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  • mère comblée de 5 enfants, passionnée par le maternage et le naturel.
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:21
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 18:40

Tout commence ce 1er janvier 2008, le jour où tu as été conçue. Nous parlions d’avoir un bébé depuis mai 2007, mais chaque mois, nous avons repoussé ce magnifique projet d’agrandir la famille. Nos projets étaient nombreux, et c’est seulement en décembre que la plupart ont fini de se concrétiser : notre déménagement dans le sud de la France, l’ouverture de notre boutique…
Noa étant déjà née à la maison, j’ai pris contact avec les sages-femmes pratiquant l’AAD avant la grossesse, pour déjà déterminer celle qui nous suivrait. Notre choix s’est porté sur Françoise après un premier contact téléphonique chaleureux et des récits de naissance que j’ai pu lire où elle avait accompagné les parents.  
Après le test positif, j’ai pris contact avec elle
quelques jours après pour fixer notre premier rendez-vous à 10 SA. Notre première rencontre correspondait tout à fait à ce que nous souhaitions. La grossesse s’est déroulée sans soucis, nausées et vomissements étaient au rdv au 1er trimestre comme à chacune de mes grossesses mais tout s’est réglé rapidement. Grande nouveauté pour moi, je travaille à l’extérieur, la boutique étant ouverte, il faut donc faire acte de présence. Cela me change et me booste physiquement. Je me sens vraiment bien et j’échappe même à ma sciatique habituelle du dernier trimestre.  
Le terme s’approche gentiment, et j’ai quelques appréhensions quand à la douleur de l’expulsion que m’a laissé le souvenir de l’accouchement de Noa. J’en parle souvent à mon mari pour un peu dédramatiser, mais ce n’est que le jour de l’accouchement que je me rends compte d’à quel point ce moment m’angoisse.
Je travaille jusqu’au bout de ma grossesse, mais nous décidons de fermer la boutique 5 jours avant le terme afin que je puisse vraiment me centrer sur l’accouchement. Le terme approche et je fais beaucoup de faux travail. Je sais que ça prépare le terrain pour le jour J, et je sais aussi que ce n’est pas assez fort pour être vraiment le travail. Je patiente donc à chaque fois que cela passe seul, je ne veux pas prendre de médicaments.
Le 2 octobre arrive, jour de mon terme officiel (le vrai terme étant le 30 septembre), je contacte donc Françoise pour savoir quel est le « protocole » à mettre en place. Je ne lui avais pas posé la question puisque j’étais sûre d’accoucher un peu avant. Un rdv est pris pour un monito de contrôle le samedi matin 4 octobre, mais elle me dit avant de raccrocher qu’il n’y en aura surement pas besoin.
Le 4 arrive, et toujours rien à part des contractions régulières mais qui ne s’amplifient pas, et s’arrêtent après quelques heures. Nous nous rendons donc au cabinet pour un monito qui nous montre un bébé en pleine forme et des contractions, mais toujours peu fortes.  
Moralement, je me sens bien enceinte et je veux profiter de mon bébé dans mon ventre, de ses mouvements… mais je sais que ma Sage-femme ne me suivra qu’à dpa+7 jours et l’échéance approche à grands pas. Je commence à avoir réellement peur que cela se termine en déclenchement en maternité, d’autant plus que la maternité où je suis inscrite n’est absolument pas respectueuse de la physiologie. Le rdv est pris pour 2 jours plus tard, pour un nouveau monito. Je lui demande quand même de vérifier où en est mon col, histoire de me rassurer sur le fait que les contractions que j’ai agissent bien. Et effectivement, le col est bien ouvert, complètement effacé et la tête du bébé déjà très bien engagée. Je suis rassurée et surtout, cela me remonte le moral. Elle pense que la naissance est plus qu’imminente, voire même pour les heures suivantes.  
Il ne nous reste plus qu’à rentrer à la maison afin de préparer les dernières affaires et faire un brin de ménage. Mais avant, nous décidons de nous faire notre petit resto préféré.
De retour à la maison, je m’active pour tout préparer pendant que Flo va faire quelques courses. J’ai mal au dos mais absolument aucune contraction. Je vais donc me coucher le soir un peu déçue. Je passe une excellente nuit très reposante, c’est déjà ça de pris avant la naissance du bébé.
Le lendemain, nous décidons d’une journée cocooning. J’avais prévu d’emmener les filles au salon animalier d’Avignon mais je n’en ai pas le courage, et surtout j’ai peur que le travail se mette en route sur place. Il y a quasiment une heure de route pour y aller donc je préfère éviter.  
Vers 15h30, je commence à ressentir des contractions très fortes et douloureuses toutes les 4 minutes. Je me laisse un peu de temps pour voir comment ça évolue. Je m’isole dans la chambre d’Eden et m’assoit sur son lit. Mon mari me rejoint et là je craque littéralement. Voilà ce qui bloquait l’arrivée du bébé, je suis morte de peur. L’expulsion que j’ai eu pour Noa, très rapide mais extrêmement  douloureuse suite à une malformation du bassin me terrorise.  Je suis pourtant contente que mon bébé arrive, mais il y a un réel blocage dessus et je ne m’en aperçoit réellement que maintenant.
Les contractions continuent, mais ne s’intensifient toujours pas. Vers 19h, elles s’arrêtent de nouveau complètement. J’ai un gros coup de fatigue pile à ce moment là, je me pose donc sur le canapé devant la télé à ne rien faire.  
1h plus tard, les contractions reprennent, toujours douloureuses et régulières aux 4 minutes. Les enfants sont couchés, je suis contente, nous n’aurons pas besoin de les gérer si c’est le moment. On finit donc le repas et je décide d’aller marcher un peu dans le jardin. Flo m’accompagne. Les contractions font de plus en plus mal et debout je sens vraiment bébé appuyer. Au bout de 20 minutes, j’en ai marre de faire le tour du jardin, on décide donc d’aller faire un tour de pâté de maison. Les contractions sont toujours là, mais commencent à s’espacer. On décide de rentrer car une douleur au nerf sciatique commence à me titiller.  
Je me remet dans le canapé, je suis bien assise dans l’angle avec des coussins. Les contractions commencent de nouveau à s’espacer vers 22h30 pour s’arrêter complètement vers 23h. Là je suis vraiment déçue, j’y croyais vraiment au fait que ce soit pour aujourd’hui. J’ai envie de pleurer mais je me retiens, il n’y a pas mort d’homme, et mon bébé est en pleine forme. Je me couche donc, très fatiguée des ces contractions qui n’ont, une fois de plus, servis à rien.
A 1h23 (précis hein ? j’avais mon portable à côté de moi et ait eu le réflexe de regarder) je suis réveillée par une contraction. Elle est aussi forte que celles de l’après-midi mais sans plus. Vu que je suis réveillée, je me lève pour aller aux toilettes et me recouche ensuite. Je me rendors immédiatement. Mon sommeil est ponctué de 4 ou 5 contractions douloureuses, mais ça me réveille à peine. Je suis tellement sûre que ce n’est pas cela…
2h30, une nouvelle contraction, et là l’intensité et la douleur sont beaucoup plus fortes. Je me lève, et je sens du liquide couler. Mon mari allume la lumière (il a été réveillé brusquement vu le peu de délicatesse que j’ai eu pour me lever) et je vois que le liquide est rosé. Peut-être une fissure de la poche ? J’ai en tout cas une énorme envie de faire pipi. Je vais donc aux toilettes. La je m’aperçois que ma vessie est bien pleine, et que c’est surement cela qui a fuit. Mon mari se moque gentiment, mais le fait que ça ait été rosé me laisse bcp d’espoir. Les contractions s’enchainent toutes les 4 minutes. Je suis bien sur les toilettes et y reste donc peut-être 10-15 minutes. Les contractions sont vraiment fortes. Je décide de retourner dans la salle à manger que nous avons transformé depuis 15 jours en pièce d’accouchement. La piscine est gonflée, notre lit y est, les alèses sont prêtes… Je m’assois sur le lit, il est quand même très tard et je suis gênée d’appeler Françoise à cette heure, mais à ce moment là je n’ai plus de doutes sur le fait que c’est le bon moment. Chaque contraction devient de plus en plus douloureuse. On l’appelle donc. Elle a une heure de route pour venir, elle s’habille et vient immédiatement.
Moi, je décide de me mettre à 4 pattes sur le lit. Je n’avais pas osé tenter cette position pour Noa à cause d’une fracture du genou quand j’avais 15 ans et qui est encore sensible. C’est vrai que niveau contractions, c’était vraiment confortable. Je passe 4 contractions ainsi et je m’assois ensuite au bord du lit car mon genou me fait trop mal. A ce moment là, j’ai tellement mal pendant une contraction venue pendant mon changement de position que je me demande ce qui m’a pris de vouloir refaire tout ça. Pour moi, je ne suis qu’au début du travail, pour Noa ça avait duré 10h entre le début des contractions douloureuses et la naissance. Mais là c’est tellement fort…
Les contractions sont toujours toutes les 4 minutes, cela me permet de me reposer entre chaque. Je suis vraiment dans ma bulle, Florian me masse le bas du dos a chaque contraction, ça fait réellement du bien. Qq contractions plus tard, je lui demande d’arrêter, de très agréable et antalgique, le massage commence à me sembler insupportable. Une contraction arrive et je lui demande de se mettre devant moi pour m’agripper à lui. Cette contraction est d’une violence impressionnante et me semble durer une éternité. A la fin de celle-ci, je pleure de douleur et me dit que je n’y arriverait pas cette fois-ci. Je n’arrive pas du tout à relativiser, cet accouchement est tellement différent de celui de Noa que je n’arrive pas à avoir de repères. Florian me réconforte comme il peut. Je lui demande l’heure, Françoise ne devrait plus tarder. Une autre contraction arrive, j’essaye de l’accueillir comme il faut et ne surtout pas me crisper malgré l’appréhension de la douleur. Et là, au pic de la contraction, une énorme envie de pousser apparaît. Je pousse, ça me soulage énormément. Je me pose la question de savoir à quelle dilatation j’en suis, je ne voudrais pas pousser à un moment inopportun. Mais l’envie est bien plus forte et ça pousse tout seul. Je me rappelle de tous ces récits lus avec envie de cette sensation décrite lors de la poussée. Cet effacement de la douleur, le soulagement… je ressens enfin ces sensations.
Ca sonne au portail, il est exactement 3h41. Florian me demande si c’est bon. Je lui dis que oui, la contraction est finie. Il va donc chercher Françoise qui a pas mal de matériel avec elle sauf le tabouret d’accouchement qui est encore dans le coffre. Je suis soulagée de savoir qu’elle est là. Elle a apparemment demandé à Florian s’il savait où ça en était. Pour lui c’est sûr, bébé est sur le point d’arriver. Curieusement, les contractions ont fait une petite pause pendant que j’étais seule, et d’un coup, je sens qu’une contraction arrive. Et là, l’envie de pousser est bien présente dès le début. Assise au bord du lit, ce n’est pas la position idéale pour faire naitre le bébé. J’entends qu’ils parlent du tabouret dans la voiture.
Françoise attend que la contraction soit finie et court chercher le tabouret dans le coffre. Elle revient pile juste avant qu’une autre contraction arrive, j’ai même le temps de m’installer dessus. Je suis quasi à la même hauteur que sur le lit, du coup je suis bien dans cette position. On installe les alèses et une bassine dessous pour éviter que la poche ne se rompe par terre puisqu’elle est encore intacte. La contraction commence à monter, et je me mets à pousser. Apparemment la poche gêne. Françoise me dit qu’elle va mettre le doigt à la prochaine poussée pour qu’elle se perce car bébé remonte dès que j’arrête de pousser. Une fois la poche percée, je sens la tété appuyer bcp plus mais la contraction  étant finie, j’attends patiemment la suivante. Je m’excuse auprès de Françoise, parce que je fais de drôles de bruits pendant la poussée. Ca me fait penser à Xena la guerrière (allez savoir pourquoi, j’ai horreur de cette série qui passait à la Tv quand j’étais plus jeune), une sorte de râle, ou de grognement, mais ça m’aide beaucoup. Elle se met à rire et me dit « mais tu sais, on serait à ta place, on ferait surement pareil ».
C’est sur cette petite note d’humour que ma contraction arrive, la dernière avant la naissance du bébé, mais je ne le sais pas encore. Une petite poussée, et je sens la tête sortir jusqu’au front, une autre et la tête sort complètement. Encore une autre poussée, et c’est l’épaule que je sens passer, le reste du corps suit le mouvement très rapidement. Je suis encore sonnée, je m’attendais à souffrir atrocement comme pour Noa, et au lieu de cela, j’ai adoré cette sensation à l’expulsion. J’ai ressenti aussi cette fameuse brulure du périnée, mais ça ne m’a semblé que très peu douloureux au final car très bref. Je prends donc mon bébé contre moi en peau à peau. Je profite, je le regarde. Je ne sais toujours pas si c’est une fille ou un garçon, mais je ne suis pas pressée de le savoir, je préfère attendre encore un peu. Ce bébé est tout propre, il n’y a plus une trace de vernix. Il me semble minuscule contrairement à ce que l’on m’a annoncé depuis plusieurs mois. Je m’attendais à un bébé de 4,5 kg voire plus avec le dépassement de terme…
On reste ainsi jusqu’à ce que je ressente de nouveau des contractions. Je pousse alors pour faire sortir le placenta. Tout va bien, il est entier.
Mon mari va réveiller les grandes pour qu’elle puisse voir le coupage de cordon. C’est ce qui les a le plus marqué dans le film le « Premier Cri » et elles ont manifesté l’envie de le voir pour la naissance du bébé. Elles arrivent donc, Florian coupe le cordon. Elles sont un peu impressionnées de voir Françoise en pleine nuit à la maison et surtout pas très bien réveillées.
Elles regardent un peu le bébé et retournent se coucher, il est encore trop tôt pour se lever.
On me propose de m’installer au lit, je suis toujours sur le tabouret et ça commence à devenir inconfortable. Je donne donc le bébé à Florian qui, curieux regarde le sexe et m’annonce que c’est une petite Emy-Rose qui vient agrandir la famille. Je m’y attendais tellement que je ne suis pas du tout surprise. Je m’installe et on me remet le bébé en peau à peau. S’ensuivent plusieurs heures de calins et de tétées.
Après passage sur la balance, Emy-Rose pèse 3,920 kg et mesure 53 cm. Elle est née le 6 octobre 2008 à 3h53.

 

Murielle, maman de 5 enfants.

 

emy-rose.jpg

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 16:04

 

Préambule :
Bien avant la conception de Noa, notre décision était déjà prise, la naissance se ferait à la maison, dans notre cocon familial, loin de toute l’hypermédicalisation à outrance que nous avions eue pour nos 3 autres enfants. En effet, après 3 déclenchements, nous ne voulions plus de tout cela.
Il ne nous restait plus qu’à trouver la sage-femme qui nous conviendrait et avec laquelle nous pourrions instaurer une réelle relation de confiance réciproque. La tache paraissait pourtant ardue mais une fois la prise de sang positive, en cherchant un peu, nous avons finalement trouvé 3 sages-femmes qui acceptaient de nous accompagner.  
Après les premiers entretiens téléphoniques, mon choix s’est tout de suite porté sur C.M.. Le contact a été dès le début
chaleureux, j’étais très à l’aise avec elle. Notre premier rendez-vous fut donc fixé en janvier. Ce fut une véritable révélation de la rencontrer. Je découvrais enfin un professionnel de la naissance à mon écoute, respectueuse de ma personne et de mon intimité. Chaque visite mensuelle avec elle a été un réel moment de bonheur. Je pouvais lui parler de toute mes craintes sans aucun problème, de ce qui m’avait manqué lors de mes précédents accouchements, des souhaits que je voulais pour cette naissance… En bref, je trouvais enfin ce que je recherchais finalement depuis toujours, une véritable accompagnante à la naissance. Elle avait toujours une parole gentille et rassurante.
 
La préparation du travail :
 Tout ce qui pouvait faciliter l’accouchement a été fait. J’ai pris toutes sortes de doses homéopathiques pour favoriser la dilatation, les contractions efficaces… Je me suis énormément documentée pour me rassurer, lu beaucoup de témoignages d’AAD, en bref, je me suis énormément préparée pour cette naissance sur tous les plans.
Beaucoup d’angoisses sont tout de même remontées, parfois idiotes (je craignais par exemple de ne pas réussir à me mettre en travail seule, sans ocytociques ou hormones de synthèse…) et parfois plus sérieuses (comment arriverais-je à gérer la douleur sur le moment ?...)
 
La machine se lance doucement :
Le 2/06 : Vers 18h30, je commence à avoir des contractions toutes les 5 minutes. Florian va bientôt arriver du travail, je commence à y croire. Les contractions sont intenses, assez douloureuses mais je me dis qu’elles arrivent trop vite. Finalement, elles s’arrêteront quelques heures plus tard.
Le 3/06 : Je suis réveillée dans la nuit par un faux travail. Je n’y crois pas trop, ça ne ma parait pas du tout douloureux, eh puis, je me rappelle de ce qui s’est passé la veille. Je me rendors donc sans y faire attention.
Mes journées sont ensuite ponctuées de petites contractions, parfois douloureuses, parfois non. En bref, une fin de grossesse classique.
Du 8 au 10/06, c’est le calme plat. Je n’ai plus aucune contraction, je dors très bien la nuit. Je sais qu’il y a une pleine lune le 11/06 et j’espère que cela va déclencher les choses. Je commence sérieusement à avoir peur de dépasser ma DPA. C.M. n’est d’accord de me suivre que jusqu’à 42 SA. Après, il faudra envisager les choses à l’hopital. Cette échéance me stresse énormément et de nouveau j’ai peur que mon corps ne soit pas capable de se mettre en route tout seul.
Le 11/06, j’ai de nouveau un faux travail le soir. Je n’y croyais pas du tout, j’attendais donc qu’il s’arrète de lui-même.
 
 
L’accouchement :
Le 12/06, je me lève et une fois de plus j’ai passé une bonne nuit. Je me dit que je suis à J-3 de cette fameuse DPA et toujours rien. C’est la première fois que je suis enceinte aussi longtemps. Mais un autre état d’esprit m’envahit. Je décide de prendre mon mal en patience et de profiter des derniers jours de grossesse sereinement. C.M. m’appelle le matin pour savoir comment je me sens et si moralement je vais bien. Je lui dis que je pète la forme (je suis d’ailleurs étonnée de me sentir aussi bien en fin de grossesse) mais que l’approche de la Dpa me fait un peu peur. Comme à son habitude elle me rassure et me donne de petites combines naturelles pour déclencher les choses. Cela fait 9 ans qu’elle fait des AAD et pas une seule fois elle n’a envoyé un couple à l’hôpital pour DPA dépassée. On rigole un peu toutes les deux.  
Depuis ce coup de téléphone, je me sens euphorique, j’ai même presque envie de dépasser la Dpa pour profiter encore de mon bébé et de mon gros ventre. Mais quelque chose d’étrange « travaille » un peu et je commence à avoir un pressentiment que ce serait pour bientôt. Ma journée passe avec quelques petites contractions, Florian m’ayant prévenu qu’il devait à tout prix finir un travail pour le soir et qu’il fallait que je lui laisse le temps. Bien sûr c’était pour plaisanter, mais son souhait a été exaucé. Vers 18h, il m’appelle pour me dire qu’il va quitter le travail dans une petite demi-heure. Il m’appellera avant de quitter le bureau. De la, les contractions commencent mais je décide de ne pas trop y faire attention. Je ne calcule pas le temps entre chaque, et elles ne me paraissent pas plus fortes que lors des faux travails.
Finalement, il m’appelle un quart d’heure plus tard pour me dire qu’il arrive. Je le préviens que j’ai quelques contractions mais rien de bien flagrant. On décide donc d’aller faire un peu de voiture. Les contractions sont toujours la mais je n’y prête pas attention du tout.
Retour à la maison vers 20h. On a été cherché du mac do pour toute la famille. Les filles sont ravies et moi je n’ai pas à préparer à manger. Les contractions sont toujours là, je les sens bien mais elles me paraissent si peu douloureuses… Je continue mon petit train-train et couche les enfants. J’espérais tellement accoucher la nuit pour ne pas devoir gérer les grandes pendant l’accouchement que je commence à me dire que ces contractions sont quand même très régulières et reviennent souvent.
Tout en mangeant mon super repas très copieux, je décide avec Flo de voir la régularité. Il est 20h42 quand on commence à les noter et on s’aperçoit qu’elles sont toutes les 5 minutes. Je suis surprise de voir à quel point c’est régulier, quasiment à la seconde près. Trois quarts d’heure plus tard, elles passent toutes les 4 minutes. Là je me dis qu’il faut que j’appelle C.M. pour lui demander ce qu’elle en pense. Je ne veux surtout pas la déranger pour rien et j’ai tellement peur que ce soit un faux travail… Elle est tout de même à 135 km de la maison mais vu la régularité, je me décide à appeler.  
Je lui explique brièvement la situation mais en lui expliquant que même si je sens bien les contractions, elles me paraissent malgré tout très gérables. Celles que j’avais connues pour mes 3 autres enfants étaient tellement plus douloureuses…
Elle décide malgré tout de venir, me rappelant que c’est un 4eme bébé et qu’au pire des cas, elle passera la nuit à la maison pour rien et que ce n’est pas grave du tout. Je suis finalement soulagée de savoir qu’elle va venir vérifier. Je décide de prendre une douche bien chaude parce qu’avec la chaleur qu’il fait, je me sens très moite. Et là, malheur, les contractions disparaissent. Je suis super gênée, C.M. ne devrait plus tarder et je n’ai plus de contractions. Eh puis d’un coup, elles reprennent, avec toujours la même régularité et intensité.  
C.M. arrive vers 23h30 et décharge tout son matériel. Elle est sûre que c’est pour cette nuit on dirait… Elle me demande comment je me sens et je lui répond que ça va super. On discute, on rigole, bref, je n’ai pas du tout l’impression d’accoucher. Les contractions sont toujours là et elle me conseille de ne plus trop regarder l’heure. Elle m’aide à bien souffler à chaque contraction et me propose de regarder où ça en est pour voir.  
Direction la chambre où nous avons-nous aussi tout préparé. Elle écoute le cœur du bébé pour voir si tout va bien avec un stéthoscope électronique. Tout est nickel, 140 battements par minutes. Elle m’ausculte, sourit et m’annonce fièrement un 6-7 cm avec un col encore épais. Je n’en reviens pas ! Je suis surprise et manque de pleurer à l’idée que la naissance est pour bientôt. Les contractions me paraissent tellement faciles à passer… Je demande à C.M.  si on remplit la piscine ou bien si on laisse tomber cette idée d’accouchement dans l’eau. Elle me dit que c’est comme je veux mais que ça risque de s’accélérer et que ça ne servira donc à rien.  
Nous retournons au salon, Flo est fier de moi que j’en sois déjà là et a l’air aussi ravi que moi. Je m’installe à table, sur une chaise. Je me sens super bien dans cette position.
Un peu plus tard, je ressens le besoin de m’isoler dans la chambre. On met une lumière très douce et diffuse et je commence à rentrer en moi pour me détendre au maximum. Flo me rejoint et ne me quitte plus. Je perd la notion du temps, les contractions se font plus rapprochées et intenses. Je ressens une énorme gène au niveau du pubis à chaque contraction. Ca commence à devenir plus douloureux mais avec la technique de respiration, tout va très bien. Je demande à Catherine de m’ausculter de nouveau pour voir où j’en suis. J’ai besoin de savoir que le travail avance. Pour ma 2eme fille le travail s’était arrêté à ce stade et j’avais frôlé la césarienne… Bilan : 7 cm mais col très fin. C.M. me voit très déçue, je commence à avoir peur. Elle me rassure en me disant que ça a tout de même bien avancé, que la tête est vraiment bien descendue et que le col a pas mal bougé en épaisseur. Mais moi, je ne vois que ce 7 cm de dilatation qui reste stable. Je décide donc de prendre un bain chaud pour aider. C’est tout un périple pour arriver à la salle de bain qui est à côté de la chambre. Je suis stoppée par une contractions très fréquemment. Je me met dans le bain et là, les contractions s’espacent mais sont beaucoup plus douloureuses. Je ne suis pas bien du tout dans cette position. Au bout de 2 contractions, je décide de sortir… et les contractions s’enchainent bien plus fortes qu’avant.
Je retourne avec difficulté dans la chambre, c’est douloureux mais à chaque contraction je suis aidée par C.M. qui me guide pour la respiration et par Flo qui me masse le bas du dos. Ca me soulage vraiment beaucoup. Je me sens accompagnée et rassurée comme je ne l’avais encore jamais été. Un bon moment passe. C.M. me demande si je commence à ressentir l’envie de pousser et je lui dis que non. Je lui demande de vérifier à nouveau où ça en est (je crois qu’elle est surprise de cette demande, habituellement elle évite les touchers au maximum) et elle m’annonce de nouveau 7 cm. Elle me propose de me mettre sur le côté gauche, callée dans des coussins plus ou moins dans les bras de Flo. Je me sens bien comme ça mais intérieurement je craque un peu. Je suis tellement déçue que ça n’avance pas. C.M. me dit qu’il faut que je laisse mes angoisses au placard, que tout va très bien se passer, que c’est juste un peu long mais que de toute façon arriver à 7 cm avec le sourire, ce n’était pas normal, ça allait forcément s’amplifier un peu.
Je repense à beaucoup de choses, à ma mère qui me disait quand j’étais petite que j’étais bonne à rien, que jamais je n’arriverai à mettre au monde un enfant normalement parce que j’étais douillette. Et là, je dis à Flo que je n’y arriverais pas, ça n’avance pas. Une fois de plus, tout le monde me rassure. C.M. me conseille de me détendre au maximum entre les contractions, voire même de somnoler si j’y arrive. Et j’y arrive tout a fait. D un coup, je suis bcp plus détendue et je laisse les contractions m’envahir complètement. Ca devient beaucoup plus intense, je commence à pousser des bruits un peu rauques quand la contraction est au maximum. Je remarque que mon corps travaille parfaitement, je commence à sentir pousser très faiblement. La poche est toujours intacte, c’est ce qui gène sûrement un peu…
Je remarque aussi que les contractions ne sont plus vraiment régulières, il y en a 3 ou 4 très fortes qui se suivent et s’enchaînent et j’ai ensuite quelques minutes de répit où je m’endors presque.
Les choses sérieuses commencent alors, je n’ai pas la notion du temps mais je dirais qu’il y a eu environ une demi-heure de passée en position sur le côté. Au point culminant de la contraction, mon corps se tend et pousse tout seul. Ca commence très gentiment et à ce moment là je suis énormément soulagée. La poche gène, C.M. me dit qu’elle va sûrement lui exploser à la figure. Je suis tellement concentrée que je ne prête plus trop attention à ce qui m’entoure. Les poussées se font de plus en plus insistantes mais je ne sens rien de particulier s’engager en plus.
Au moment où C.M. enfile ses gants, la poche explose (et ce n’est pas une image, il y a vraiment eu un bruit très fort et les eaux ont vraiment jaillies). Je me dis que maintenant les choses sérieuses vont commencer. Jusqu’à maintenant, j’étais très calme et ne faisait pas de bruits autres que ces petits bruits rauques. Je m’étonnais d’ailleurs moi-même…
Mais d’un coup, une nouvelle contraction arrive, mon corps se met à pousser tout seul d’une force incroyable. A ce moment là je hurle de cette puissance qui me surprend mais aussi de douleur. Je sens mon bébé s’engager et descendre dans le bassin. Je sens sa tête sortir puis les épaules et le corps. Seulement une contraction aura suffit à la faire sortir, mais je dois dire que j’ai donné tout ce que j’avais pour abréger ce moment qui a été pour moi le plus douloureux.
L’expulsion m’a laissé un goût un peu étrange, j’aurais aimé attrapé mon bébé moi-même, que ce soit un moment calme et serein que je pourrais me remémorer et ça en a été tout autrement. Cette intensité, cette puissance et cette douleur combinées m’ont réellement impressionnées. Ma péri n’avait pas marché pour ma 3eme fille et je pensais avoir tout ressenti à l’expulsion mais j’étais bien loin du compte.  
Une fois mon bébé posé sur mon ventre, je respire de nouveau comme il faut, je suis heureuse, je la regarde et pour la première fois je peux enfin regarder et toucher son cordon. Je sens une gène dans le bas de mon ventre et je pousse une toute petite fois. Le placenta sort seulement 2 ou 3 minutes après la naissance. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si rapide…
Flo coupe donc le cordon et C.M. me montre un peu le placenta, nous explique son fonctionnement… Je le touche, c’est incroyablement doux.
Je suis trempée de la tête aux pieds, C.M. veut me faire une toilette mais je préfère aller prendre une douche. Noa m’a fait son premier méconium dessus et j’ai du liquide amniotique et du sang un peu partout.
Je fais le plus vite possible, Flo me disant que Noa commence déjà à téter ses doigts. Ils en profitent pour la peser, bilan : 4.180 kg ! Un beau bébé que l’on avait estimé à 3.5 kg à terme…
Je retourne dans la chambre, tout a déjà été nettoyé et rangé, quelle efficacité ! Je mets donc Noa au sein et là, après quelques essais infructueux, elle se met à téter goulûment pendant plusieurs minutes. Elle réclamera encore peu de temps après.  
C.M. va se coucher un peu avant de reprendre la route, Flo dort un peu et moi, je reste avec ma petite puce tranquillement. Je la regarde, je la sens, en bref, je profite complètement d’elle.
Elle n’a pas été aspirée et crache ses glaires seules après la tétée, il y en a finalement très peu.
Je n’ai pas réussit à dormir ce jour là, les évènements me revenant sans cesse en mémoire.
Flo et moi sommes étonnés de la différence de comportement qu’il y a entre Noa et nos 3 autres filles. C’est un bébé très éveillé et très présent, rien à voir avec les bébés somnolents que nous avions eu avant.
 
Noa est donc née le 13/06/06 à 3h55. Elle faisait 4.180 kg et 50cm avec un PC de 36 cm. 

 

Murielle, maman de 5 enfants.

 

noa-qq-heures-102225031fe.jpg


 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:11

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Mamans nature, qu’est ce que c'est exactement?  
 
Avant j'aurais dit que c'était des mamans ,un peu trop écolos, un peu trop a fond...  
mais la grossesse et surtout la naissance de mon 1er enfant m'ont permis de me révéler...  
A presque 23 ans, j'ai découvert les joies d'être une maman nature et je suis définitivement conquise! Autour de moi, on me trouve parfois un peu trop mais je suis devenue fière d'être différente et surtout de faire ca pour ma fille!  
 
Quand Emma a eu 4mois, j'ai découvert les couches lavables (ou comment faire de sa fille une fashion victime jusqu'au bout des fesses!)Au début, j’ai craqué sur le concept santé, le fait de ne plus lui mettre de produits toxiques sur quelque chose qu'elle porte presque 24h/24!Maintenant, je navigue sur les sites de couches comme si je faisais du shopping et lui achetais des robes! Et oui, on peut être maman nature et aimer la mode!  
 
C'est à ce moment là que j'ai également découvert l'hygiène naturelle infantile. Impossible ici de pratiquer a 100% ayant tous les 2 un métier a temps plein mais nous prenons plaisir a écouter ses besoins et nous savons d'avance que nous le referons pour le 2e enfant!  
 
Pour tout ce qui est produits d'hygiène, d’entretien, je n'arrive toujours pas à comprendre les personnes qui savent pour le paraben et qui en utilisent quand même...Etre fières de quoi là?!  
 
L'allaitement, avant même pas en rêve! Maintenant, (après avoir allaité ma fille 1an, il est évident que je ferais de même pour mon 2ème car ce n'est que du bonheur!)


les petits pots, inconcevable pour le moment d'acheter du tout faits...beurk! on me dit que c'est plus pratique, plus facile...c'est si difficile de lever ses fesses 5minutes top chrono d’internet pour aller éplucher 3 légumes et les couper?!  
 
Le portage, une évidence...un tel partage mais aussi une praticité énorme!!  
 
Je pense avoir résumer ma conception de la maman nature par rapport a ce que je pratique...une pratique que je suis fière d'avoir , j'essaie de donner le meilleur mes enfants.

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 18:43

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Pain égyptien ou lavash

 

Pour 15 petits pains:

 

280g d'eau tiède

Sel

450g de farine

1 sachet de levure de boulanger.

 

*Mettez la levure dans un peu d'eau tiède (environ un verre) de vos 280g d'eau tiède, laissez 15 min.

 

*Dans un saladier mettez la farine, ajoutez l'eau avec la levure, puis le reste d'eau, salez, pétrissez environ 10 min. (possible de mettre tous les ingrédients dans une machine à pain et de lancer le programme pâte).

 

*Recouvrez d'un linge et laissez reposez 1h à température ambiante.

 

*Retravaillez la pâte 5 min.

 

*Découpez la pâte en 15 boules de la taille d'un œuf.

 

*Laissez reposer 30 min.

 

*Farinez votre plan de travail et aplatissez chaque boule en galette de 15 cm environ

 

*Cuisez à la poêle 1 à 2 min de chaque coté.

 

pain_desert_egypte.jpg

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 18:16

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1 kg de semoule fine

1 œuf entier et 1 jaune pour dorer

1 verre d'huile

1 verre à thé d'eau de fleur d'oranger ou d'eau de rose

1 cuillérée à soupe de grains de sésame

quelques grains d'anis.

3 cuillerées à café e sel

1/2 verre de lait

 

 

Préparation :


Dans une bassine, mettez la semoule, saupoudrez de grains de sésame, de grains d'anis et de sel.

 

Mélangez un peu avec les doigts puis creusez une fontaine.

 

Versez l'huile au centre, la levure diluée dans le lait tiède.

 

Pétrissez longuement la pate sans cesser de l'asperger d'eau d'oranger ou de rose tiède.

 

Rassemblez la pate en boule.

 

Laissez la reposer sous un torchon durant 1H.

 

Reprenez la pate, pétrissez la encore 10min en l'aspergeant d'eau jusqu'à ce qu'elle devienne homogène et tendre.


Ajoutez l'œuf entier, pétrissez à nouveau la masse avec la paume des deux mains travaillant en sens contraire.


Divisez la masse en deux ou trois pâtons. Les modeler en forme de  galette.


Disposez-les sur un plateau préalablement huilé et fariné.

 

Couvrez-les d'un torchon, et laissez reposer encore 2 h.

Préchauffez le four à 200°

 

Retirez le torchon, dorez les pains au jaune d'œuf, saupoudrez de quelques grains de sésame faites cuire 15min à 20min à feu modéré.

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 13:36

pain-au-maroc-maroc102.jpg

300 g de farine.

200 g de farine de mais (polenta)

1cc de sel

250 ml d’eau tiède

20 g de sucre

1 portion de levure maison

 

Levure maison :

 

100g de farine

2CS de polenta

1CS d’huile d’olive

110 ml d’eau tiède.

 

Mélangez les farines dans un saladier.

 

Versez l’huile et 110 ml d’eau.

 

Travaillez la pâte 15 minutes jusqu’à ce qu’elle soit lisse et souple. Ajoutez au besoin un peu d’eau.

 

Saupoudrez de farine et formez une boule.

 

Placez dans une terrine graissée et laisser lever entre 12 et 24 heures.

 

 

 Fabrication du pain :

 

Délayer dans 100 ml d’eau tiède, la levure maison, le sel et le sucre, couvrir et laisser reposer pendant 15 minutes.

 

Dans un grand récipient  mettre les 2 sortes de farine, faire un puits au centre puis ajouter le mélange de  levure  petit à petit tout en mélangeant.

 

Bien pétrir pendant 15 minutes. La pâte doit être molle et lisse (possible de pétrir dans une machine à pain).

 

Couvrez la pâte avec un torchon humide et laisser reposer pendant 1 heure. La pâte doit doubler de volume.

 

Écrasez  la pâte plusieurs fois avec les poings faire  sortir l’air.

 

Formez 2 boules et étalez pour obtenir  2 disques de 2 cm d'épaisseur.

 

Couvrez et  laissez lever 1 heure ou 2 heures selon la température de la pièce.

 

Préchauffez le four à 220°  (placez un récipient d’eau au fond du four).

 

À l’aide d’une fourchette, faire quelques petits trous sur les pains.

 

Pulvérisez de l’eau sur les pains.

 

Enfournez pendant 30 minutes, jusqu’à ce  que la croûte soit bien dorée.

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 12:09

 

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  • 22cl d’eau de source
  • 5cl d’huile d’olive
  • 2 œufs entiers  + 1 blanc (garder le jaune pour le badigeon)
  • 1cc de sel
  • 250g de semoule extra-fine
  • 250g de farine T80
  • 25g de levain fermentiscible. ( internet, magasin bio)

 

 

Mettre tous les ingrédients dans cet ordre dans la machine à pain.Si vous n’avez pas de machine à pain, vous pouvez pétrir au robot (avec les lames en plastique) ou encore à la main : mélangez  tous les ingrédients puis ajoutez l'eau petit a petit  jusqu'à obtenir une boule. Bien pétrir pendant 15 mn environ

 

Lancer le programme pâte.

 

Au bout d’1h30 environ, la pâte à doublé de volume.

 

La rompre au poing et la façonner en 2 boules.

 

Laissez détendre 10 minutes sur un plan de travail fariné.

 

Mettre sur la plaque du four avec un papier sulfuriser et laisser lever 1h. (Dans le four préchauffé a 30° et éteint.)

 

Préchauffer le four à 200° thermostat 6)

 

Une fois les pains bien gonflés, les dorer au jaune d’œuf +un peu de lait. Vous pouvez saupoudrer de graines de sésame ou de pavot.

 

Piquer à laide d’une fourchette puis enfourner dans le four chaud.

 

Cuire 20 minutes.

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 14:35

 

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  • 1 mesure de sel fin
  • 1 mesure d’eau
  • Colorant alimentaire ou épices (curcuma, safran, cannelle...)
  • 2cc d’huile
  • 3 mesures de farine
  • 2cs de maïzena

 

Mélanger tous les ingrédients dans cet ordre. Pétrir jusqu'à obtenir une pâte lisse et souple.

A conserver dans une boite hermétique.

 

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Published by sarah - dans jeux
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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 12:24

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«  Le portage, c’est mon espace de liberté, mon coin rien qu’à moi. Sans le portage, je serais probablement perdue aujourd’hui, avec mon bébé de huit mois, perdue dans les mille et une recommandations des mille et une personnes qui savent mieux ( ?) que moi : pédiatres, infirmières, puéricultrices, mais aussi et surtout : Laurence Pernoud et autres ouvrages de référence, copines et voisines, cousines, tantines, (belle)-mère, (belle)-soeur, mamans-internautes croisées dans des forums …

Le portage, c’est mon allaitement. Mon allaitement, le vrai cette fois-ci, je ne l’ai pas réussi. J’ai allaité six semaines exclusivement (sein et tire-lait), et puis encore six semaines en mixte. Trop de difficultés, trop de conseils (contradictoires), trop de pression, trop d’attentes, trop de fatigue, peu d’encouragements. Le portage est venu prendre la place que l’allaitement n’a pas eue.

Je porte à la demande. Je ne donne pas le sein, mais je donne le dos. Ou la hanche. Même le ventre (ces derniers mois, je ne portais plus sur le ventre, ça me faisait mal, et puis depuis hier, comme par magie, ça marche de nouveau, quel bonheur).

Je porte depuis que ce petit bébé a été conçu et ça n’a pas cessé.

Ton lit, en journée, c’est moi. Ta poussette, c’est moi. Tes vêtements, ce sont les nôtres : nos écharpes.

Pourquoi ai-je plus d’une écharpe ? Parce que pour moi, pour nous, l’écharpe, ce n’est pas comparable à … un chauffe-biberon, par exemple. L’écharpe n’est pas un outil, c’est un lien. Cordon que je déroule et déploie, puis que j’enroule autour de moi, de toi. C’est tout notre amour qui est dedans. Donc, c’est du vivant. Donc il m’en faut plein, des écharpes : toutes les couleurs.

J’aime l’écharpe aussi pour sa polyvalence : châle ou étole pour se faire belle et protéger ses épaules, couverture pour pique-niquer sur l’herbe ou pour couvrir mon bébé qui dort, jeu, doudou, ce que l’on veut. Une liste de naissance pourrait se limiter à ce seul objet.

Le portage, c’est mon espace de liberté. Je suis la première dans ma famille qui porte son bébé. On me regarde faire, mais on ne dit rien. Personne n’est plus compétent que moi, personne ne peut me dire : « Ton nœud est mal fait. » Tout ce que je sais sur le portage, je l’ai appris par moi-même, en autodidacte. Pas d’atelier. Pas de maîtresse. Quelle satisfaction pour cette jeune maman toujours sur la sellette !

Porter mon enfant m’a permis d’accepter que la réponse à tous les chagrins de ce petit bout qui pleure, c’est moi, une idée qui me faisait très peur. M’a appris à me rendre disponible, rendre disponible mon corps. Et à me sentir forte. Je songe à ce dessin de Nicoz Balboa avec pour slogan : « Moi je fais du lait . .. toi c’est quoi ton super-pouvoir ? » Aujourd’hui, comment être une maman forte, une maman que les autres mamans/non-mamans, le monde médical, l’industrie, la publicité ne fragilisent pas, ne pourchassent pas ? »

 

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