’y arriver, ça nous fait rire et je dis a Francine que là c’est vraiment tout proche !
17h10 : la douleur s’intensifie, Tatyana et Angélina vont jouer dans la chambre, on les appellera pour venir voir leur sœur ! Tatyana est super contente, elle m’épate, elle trépigne d’impatience et n’est pas du tout inquiète… on se croirait a Noël juste avant d’ouvrir les cadeaux mdr !
Me voilà de retour dans la chambre, je suis à quatre pattes en travers de notre lit, Dimitri est devant moi et Francine derrière. Les contractions sont maintenant intenses et très rapprochées… ce n’est pas trop tôt… et surprise… cette fois je perds vraiment les eaux, tout à l’heure c’était juste une fissure !! Je suis dans un état second, mais avec un sourire énorme sur les lèvres, je sais que je vis mes dernières minutes avec mon gros ventre, que dans très peu de temps je vais enfin découvrir la bouille de ma chérie, en plus les grandes sœurs sont tout prêt !!! Je pense très fort à mon bébé qui entame sa descente, et je sens que ça pousse, quelle sensation unique !!! Mais je sens aussi que ça ne sera pas aussi facile que pour ces grandes sœurs qui étaient sorties très rapidement en 2 poussées, là c’est bien différent, et je m’y attendais un peu, elle est restée en moi 1 semaine de plus que les filles, elle a eu le temps de bien grossir ! Mais il va bien falloir la faire sortir, heureusement que Francine est là, elle me « coache », m’encourage, et moi je pousse, je pousse comme jamais, Dimitri me regarde et j’arrive encore à lui sourire malgré tout, je sens mon périnée qui s’étire comme pas possible, je me dis qu’il y aura forcément des « dégâts » à l’arrivée, mais tant pis, j’ai peur d’être déchirée mais la sensation est trop forte, je continue de pousser de toutes mes forces !! Je ne crie pas vraiment, des sons rauques, incontrôlables sortent de ma bouche, je l’appelle : « Allez viens mon bébé, viens voir Maman. Ca fait trop longtemps que je t’attends !!! » Et je sens enfin sa tête qui sort, je vois ses grosses joues a bisous, elle est magnifique, je pleure de joie, je sais que ce n’est pas fini mais de la voir me donne les dernières forces dont j’ai besoin pour que le reste de son « petit » corps suive… je suis maintenant à genou, je tiens sa tête dans mes mains et je pousse de nouveau plusieurs fois, ça me parait une éternité, et ça y est, enfin elle est dans mes bras, il est 17h20 !!! Elle ne crie pas tout de suite, Francine me dit de ne pas m’inquiéter, que ma fille va bien… elle est belle comme un cœur, toute potelée, je la contemple, je la caresse et je la sens… aaahh cette odeur… à cet instant je me remémore aussi la naissance des grandes sœurs, cette délicieuse odeur est la même… je rêverais d’avoir une petite boite pour l’emprisonner et pouvoir ressentir ca a tout moment… même si on ne l’oublie jamais ;-) Papa fait connaissance avec sa puce, il voit aussi que ce n’est pas une crevette lol !
Je supplie Dimitri de vite allez chercher les filles, Francine m’aide à m’allonger, elle nous recouvre… et ça y est nous sommes réunis tous les cinq, Tatyana est aux anges devant sa nouvelle petite sœur et Angélina est très intrigué par ce petit bébé tout mouillé qui n’était pas là tout à l’heure… c’est adorable… Le cordon a cessé de battre, Dimitri le coupe, Tatyana regarde de près, c’est énorme qu’elle puisse assister à tout ça, voir sa petite sœur dès ses premières minutes de vie encore « attachée » à sa maman !
Francine nous laisse profiter de ce nouveau bonheur… «Certains moments ont un goût d’éternité »… c’est exactement cette sensation que je ressens à ce moment-là, je photographie dans ma tête chaque instant… Je ne veux rien oublier !!  
Les filles retournent à leurs occupations, Francine reviens près de moi, le placenta est toujours en moi. Elle tire un peu sur le cordon, il ne tient plus à grand-chose, je pousse un peu et il est dehors. Je lui demande si je suis déchirée… et non, je n’en reviens pas, même pas une égratignure… j’ai un périnée de compèt’ mdr ! ! Tension parfaite, bref tout va bien ! On pèse mon petit cœur… 3kg800 !!
Francine repartira vers 19h, je la remercie pour cette journée magnifique. Heureusement que des sages-femmes comme elle ont encore l’envie de pouvoir offrir un accompagnement humain pendant 9 mois et une naissance aussi douce et respectueuse.
Ca y est, j’ai encore vécu une naissance parfaite, différente car bien longue, mais je n’ai souffert qu’à la fin, j’ai vraiment beaucoup de chance.

 

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Aurore, maman de 3 filles.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:21
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 18:40

Tout commence ce 1er janvier 2008, le jour où tu as été conçue. Nous parlions d’avoir un bébé depuis mai 2007, mais chaque mois, nous avons repoussé ce magnifique projet d’agrandir la famille. Nos projets étaient nombreux, et c’est seulement en décembre que la plupart ont fini de se concrétiser : notre déménagement dans le sud de la France, l’ouverture de notre boutique…
Noa étant déjà née à la maison, j’ai pris contact avec les sages-femmes pratiquant l’AAD avant la grossesse, pour déjà déterminer celle qui nous suivrait. Notre choix s’est porté sur Françoise après un premier contact téléphonique chaleureux et des récits de naissance que j’ai pu lire où elle avait accompagné les parents.  
Après le test positif, j’ai pris contact avec elle
quelques jours après pour fixer notre premier rendez-vous à 10 SA. Notre première rencontre correspondait tout à fait à ce que nous souhaitions. La grossesse s’est déroulée sans soucis, nausées et vomissements étaient au rdv au 1er trimestre comme à chacune de mes grossesses mais tout s’est réglé rapidement. Grande nouveauté pour moi, je travaille à l’extérieur, la boutique étant ouverte, il faut donc faire acte de présence. Cela me change et me booste physiquement. Je me sens vraiment bien et j’échappe même à ma sciatique habituelle du dernier trimestre.  
Le terme s’approche gentiment, et j’ai quelques appréhensions quand à la douleur de l’expulsion que m’a laissé le souvenir de l’accouchement de Noa. J’en parle souvent à mon mari pour un peu dédramatiser, mais ce n’est que le jour de l’accouchement que je me rends compte d’à quel point ce moment m’angoisse.
Je travaille jusqu’au bout de ma grossesse, mais nous décidons de fermer la boutique 5 jours avant le terme afin que je puisse vraiment me centrer sur l’accouchement. Le terme approche et je fais beaucoup de faux travail. Je sais que ça prépare le terrain pour le jour J, et je sais aussi que ce n’est pas assez fort pour être vraiment le travail. Je patiente donc à chaque fois que cela passe seul, je ne veux pas prendre de médicaments.
Le 2 octobre arrive, jour de mon terme officiel (le vrai terme étant le 30 septembre), je contacte donc Françoise pour savoir quel est le « protocole » à mettre en place. Je ne lui avais pas posé la question puisque j’étais sûre d’accoucher un peu avant. Un rdv est pris pour un monito de contrôle le samedi matin 4 octobre, mais elle me dit avant de raccrocher qu’il n’y en aura surement pas besoin.
Le 4 arrive, et toujours rien à part des contractions régulières mais qui ne s’amplifient pas, et s’arrêtent après quelques heures. Nous nous rendons donc au cabinet pour un monito qui nous montre un bébé en pleine forme et des contractions, mais toujours peu fortes.  
Moralement, je me sens bien enceinte et je veux profiter de mon bébé dans mon ventre, de ses mouvements… mais je sais que ma Sage-femme ne me suivra qu’à dpa+7 jours et l’échéance approche à grands pas. Je commence à avoir réellement peur que cela se termine en déclenchement en maternité, d’autant plus que la maternité où je suis inscrite n’est absolument pas respectueuse de la physiologie. Le rdv est pris pour 2 jours plus tard, pour un nouveau monito. Je lui demande quand même de vérifier où en est mon col, histoire de me rassurer sur le fait que les contractions que j’ai agissent bien. Et effectivement, le col est bien ouvert, complètement effacé et la tête du bébé déjà très bien engagée. Je suis rassurée et surtout, cela me remonte le moral. Elle pense que la naissance est plus qu’imminente, voire même pour les heures suivantes.  
Il ne nous reste plus qu’à rentrer à la maison afin de préparer les dernières affaires et faire un brin de ménage. Mais avant, nous décidons de nous faire notre petit resto préféré.
De retour à la maison, je m’active pour tout préparer pendant que Flo va faire quelques courses. J’ai mal au dos mais absolument aucune contraction. Je vais donc me coucher le soir un peu déçue. Je passe une excellente nuit très reposante, c’est déjà ça de pris avant la naissance du bébé.
Le lendemain, nous décidons d’une journée cocooning. J’avais prévu d’emmener les filles au salon animalier d’Avignon mais je n’en ai pas le courage, et surtout j’ai peur que le travail se mette en route sur place. Il y a quasiment une heure de route pour y aller donc je préfère éviter.  
Vers 15h30, je commence à ressentir des contractions très fortes et douloureuses toutes les 4 minutes. Je me laisse un peu de temps pour voir comment ça évolue. Je m’isole dans la chambre d’Eden et m’assoit sur son lit. Mon mari me rejoint et là je craque littéralement. Voilà ce qui bloquait l’arrivée du bébé, je suis morte de peur. L’expulsion que j’ai eu pour Noa, très rapide mais extrêmement  douloureuse suite à une malformation du bassin me terrorise.  Je suis pourtant contente que mon bébé arrive, mais il y a un réel blocage dessus et je ne m’en aperçoit réellement que maintenant.
Les contractions continuent, mais ne s’intensifient toujours pas. Vers 19h, elles s’arrêtent de nouveau complètement. J’ai un gros coup de fatigue pile à ce moment là, je me pose donc sur le canapé devant la télé à ne rien faire.  
1h plus tard, les contractions reprennent, toujours douloureuses et régulières aux 4 minutes. Les enfants sont couchés, je suis contente, nous n’aurons pas besoin de les gérer si c’est le moment. On finit donc le repas et je décide d’aller marcher un peu dans le jardin. Flo m’accompagne. Les contractions font de plus en plus mal et debout je sens vraiment bébé appuyer. Au bout de 20 minutes, j’en ai marre de faire le tour du jardin, on décide donc d’aller faire un tour de pâté de maison. Les contractions sont toujours là, mais commencent à s’espacer. On décide de rentrer car une douleur au nerf sciatique commence à me titiller.  
Je me remet dans le canapé, je suis bien assise dans l’angle avec des coussins. Les contractions commencent de nouveau à s’espacer vers 22h30 pour s’arrêter complètement vers 23h. Là je suis vraiment déçue, j’y croyais vraiment au fait que ce soit pour aujourd’hui. J’ai envie de pleurer mais je me retiens, il n’y a pas mort d’homme, et mon bébé est en pleine forme. Je me couche donc, très fatiguée des ces contractions qui n’ont, une fois de plus, servis à rien.
A 1h23 (précis hein ? j’avais mon portable à côté de moi et ait eu le réflexe de regarder) je suis réveillée par une contraction. Elle est aussi forte que celles de l’après-midi mais sans plus. Vu que je suis réveillée, je me lève pour aller aux toilettes et me recouche ensuite. Je me rendors immédiatement. Mon sommeil est ponctué de 4 ou 5 contractions douloureuses, mais ça me réveille à peine. Je suis tellement sûre que ce n’est pas cela…
2h30, une nouvelle contraction, et là l’intensité et la douleur sont beaucoup plus fortes. Je me lève, et je sens du liquide couler. Mon mari allume la lumière (il a été réveillé brusquement vu le peu de délicatesse que j’ai eu pour me lever) et je vois que le liquide est rosé. Peut-être une fissure de la poche ? J’ai en tout cas une énorme envie de faire pipi. Je vais donc aux toilettes. La je m’aperçois que ma vessie est bien pleine, et que c’est surement cela qui a fuit. Mon mari se moque gentiment, mais le fait que ça ait été rosé me laisse bcp d’espoir. Les contractions s’enchainent toutes les 4 minutes. Je suis bien sur les toilettes et y reste donc peut-être 10-15 minutes. Les contractions sont vraiment fortes. Je décide de retourner dans la salle à manger que nous avons transformé depuis 15 jours en pièce d’accouchement. La piscine est gonflée, notre lit y est, les alèses sont prêtes… Je m’assois sur le lit, il est quand même très tard et je suis gênée d’appeler Françoise à cette heure, mais à ce moment là je n’ai plus de doutes sur le fait que c’est le bon moment. Chaque contraction devient de plus en plus douloureuse. On l’appelle donc. Elle a une heure de route pour venir, elle s’habille et vient immédiatement.
Moi, je décide de me mettre à 4 pattes sur le lit. Je n’avais pas osé tenter cette position pour Noa à cause d’une fracture du genou quand j’avais 15 ans et qui est encore sensible. C’est vrai que niveau contractions, c’était vraiment confortable. Je passe 4 contractions ainsi et je m’assois ensuite au bord du lit car mon genou me fait trop mal. A ce moment là, j’ai tellement mal pendant une contraction venue pendant mon changement de position que je me demande ce qui m’a pris de vouloir refaire tout ça. Pour moi, je ne suis qu’au début du travail, pour Noa ça avait duré 10h entre le début des contractions douloureuses et la naissance. Mais là c’est tellement fort…
Les contractions sont toujours toutes les 4 minutes, cela me permet de me reposer entre chaque. Je suis vraiment dans ma bulle, Florian me masse le bas du dos a chaque contraction, ça fait réellement du bien. Qq contractions plus tard, je lui demande d’arrêter, de très agréable et antalgique, le massage commence à me sembler insupportable. Une contraction arrive et je lui demande de se mettre devant moi pour m’agripper à lui. Cette contraction est d’une violence impressionnante et me semble durer une éternité. A la fin de celle-ci, je pleure de douleur et me dit que je n’y arriverait pas cette fois-ci. Je n’arrive pas du tout à relativiser, cet accouchement est tellement différent de celui de Noa que je n’arrive pas à avoir de repères. Florian me réconforte comme il peut. Je lui demande l’heure, Françoise ne devrait plus tarder. Une autre contraction arrive, j’essaye de l’accueillir comme il faut et ne surtout pas me crisper malgré l’appréhension de la douleur. Et là, au pic de la contraction, une énorme envie de pousser apparaît. Je pousse, ça me soulage énormément. Je me pose la question de savoir à quelle dilatation j’en suis, je ne voudrais pas pousser à un moment inopportun. Mais l’envie est bien plus forte et ça pousse tout seul. Je me rappelle de tous ces récits lus avec envie de cette sensation décrite lors de la poussée. Cet effacement de la douleur, le soulagement… je ressens enfin ces sensations.
Ca sonne au portail, il est exactement 3h41. Florian me demande si c’est bon. Je lui dis que oui, la contraction est finie. Il va donc chercher Françoise qui a pas mal de matériel avec elle sauf le tabouret d’accouchement qui est encore dans le coffre. Je suis soulagée de savoir qu’elle est là. Elle a apparemment demandé à Florian s’il savait où ça en était. Pour lui c’est sûr, bébé est sur le point d’arriver. Curieusement, les contractions ont fait une petite pause pendant que j’étais seule, et d’un coup, je sens qu’une contraction arrive. Et là, l’envie de pousser est bien présente dès le début. Assise au bord du lit, ce n’est pas la position idéale pour faire naitre le bébé. J’entends qu’ils parlent du tabouret dans la voiture.
Françoise attend que la contraction soit finie et court chercher le tabouret dans le coffre. Elle revient pile juste avant qu’une autre contraction arrive, j’ai même le temps de m’installer dessus. Je suis quasi à la même hauteur que sur le lit, du coup je suis bien dans cette position. On installe les alèses et une bassine dessous pour éviter que la poche ne se rompe par terre puisqu’elle est encore intacte. La contraction commence à monter, et je me mets à pousser. Apparemment la poche gêne. Françoise me dit qu’elle va mettre le doigt à la prochaine poussée pour qu’elle se perce car bébé remonte dès que j’arrête de pousser. Une fois la poche percée, je sens la tété appuyer bcp plus mais la contraction  étant finie, j’attends patiemment la suivante. Je m’excuse auprès de Françoise, parce que je fais de drôles de bruits pendant la poussée. Ca me fait penser à Xena la guerrière (allez savoir pourquoi, j’ai horreur de cette série qui passait à la Tv quand j’étais plus jeune), une sorte de râle, ou de grognement, mais ça m’aide beaucoup. Elle se met à rire et me dit « mais tu sais, on serait à ta place, on ferait surement pareil ».
C’est sur cette petite note d’humour que ma contraction arrive, la dernière avant la naissance du bébé, mais je ne le sais pas encore. Une petite poussée, et je sens la tête sortir jusqu’au front, une autre et la tête sort complètement. Encore une autre poussée, et c’est l’épaule que je sens passer, le reste du corps suit le mouvement très rapidement. Je suis encore sonnée, je m’attendais à souffrir atrocement comme pour Noa, et au lieu de cela, j’ai adoré cette sensation à l’expulsion. J’ai ressenti aussi cette fameuse brulure du périnée, mais ça ne m’a semblé que très peu douloureux au final car très bref. Je prends donc mon bébé contre moi en peau à peau. Je profite, je le regarde. Je ne sais toujours pas si c’est une fille ou un garçon, mais je ne suis pas pressée de le savoir, je préfère attendre encore un peu. Ce bébé est tout propre, il n’y a plus une trace de vernix. Il me semble minuscule contrairement à ce que l’on m’a annoncé depuis plusieurs mois. Je m’attendais à un bébé de 4,5 kg voire plus avec le dépassement de terme…
On reste ainsi jusqu’à ce que je ressente de nouveau des contractions. Je pousse alors pour faire sortir le placenta. Tout va bien, il est entier.
Mon mari va réveiller les grandes pour qu’elle puisse voir le coupage de cordon. C’est ce qui les a le plus marqué dans le film le « Premier Cri » et elles ont manifesté l’envie de le voir pour la naissance du bébé. Elles arrivent donc, Florian coupe le cordon. Elles sont un peu impressionnées de voir Françoise en pleine nuit à la maison et surtout pas très bien réveillées.
Elles regardent un peu le bébé et retournent se coucher, il est encore trop tôt pour se lever.
On me propose de m’installer au lit, je suis toujours sur le tabouret et ça commence à devenir inconfortable. Je donne donc le bébé à Florian qui, curieux regarde le sexe et m’annonce que c’est une petite Emy-Rose qui vient agrandir la famille. Je m’y attendais tellement que je ne suis pas du tout surprise. Je m’installe et on me remet le bébé en peau à peau. S’ensuivent plusieurs heures de calins et de tétées.
Après passage sur la balance, Emy-Rose pèse 3,920 kg et mesure 53 cm. Elle est née le 6 octobre 2008 à 3h53.

 

Murielle, maman de 5 enfants.

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 16:04

 

Préambule :
Bien avant la conception de Noa, notre décision était déjà prise, la naissance se ferait à la maison, dans notre cocon familial, loin de toute l’hypermédicalisation à outrance que nous avions eue pour nos 3 autres enfants. En effet, après 3 déclenchements, nous ne voulions plus de tout cela.
Il ne nous restait plus qu’à trouver la sage-femme qui nous conviendrait et avec laquelle nous pourrions instaurer une réelle relation de confiance réciproque. La tache paraissait pourtant ardue mais une fois la prise de sang positive, en cherchant un peu, nous avons finalement trouvé 3 sages-femmes qui acceptaient de nous accompagner.  
Après les premiers entretiens téléphoniques, mon choix s’est tout de suite porté sur C.M.. Le contact a été dès le début
chaleureux, j’étais très à l’aise avec elle. Notre premier rendez-vous fut donc fixé en janvier. Ce fut une véritable révélation de la rencontrer. Je découvrais enfin un professionnel de la naissance à mon écoute, respectueuse de ma personne et de mon intimité. Chaque visite mensuelle avec elle a été un réel moment de bonheur. Je pouvais lui parler de toute mes craintes sans aucun problème, de ce qui m’avait manqué lors de mes précédents accouchements, des souhaits que je voulais pour cette naissance… En bref, je trouvais enfin ce que je recherchais finalement depuis toujours, une véritable accompagnante à la naissance. Elle avait toujours une parole gentille et rassurante.
 
La préparation du travail :
 Tout ce qui pouvait faciliter l’accouchement a été fait. J’ai pris toutes sortes de doses homéopathiques pour favoriser la dilatation, les contractions efficaces… Je me suis énormément documentée pour me rassurer, lu beaucoup de témoignages d’AAD, en bref, je me suis énormément préparée pour cette naissance sur tous les plans.
Beaucoup d’angoisses sont tout de même remontées, parfois idiotes (je craignais par exemple de ne pas réussir à me mettre en travail seule, sans ocytociques ou hormones de synthèse…) et parfois plus sérieuses (comment arriverais-je à gérer la douleur sur le moment ?...)
 
La machine se lance doucement :
Le 2/06 : Vers 18h30, je commence à avoir des contractions toutes les 5 minutes. Florian va bientôt arriver du travail, je commence à y croire. Les contractions sont intenses, assez douloureuses mais je me dis qu’elles arrivent trop vite. Finalement, elles s’arrêteront quelques heures plus tard.
Le 3/06 : Je suis réveillée dans la nuit par un faux travail. Je n’y crois pas trop, ça ne ma parait pas du tout douloureux, eh puis, je me rappelle de ce qui s’est passé la veille. Je me rendors donc sans y faire attention.
Mes journées sont ensuite ponctuées de petites contractions, parfois douloureuses, parfois non. En bref, une fin de grossesse classique.
Du 8 au 10/06, c’est le calme plat. Je n’ai plus aucune contraction, je dors très bien la nuit. Je sais qu’il y a une pleine lune le 11/06 et j’espère que cela va déclencher les choses. Je commence sérieusement à avoir peur de dépasser ma DPA. C.M. n’est d’accord de me suivre que jusqu’à 42 SA. Après, il faudra envisager les choses à l’hopital. Cette échéance me stresse énormément et de nouveau j’ai peur que mon corps ne soit pas capable de se mettre en route tout seul.
Le 11/06, j’ai de nouveau un faux travail le soir. Je n’y croyais pas du tout, j’attendais donc qu’il s’arrète de lui-même.
 
 
L’accouchement :
Le 12/06, je me lève et une fois de plus j’ai passé une bonne nuit. Je me dit que je suis à J-3 de cette fameuse DPA et toujours rien. C’est la première fois que je suis enceinte aussi longtemps. Mais un autre état d’esprit m’envahit. Je décide de prendre mon mal en patience et de profiter des derniers jours de grossesse sereinement. C.M. m’appelle le matin pour savoir comment je me sens et si moralement je vais bien. Je lui dis que je pète la forme (je suis d’ailleurs étonnée de me sentir aussi bien en fin de grossesse) mais que l’approche de la Dpa me fait un peu peur. Comme à son habitude elle me rassure et me donne de petites combines naturelles pour déclencher les choses. Cela fait 9 ans qu’elle fait des AAD et pas une seule fois elle n’a envoyé un couple à l’hôpital pour DPA dépassée. On rigole un peu toutes les deux.  
Depuis ce coup de téléphone, je me sens euphorique, j’ai même presque envie de dépasser la Dpa pour profiter encore de mon bébé et de mon gros ventre. Mais quelque chose d’étrange « travaille » un peu et je commence à avoir un pressentiment que ce serait pour bientôt. Ma journée passe avec quelques petites contractions, Florian m’ayant prévenu qu’il devait à tout prix finir un travail pour le soir et qu’il fallait que je lui laisse le temps. Bien sûr c’était pour plaisanter, mais son souhait a été exaucé. Vers 18h, il m’appelle pour me dire qu’il va quitter le travail dans une petite demi-heure. Il m’appellera avant de quitter le bureau. De la, les contractions commencent mais je décide de ne pas trop y faire attention. Je ne calcule pas le temps entre chaque, et elles ne me paraissent pas plus fortes que lors des faux travails.
Finalement, il m’appelle un quart d’heure plus tard pour me dire qu’il arrive. Je le préviens que j’ai quelques contractions mais rien de bien flagrant. On décide donc d’aller faire un peu de voiture. Les contractions sont toujours la mais je n’y prête pas attention du tout.
Retour à la maison vers 20h. On a été cherché du mac do pour toute la famille. Les filles sont ravies et moi je n’ai pas à préparer à manger. Les contractions sont toujours là, je les sens bien mais elles me paraissent si peu douloureuses… Je continue mon petit train-train et couche les enfants. J’espérais tellement accoucher la nuit pour ne pas devoir gérer les grandes pendant l’accouchement que je commence à me dire que ces contractions sont quand même très régulières et reviennent souvent.
Tout en mangeant mon super repas très copieux, je décide avec Flo de voir la régularité. Il est 20h42 quand on commence à les noter et on s’aperçoit qu’elles sont toutes les 5 minutes. Je suis surprise de voir à quel point c’est régulier, quasiment à la seconde près. Trois quarts d’heure plus tard, elles passent toutes les 4 minutes. Là je me dis qu’il faut que j’appelle C.M. pour lui demander ce qu’elle en pense. Je ne veux surtout pas la déranger pour rien et j’ai tellement peur que ce soit un faux travail… Elle est tout de même à 135 km de la maison mais vu la régularité, je me décide à appeler.  
Je lui explique brièvement la situation mais en lui expliquant que même si je sens bien les contractions, elles me paraissent malgré tout très gérables. Celles que j’avais connues pour mes 3 autres enfants étaient tellement plus douloureuses…
Elle décide malgré tout de venir, me rappelant que c’est un 4eme bébé et qu’au pire des cas, elle passera la nuit à la maison pour rien et que ce n’est pas grave du tout. Je suis finalement soulagée de savoir qu’elle va venir vérifier. Je décide de prendre une douche bien chaude parce qu’avec la chaleur qu’il fait, je me sens très moite. Et là, malheur, les contractions disparaissent. Je suis super gênée, C.M. ne devrait plus tarder et je n’ai plus de contractions. Eh puis d’un coup, elles reprennent, avec toujours la même régularité et intensité.  
C.M. arrive vers 23h30 et décharge tout son matériel. Elle est sûre que c’est pour cette nuit on dirait… Elle me demande comment je me sens et je lui répond que ça va super. On discute, on rigole, bref, je n’ai pas du tout l’impression d’accoucher. Les contractions sont toujours là et elle me conseille de ne plus trop regarder l’heure. Elle m’aide à bien souffler à chaque contraction et me propose de regarder où ça en est pour voir.  
Direction la chambre où nous avons-nous aussi tout préparé. Elle écoute le cœur du bébé pour voir si tout va bien avec un stéthoscope électronique. Tout est nickel, 140 battements par minutes. Elle m’ausculte, sourit et m’annonce fièrement un 6-7 cm avec un col encore épais. Je n’en reviens pas ! Je suis surprise et manque de pleurer à l’idée que la naissance est pour bientôt. Les contractions me paraissent tellement faciles à passer… Je demande à C.M.  si on remplit la piscine ou bien si on laisse tomber cette idée d’accouchement dans l’eau. Elle me dit que c’est comme je veux mais que ça risque de s’accélérer et que ça ne servira donc à rien.  
Nous retournons au salon, Flo est fier de moi que j’en sois déjà là et a l’air aussi ravi que moi. Je m’installe à table, sur une chaise. Je me sens super bien dans cette position.
Un peu plus tard, je ressens le besoin de m’isoler dans la chambre. On met une lumière très douce et diffuse et je commence à rentrer en moi pour me détendre au maximum. Flo me rejoint et ne me quitte plus. Je perd la notion du temps, les contractions se font plus rapprochées et intenses. Je ressens une énorme gène au niveau du pubis à chaque contraction. Ca commence à devenir plus douloureux mais avec la technique de respiration, tout va très bien. Je demande à Catherine de m’ausculter de nouveau pour voir où j’en suis. J’ai besoin de savoir que le travail avance. Pour ma 2eme fille le travail s’était arrêté à ce stade et j’avais frôlé la césarienne… Bilan : 7 cm mais col très fin. C.M. me voit très déçue, je commence à avoir peur. Elle me rassure en me disant que ça a tout de même bien avancé, que la tête est vraiment bien descendue et que le col a pas mal bougé en épaisseur. Mais moi, je ne vois que ce 7 cm de dilatation qui reste stable. Je décide donc de prendre un bain chaud pour aider. C’est tout un périple pour arriver à la salle de bain qui est à côté de la chambre. Je suis stoppée par une contractions très fréquemment. Je me met dans le bain et là, les contractions s’espacent mais sont beaucoup plus douloureuses. Je ne suis pas bien du tout dans cette position. Au bout de 2 contractions, je décide de sortir… et les contractions s’enchainent bien plus fortes qu’avant.
Je retourne avec difficulté dans la chambre, c’est douloureux mais à chaque contraction je suis aidée par C.M. qui me guide pour la respiration et par Flo qui me masse le bas du dos. Ca me soulage vraiment beaucoup. Je me sens accompagnée et rassurée comme je ne l’avais encore jamais été. Un bon moment passe. C.M. me demande si je commence à ressentir l’envie de pousser et je lui dis que non. Je lui demande de vérifier à nouveau où ça en est (je crois qu’elle est surprise de cette demande, habituellement elle évite les touchers au maximum) et elle m’annonce de nouveau 7 cm. Elle me propose de me mettre sur le côté gauche, callée dans des coussins plus ou moins dans les bras de Flo. Je me sens bien comme ça mais intérieurement je craque un peu. Je suis tellement déçue que ça n’avance pas. C.M. me dit qu’il faut que je laisse mes angoisses au placard, que tout va très bien se passer, que c’est juste un peu long mais que de toute façon arriver à 7 cm avec le sourire, ce n’était pas normal, ça allait forcément s’amplifier un peu.
Je repense à beaucoup de choses, à ma mère qui me disait quand j’étais petite que j’étais bonne à rien, que jamais je n’arriverai à mettre au monde un enfant normalement parce que j’étais douillette. Et là, je dis à Flo que je n’y arriverais pas, ça n’avance pas. Une fois de plus, tout le monde me rassure. C.M. me conseille de me détendre au maximum entre les contractions, voire même de somnoler si j’y arrive. Et j’y arrive tout a fait. D un coup, je suis bcp plus détendue et je laisse les contractions m’envahir complètement. Ca devient beaucoup plus intense, je commence à pousser des bruits un peu rauques quand la contraction est au maximum. Je remarque que mon corps travaille parfaitement, je commence à sentir pousser très faiblement. La poche est toujours intacte, c’est ce qui gène sûrement un peu…
Je remarque aussi que les contractions ne sont plus vraiment régulières, il y en a 3 ou 4 très fortes qui se suivent et s’enchaînent et j’ai ensuite quelques minutes de répit où je m’endors presque.
Les choses sérieuses commencent alors, je n’ai pas la notion du temps mais je dirais qu’il y a eu environ une demi-heure de passée en position sur le côté. Au point culminant de la contraction, mon corps se tend et pousse tout seul. Ca commence très gentiment et à ce moment là je suis énormément soulagée. La poche gène, C.M. me dit qu’elle va sûrement lui exploser à la figure. Je suis tellement concentrée que je ne prête plus trop attention à ce qui m’entoure. Les poussées se font de plus en plus insistantes mais je ne sens rien de particulier s’engager en plus.
Au moment où C.M. enfile ses gants, la poche explose (et ce n’est pas une image, il y a vraiment eu un bruit très fort et les eaux ont vraiment jaillies). Je me dis que maintenant les choses sérieuses vont commencer. Jusqu’à maintenant, j’étais très calme et ne faisait pas de bruits autres que ces petits bruits rauques. Je m’étonnais d’ailleurs moi-même…
Mais d’un coup, une nouvelle contraction arrive, mon corps se met à pousser tout seul d’une force incroyable. A ce moment là je hurle de cette puissance qui me surprend mais aussi de douleur. Je sens mon bébé s’engager et descendre dans le bassin. Je sens sa tête sortir puis les épaules et le corps. Seulement une contraction aura suffit à la faire sortir, mais je dois dire que j’ai donné tout ce que j’avais pour abréger ce moment qui a été pour moi le plus douloureux.
L’expulsion m’a laissé un goût un peu étrange, j’aurais aimé attrapé mon bébé moi-même, que ce soit un moment calme et serein que je pourrais me remémorer et ça en a été tout autrement. Cette intensité, cette puissance et cette douleur combinées m’ont réellement impressionnées. Ma péri n’avait pas marché pour ma 3eme fille et je pensais avoir tout ressenti à l’expulsion mais j’étais bien loin du compte.  
Une fois mon bébé posé sur mon ventre, je respire de nouveau comme il faut, je suis heureuse, je la regarde et pour la première fois je peux enfin regarder et toucher son cordon. Je sens une gène dans le bas de mon ventre et je pousse une toute petite fois. Le placenta sort seulement 2 ou 3 minutes après la naissance. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si rapide…
Flo coupe donc le cordon et C.M. me montre un peu le placenta, nous explique son fonctionnement… Je le touche, c’est incroyablement doux.
Je suis trempée de la tête aux pieds, C.M. veut me faire une toilette mais je préfère aller prendre une douche. Noa m’a fait son premier méconium dessus et j’ai du liquide amniotique et du sang un peu partout.
Je fais le plus vite possible, Flo me disant que Noa commence déjà à téter ses doigts. Ils en profitent pour la peser, bilan : 4.180 kg ! Un beau bébé que l’on avait estimé à 3.5 kg à terme…
Je retourne dans la chambre, tout a déjà été nettoyé et rangé, quelle efficacité ! Je mets donc Noa au sein et là, après quelques essais infructueux, elle se met à téter goulûment pendant plusieurs minutes. Elle réclamera encore peu de temps après.  
C.M. va se coucher un peu avant de reprendre la route, Flo dort un peu et moi, je reste avec ma petite puce tranquillement. Je la regarde, je la sens, en bref, je profite complètement d’elle.
Elle n’a pas été aspirée et crache ses glaires seules après la tétée, il y en a finalement très peu.
Je n’ai pas réussit à dormir ce jour là, les évènements me revenant sans cesse en mémoire.
Flo et moi sommes étonnés de la différence de comportement qu’il y a entre Noa et nos 3 autres filles. C’est un bébé très éveillé et très présent, rien à voir avec les bébés somnolents que nous avions eu avant.
 
Noa est donc née le 13/06/06 à 3h55. Elle faisait 4.180 kg et 50cm avec un PC de 36 cm. 

 

Murielle, maman de 5 enfants.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 05:15

Mardi 16 mars jour du terme:
j'ai le moral au plus bas, je n'ai quasiment aucune contractions et je sent que bébé n'est absolument pas prêt de sortir.  
Moral d'autant plus bas qu'il ne me reste que 1 semaine pour accoucher si je veux que ce projet d'AAD aboutisse. On c’est beau coup trop investi pour que tout tombe à l’eau pour une simple date butoir. On a une piscine d’accouchement dans le salon depuis 3 semaines (je devais accoucher dans l’eau), on à acheter tout le matériel (alèses jetables etc…).  Je m’étais préparée à un éventuel transfert vers la mater en cas de problème pendant l’accouchement, mais pas à y aller pour me faire déclencher l’accouchement.
J’appelle L, ma sage-femme, pour savoir ce qu’on doit faire, elle veut me voir demain pour une visite de contrôle. Pffffffffffffffffff moi qui pensais accoucher plus tôt comme pour mon grand, me voilà à devoir aller à une visite de contrôle pour dépassement de terme.
Ce jour là, je fait du ballon, je vais me promener, j’ essaye de faire le vide, il parait qu’il ne faut pas trop y penser.  Facile à dire……… pour moi c’est impossible.
Le soir je pleure à chaude larme. J’ai vraiment trop peur d’un déclenchement.
J’ai passé la journée et la nuit sans une seule contraction.  
 
Mercredi 17 Mars J+1
Je suis pressée d’aller voir L. Je veut savoir où en est mon col et voir si bébé vas bien au monito (mais je n’en doute pas vu qu’il gigote ++++ dans mon bidon).
J’ai espoir d’une bonne nouvelle, il me tarde de la voir, je sais aussi quelle vas trouver les mots pour me réconforter.
Bilan de la visite : col fermé, long et tonique. Monito OK et bien entendu aucunes contractions durant le monito. Bien sur je pleure en parlant de ce dépassement de terme, mais elle sait me rassurer (elle à toujours eu les mots justes pour nous rassurer et nous donner confiance en nous).
Elle me donne de l’homéopathie pour aider le col à murir et me propose d’aller voir une acupunctrice ou un ostéopathe pour m’aider.
Je prends rdv avec les deux (je crois que ça me feras pas de mal qu’on s’occupe de moi).
J’ai donc RDV le soir même avec l’ostéopathe, il connais ma sage-femme, il comprend mon angoisse et me prend en fin de journée.
Je suis soulagée, j’ai de l’espoir, mon moral vas mieux.
Je passe la journée à m’occuper de mon grand, je l’amène à ses activités, discute avec les parents qui bien sur s’étonnent de me voir encore enceinte. Je n’ai aucune contraction, mais je suis un peu plus zen.
Si on m’avais dit que dans quelques heures j’allais enfin tenir mon petit Louis d’amour dans mes bras, j’aurai bien ri et bien entendu je n’y aurai pas cru…. Et pourtant…
Arrive 19 heure, le moment d’aller chez l’ostéopathe, nous y allons en famille, j’ai besoin d’eux auprès  de moi.
L’ostéopathe me manipule avec douceur. Il arrive avec ses manipulations à me faire sentir des tensions dans l’utérus, il me détend, nous discutons de l’AAD (Sa femme et lui ont vécu eux aussi un AAD avec L ). Je sors de chez lui complètement détendu (limite endormie) et j’ai plus que tout envie de vivre mon aad.
Nous allons chercher de la nourriture à emporter avant de rentrer à la maison, il est 21H. Je ressens quelques tensions dans l’utérus comme chez l’ostéo. Je dis à mon mari « tiens c’est bizarre, ça doit être mon imagination ».
Sur le retour à la maison je dis à on mari de rouler doucement, les tensions que je ressens sont fortes, les tournants et les bosses sont difficilement supportable. Je suis à mille lieux de m’imaginer en début de travail. Mais pourtant ça fait assez mal, je dis à mon mari  que « ça fait plus mal qu’une gastro ».
Arrivé à la maison on s’installe pour manger, je me met sur mon ballon (je ne suis bien qu’en mouvement) et mange. Pourtant j’ai encore mal et je me dis que cet ostéopathe à des doigts de fée. Mais je pense encore à un faux travail et ne m’inquiète pas outre mesure.
Il est 22H mon grand vas se coucher. J’ai bien mal mais continue mes activités normalement. Tiens si  je comptais le temps intervalle entre les contractions ? Pfffffffffffff j’y arrive pas et me perd entre la durée et l’intervalle, et puis je suis certaine que ce n’est pas pour maintenant, j’appelle L pour l’avertir que j’ai quelques douleurs et que l’ostéo à été bénéfique.
Elle me dit de me reposer le plus possible car j’ai encore le temps vu mon col le matin même. Mon mari s’installe devant la TV.
Moi je vais prendre un bain chaud. Je suis trop bien dans le bain, les contractions sont beaucoup moins douloureuses. Mais j’ai assez mal pour devoir vocaliser des sons graves pour m’aider à supporter la douleur. Je reste un bon moment dans le bain, j’y suis bien, je me connecte à bébé en lui disant qu’on va bientôt se rencontrer.  Puis j’ai chaud, trop chaud, j’avais mis le chauffage, je ne le supporte plus, j’appelle mon mari pour qu’il arrête le chauffage, il ne me répond pas, je cri un peu plus fort, il ne vient tjrs pas. Je hurle, j’ai trop mal je ne veut pas me lever de la baignoire. Mais il ne viens toujours pas. Pffffffffffffffffff je suis certaine qu’il c’est endormi devant la TV, je me lève donc et en effet Mr dormais comme un bien heureux à mille lieu de s’imaginer que je douillais déjà beaucoup.
La douleur me fait lui crier dessus, il vas vite se réveiller, il est 23H15 environ et je commence à croire que c’est pour demain matin peut-être. Mais dans le doute (je n’y crois pas encore)  je prends 2 spafons.
Je demande à mon mari de commencer à remplir la piscine, je n’arrive pas à me reposer sur le canapé, les contractions sont ingérables en position allongé.  
Je fait du ballon, marche, prend des positions à certaines contractions pour les soulager. La douleur est vraiment gérable et je profite de vivre ce merveilleux moment qui est un des plus important dans la vie d’une femme.
23H30, je décide d’appeler ma maman pour lui dire que le travail à commencé et que demain matin elle seras à nouveau grand-mère. Elle veut discuter un peu, mais je ne veut pas me déconcentrer, je suis si bien toute seule dans mon travail (ça doit être ça être dans sa bulle), je lui dit donc que je dois raccrocher car en effet mes contractions sont vraiment rapprochées, c’est là que j’en prend conscience.
Mais malgré tout je ne souffre pas, je continue donc à penser que j’ai encore le temps.  
Pour certaines contractions je me rends aux toilettes, j’y suis bien assise dessus.
23H40 une grosse contraction arrive, je suis sur les toilettes (heureusement), j’entends un gros bruit, c’est la poche des eaux qui se rompt.
Je rejoins mon mari dans le salon en lui disant que je viens de perdre les eaux.
C’est à partir de là que tout vas vite, très vite, mais je suis zen, j’ai confiance en mon corps et je vit à 100% tout ce que je ressens.
La douleur commence vraiment à être ingérable et sur une contraction je me mets à crier un peu plus fort. Je décide d’appeler L pour qu’elle vienne car je ne me sent plus de gérer toute seule la douleur. Elle qui sait toujours me rassurer ne serais-ce que pas sa présence, vas m’être d’une grande aide.
Mon mari est là avec moi il est présent et il continu de remplir la piscine, il sait que je voulais accoucher dans l’eau.
Je téléphone à L , il est 23H45.
Je lui dit que j’ai mal et que je voudrais bien qu’elle vienne, mais je n’ai pas le temps de finir ma phrase que je ressent une irrésistible envie de pousser. Je lui cri ça pousse !!! et raccroche. Elle de son coté saute de son lit et part pour nous rejoindre.
Mon mari me soutient jusqu’aux WC (j’ai envie d’aller à la selle), mais il m’y laisse, il ne pense pas que c’est bébé qui arrive.
Je lui cri de revenir que c’est bébé qui pousse, il revient en courant et à partir de là je ne le lâcherai plus. Je m’agrippe à son bras en lui disant que le bébé arrive. Je suis bien sur les toilettes, mais ce n’est pas le meilleur endroit pour bébé qui arrive. Mon mari m’aide à marcher jusque dans le salon. Il voudrait bien que je rentre dans la piscine (il y à un petit siège intégré parfait pour accoucher) mais je ne peu pas sauter les 3 boudins avec cette sensation de bébé qui descend.
Je suis bien là au milieu du salon et je ne veux plus en bouger. Mon mari me soutient avec ses bras sous mes aisselles et moi je suis accroupie. Pousser me soulage, mais j’avoue que bébé sort presque tout seul. Je le sens bien passer. Ce que je ressent est indescriptible, je ne suis pas du tout stressée, je sais ce qu’il faut faire, mon corp le sait, ce qu’il à faire, c’est si merveilleux de ressentir ça.
Je met ma main entre mes jambes je sens la tête arriver. Que d’émotions !!!! J’agis comme si j’avais toujours fait ça. Tout est si facile !!!! Je sent quand sa brule et que les tissus sont trop tendu, je me retiens un peu pour laisser les tissus se détendre. Ça me soulage de pousser et je ne souffre absolument pas (merci les endorphines).
Ça y est la tête est sorti je la touche de mes deux main. Quel moment merveilleux, inoubliable.
J’averti mon mari, qui ne voit pas en étant derrière, que la tête est sorti. Avant que le reste du corps sorte il court chercher un paquet de serviette et me le met entre les jambes (en cas que bébé tombe sur le carrelage).
La contraction pour libérer le reste du corps arrive, je demande à mon mari de réceptionner bébé car se sent qu’il arrive vers l’arrière et que j’aurai du mal à l’attraper par devant. Je me penche un peu en avant pour qu’il y arrive bien et qu’il y voie quelque chose. Je sent le petit corps glisser hors de moi. Mon mari réceptionne bien bébé. Il me le refait passer entre les jambes que je puisse l’attraper. Bébé pleure, je suis contente car ça montre qu’il respire bien. Le cordon est trop court je ne peu pas remonter mon bébé sur ma poitrine je le tiens donc au niveau de mon ventre.
Tout est allé si vite…
Je demande à mon mari, si il à vu le sexe, il me répond en rigolant qu’il pensait pas à sa quand il attrapais bébé. Nous regardons ensemble, c’est un p ‘ti garçon. C’est Louis !!! Notre petit Louis est enfin là et il va très bien. Nous l’enveloppons dans une serviette propre.
Je demande à mon mari d’aller avertir notre grand, je suis tellement heureuse que je veux lui faire partager notre bonheur et puis il attendais tellement un petit frère.
Mon mari à la présence d’esprit de filmer un petit bout de cette scène où je tiens mon fils encore relié à moi par le cordon, c’est un très beau film que je ne me lasserai jamais de regarder.
Je suis toujours accroupie au milieu de mon salon à côté de la piscine d’accouchement. J’ai mal aux jambes comme ça, je demande alors à mon mari le marchepied pour me reposer un peu.
On entend une voiture, c’est L qui arrive en trombe. Elle est désolée de ne pas avoir été là à temps, elle n’à jamais eu un accouchement aussi rapide.
Louis à 10 min de vie. Le cordon ne bas plus, L le clampe et papa le coupe.
J’expulse le placenta très vite, tout vas bien, je me sent tellement bien, la sensation est tout simplement merveilleuse, je me sent si bien.
Le peau à peau est merveilleux. Je te tiens mon cœur là tout contre moi, tu es enfin là. Que c’est bon !!!!
Louis pèse 3Kg800 et mesure 50cm. C’est un beau bébé pourtant je n’ai besoin d’aucun point, j’ai juste une éraillure de rien du tout (ça me change des 20 points de suture que j’ai eu pour mon grand).
Il tête comme un chef, c’est le bonheur.
Notre petit amour est arrivé dans la pénombre et la douceur. Il à eu une naissance respectée et je suis fière de lui avoir offert ce cadeau.
 2H30 on ne voit pas le temps passer, je suis dans une forme olympique (re-vive les endorphines). L repart chez elle. Nous allons tous passer notre première nuit dans notre grand lit. Louis et son papa dorment à poing fermé, l’émotion de cette soirée les aura fatigué. Moi je ne ferme pas l’œil de la nuit, je reste là dans le lit à contempler ma merveille, jusqu’au petit matin…

 

Carole, maman de 2 enfants.

 

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