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  • sarah
  • mère comblée de 5 enfants, passionnée par le maternage et le naturel.
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 11:40

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Nous sommes le vendredi 25 mars, je me lève avec un petit moral, j'ai des contractions depuis plusieurs jours, chaque nuit j'y crois mais je me lève le matin et tu es toujours au chaud dans mon ventre ... Ça devient dur pour moi, je dors mal, je suis fatiguée, mon corps souffre de partout, j'en ai marre de cette grossesse, j'ai envie de te voir, envie de te serrer contre moi et surtout, surtout, j'ai très envie de te sentir, de respirer ton odeur de nouveau-né ...

Nous sommes à 4 jours de mon terme, je n'en reviens pas ! J’étais tellement sure d'accoucher en avance ! Je te porte très bas depuis plus d'un mois, j'ai beaucoup de contractions, un col très favorable, et pourtant tu préfères rester encore un peu dans mon ventre, tu as l'air de t'y plaire !

Ce vendredi donc, je me lève, déçue une fois de plus parce que j'ai eu des bonnes contractions presque régulières pendant une partie de la nuit, mais le travail ne s'est pas mis en route. Je commence à me demander si tu vas avoir envie de sortir toute seule ou bien si je vais devoir me faire déclencher à l'hôpital, ce que je ne veux surtout pas ... j'essaie de chasser vite cette idée de ma tête !

La matinée passe tranquillement. Je demande à ton papa de rester avec moi à la maison car il avait prévu d'aller bricoler dans le jardin; il me dit qu'il va juste finir un truc et ensuite il passe la journée avec moi. De mon côté, je ne fais pas grand-chose, je donne la douche à ta grande sœur, je prends la mienne, je passe un petit coup d'aspi et je m'installe sur le canapé pour jouer aux lapins crétins sur la Wii. Je me dis que ça me passera le temps et que ça me changera les idées !

Ton papa rentre à la maison et prend ma place sur la Wii, moi ça me gonfle vite ces jeux !! Je le regarde jouer un moment, je me détends comme je peux. De temps en temps, j'ai une contraction, mais pas très douloureuse, je sens juste quand elle arrive et quand elle repart ... Puis ton papa me propose d'aller manger à KFC, à Poitiers. C'est un peu loin de la maison, mais après tout pourquoi pas, je ne risque pas d'accoucher dans la voiture avec ces misérables petites contractions ! Nous nous préparons et nous voilà parti avec ta grande sœur pour pas loin de 150 km aller-retour juste pour tester un nouveau sandwich qui nous fait baver chaque fois qu'on en voit la pub à la tv !!hihi Sur la route, j'ai une pensée pour Amandine, une maman qui a accouché avec la même sage-femme que moi quelques jours plus tôt, et qui habite pas loin de Poitiers. Je me dis qu'elle a de la chance de serrer son bébé dans ses bras et que peut être, nos bébés n'auront que quelques jours d'écart ...

Nous mangeons donc tranquillement, je ne suis pas très en forme, j’ai parfois des contractions ; mais je suis contente d'être sortie de la maison, de changer un peu d'air, ce qui m'a permis pendant quelques heures de ne plus penser à cet accouchement qui ne veut pas arriver. Dans la voiture, au retour j'ai beaucoup réfléchit, et puis j'ai parlé avec ton papa. J'ai décidé que j'allais lâcher prise par rapport à mon accouchement. Quoi qu'il arrive, tu vas naître, ce sera chez nous ou ailleurs mais dans 4 jours maximum, je sais que tu seras enfin dans mes bras, c'est tout ce qui compte. Ça ne sert à rien de me mettre la pression, je me fatigue pour rien et je sens que je bloque les choses ... J'en parle d'ailleurs longuement ce jour-là avec Murielle sur msn, je pense que cette discussion m'a fait du bien. Elle me conseille d'appeler ma sage-femme pour en parler avec elle, mais je n'arrive pas à me décider, parce que j'ai peur de la déranger et qu'elle me dise que je me prends la tête pour rien car je ne suis pas encore à terme. Je me ravise donc et, en rentrant à la maison après que ton papa m’ai massé le bas du dos et le bas du ventre avec une préparation d’huile « magique » qui déclenche l’accouchement ; je vais m'allonger un peu pour essayer de récupérer de ma nuit trop courte ! Je fais une petite sieste qui me fait du bien.

Vers 16h, je vais chercher ta grande sœur E au bus en voiture. En me voyant, elle a l'air encore déçue que tu ne sois pas née ! Je lui dis que non mais que pourtant ça commence à travailler dans mon bidon et que ça ne va peut-être pas tarder ... Nous rentrons à la maison et ton papa va chercher tes 2 frères à l'école. Quand ils arrivent, nous restons tous dehors pour gouter et profiter du beau temps. Je vais faire une petite promenade avec M, nous allons voir les vaches et les poules dans la ferme pas très loin de la maison. Je me dis que marcher ne pourra qu'aider le travail à se déclencher et te faire descendre. J’ai toujours quelques contractions de temps en temps mais qui sont très supportable. A m’offre un joli bouquet de fleurs qu’il a été ramassé, il est trop mignon !

En fin d’après-midi, nous rentrons, et je décide de cuisiner une tourte aux pommes de terre (une bisteu), une recette que ma copine Estelle m’a donné et qui me fait très envie ce soir... Ton papa m’aide à la préparer car je peine à rester longtemps debout. Je mets la tourte au four et ton papa va chercher T à son entrainement de rugby. Quand ils rentrent nous passons tous à table et je me régale de la tourte malgré les contractions qui se font de plus en plus présentes.

Après le repas je m’aperçois que j’ai des pertes rosées puis mêlées de sang, je décide donc de préparer le lit au cas où le travail commencerait pendant la nuit, pour éviter de faire trop de bruit. C’est T qui m’aide à installer la bâche sur le lit puis un vieux drap housse. Je sors aussi les alèses et tes premiers vêtements, je me dis que de les voir m’aidera pendant l’accouchement. Les contractions commencent à me faire souffler mais restent tout à fait supportables. Je décide de ne pas me focaliser dessus et de ne pas calculer le temps entre chaque : j’ai été trop déçu les autres soirs quand je le faisais !

Ton papa et tes frères regardent un match de foot à la télé, moi je vais m’allonger dans le lit avec mon PC, les contractions sont bien là, elles sont un peu plus douloureuses, j’ai l’impression que ta naissance est pour très bientôt mais je n’ose toujours pas y croire ! La soirée passe, j’ai du mal à rester dans le lit, je n’y suis pas bien. Je me relève plusieurs fois, je vais voir ton papa, je lui dis que j’ai mal, que je pense que le travail est en route, je vais prendre une douche bien chaude pour voir si ça me soulage et en sortant je fais un peu de ballon, mais les contractions assise dessus sont trop désagréables … Tout le monde est couché, il reste juste ton papa et moi dans le salon, je n’arrive pas à aller me coucher, je sens que mon corps travail. Je décide tout de même d’aller m’allonger un peu, je te parle, je te rassure, je te dis que tu peux venir, que je suis prête, qu’on va faire le chemin ensemble et que je serais là, avec toi tout le long, et que j’ai hâte de te rencontrer et de te serrer contre moi… Puis je me relève, je retourne dans le salon avec ton papa, qui regarde toujours la télé. La nuit a commencé... Je tourne en rond, je prends les contractions debout, appuyée sur la table ou sur le canapé car elles me font mal dans le dos (tu as décidé de te mettre le dos à droite, j’aurais des contractions dans les reins jusqu’à la fin …) et c’est la seule position qui me soulage un peu. Je ne calcule pas le temps entre deux contractions, je ne le ferais pas pendant tout l’accouchement, je n’ai pas envie de me focaliser la dessus, je laisse faire les choses à leur rythme, je trouve ça plus facile. Vers minuit, je dis à mon chéri que j’ai envie d’appeler notre sage-femme, mais j’ai peur de la déranger pour rien, que ce soit encore un faux travail qui fini par s’arrêter comme les autres jours. Pourtant, je sais que la douleur n’est pas la même, je sais au fond de moi que c’est bien parti, mais ça ne me semble pas régulier et pas encore très douloureux, du coup j’ai peur de la réveiller trop tôt … Je me décide quand même vers minuit et quart, parce que lors de mon dernier accouchement, j’ai trop tardé, le travail a été vite et du coup ma sage-femme est arrivée un peu après l’accouchement. Cette fois je sais que j’ai trop besoin d’elle pour qu’elle arrive trop tard, je ne veux pas prendre le risque, j’appréhende beaucoup la douleur et je sais qu’elle saura m’aider, me réconforter, m’encourager à la supporter. Au téléphone, je trouve la voix de Dorota bien réveillée, ça me rassure je me dis que peut être que je ne l’ai pas réveillé !! (En fait si !!), elle me demande de lui raconter ce qui se passe. Je lui explique que j’ai des contractions depuis l’après-midi qui se sont intensifiées et qui commencent à revenir plus souvent et à me faire un peu mal, mais je ne sais pas si c’est un faux travail ou un pré travail. Elle me dit qu’elle va se préparer et venir. Bon cette fois je crois que c’est parti pour de bon !

Je retourne dans mon lit pour me reposer, je me mets sur le côté avec mon coussin d’allaitement entre les jambes. C’est cette position que j’avais adopté pour la naissance de M, j’espère qu’elle me conviendra cette fois encore. Le souci c’est que dans cette position les contractions s’arrêtent ! J’en ai quand même une de temps en temps mais elles se sont largement espacées, arfff. Dorota arrive environ 1 heure après mon appel, elle vient dans la chambre après avoir descendu son matériel de sa voiture, et me demande comment je vais, je suis gênée de lui dire que je n’ai presque plus de contractions … Elle écoute le cœur de ma puce et me dit qu’elle va très bien puis elle m’examine .J’ai peur du verdict !!Je suis à 4 cm de dilatation, ta tête est très basse, je perds le bouchon muqueux, cette fois c’est

Sûr, nous allons bientôt nous rencontrer ma puce !

Nous discutons un moment tous les 3 dans la chambre, je suis toujours allongée sur le côté et je n’ai toujours plus ou quasi plus de contractions… Je suis embêtée ! Je décide de me lever, je sais que les contractions vont revenir, je ne suis pas très motivée, je sais que je vais avoir mal !!! Effectivement, debout, les contractions reviennent rapidement ! Je m’appuie le dos sur le mur quand une nouvelle arrive. Elles sont encore bien espacées mais me font quand même mal …Vers 2h je crois, ma sage-femme me propose d’aller dans le bain, si ça ne fait pas avancer le travail, au moins ça me détendra un moment. Je demande à ton papa d’aller remplir la baignoire d’eau bien chaude puis je vais vite m’y glisser.Ca fait un bien fou ! Après avoir essayé plusieurs positions (bon sang qu’elle est petite cette baignoire !!!) Je me sens bien allongée sur le ventre, en apesanteur. Les contractions sont toujours espacées mais elles me font souffler à chacune d’elles. Je propose à mon chéri et à Dorota d’aller se coucher, je suis bien dans mon bain et je préfère qu’ils aillent se reposer plutôt que de me regarder ! Je reste environ 2 heures dans le bain, je m’y sens vraiment bien, les contractions sont plus gérables je trouve dans l’eau, elles reviennent un peu plus souvent mais je crois qu’elles ne sont toujours pas régulières et j’ai peur de sortir et qu’elles deviennent beaucoup plus douloureuses ! Mais au bout de 2 heures l’eau est de nouveau froide, je suis fatiguée, mal installée, j’ai envie de faire pipi et surtout de dormir ! J’appelle plusieurs fois mon chéri, qui dort (humm qui ronfle même !!) dans la chambre à côté de la salle de bain, il fini par m’entendre et vient me rejoindre. Je lui dis que j’en ai marre, que je me sens un peu seule, que je suis fatiguée, que j’ai envie de sortir mais que j’ai peur d’avoir plus mal une fois hors de l’eau … Il m’aide à m’essuyer, à faire pipi et à aller dans notre chambre. Il est environ 4h du matin. Je lui demande d’aller réveiller notre sage-femme, je voudrais savoir si les contractions que j’ai eu ces dernières heures ont été efficace sur mon col et puis j’ai besoin qu’elle me rassure. Quand elle arrive, je suis de nouveau allongée sur le côté, avec mon coussin d’allaitement. Finalement je ne me sens pas trop mal, j’ai l’impression que les contractions se sont de nouveau presque arrêtées. Je le dis à Dorota et lui demande de regarder ou en est mon col mais de ne pas me le dire si ça n’a pas bougé parce que je serais trop dégoutée et déçue … Elle écoute d’abord le cœur de ma puce et me dit que tout va très bien pour elle et puis elle regarde mon col mais ne me dit rien et part dans la salle de bain ! Je regarde ton papa, dépitée et inquiète par ce qui m’attend et, quand ma sage-femme revient, je lui demande quand même ou j’en suis mais elle refuse de me le dire ! J’ai compris toute seule, ça n’a pas ou que très peu avancé, arff la peur commence à me submerger, j’ai peur de la douleur qui m’attend, j’avais oublié mais ça revient peu à peu, je ne dis rien mais l’angoisse est là … Je réussis quand même à faire dire à Dorota que je suis à peu près à 5 cm de dilatation, elle pense que je ne suis pas encore en travail mais en pré travail, ce qui, pour moi fait une grosse différence. Je pensais avoir un accouchement rapide, comme celui de ta grande sœur, mais visiblement ça sera beaucoup plus long. Elle me demande si ça me poserait vraiment un problème de n’accoucher que dans l’après-midi, là, au fond de moi je panique, j’ai très peur parce que je me demande comment je pourrais tenir aussi longtemps, comment je pourrais gérer la douleur tout ce temps sans craquer. Et puis je pense à mes grands qui sont à la maison, qui vont se réveiller et dont on va devoir s’occuper. J’avais tellement espérer accoucher de nuit pour ne pas avoir à gérer ce soucis avec les enfants … J’explique donc à Dorota tout cela et elle me rassure en me disant que tout se passera bien pour les enfants, qu’il ni a pas de problèmes. Comme j’aime son optimisme !!!

Dorota me propose qu’on aille tous les 3 dormir un peu, elle a raison, à quoi bon continuer à se regarder dans le blanc des yeux à cette heure-ci, puisque le travail est quasiment arrêté !! Elle retourne dans le salon se coucher sur le canapé et avec ton papa on se couche. Je ne sais pas quelle heure il est, peut être 4h30 ?? Ce que je sais c’est que j’arrive à somnoler jusqu’à 6H30. J’ai bien eu quelques contractions douloureuses pendant ce temps mais j’ai réussi à dormir quand même et ça m’a vraiment fait du bien ! Mais quand je me réveille, je suis prise d’une grosse crise d’angoisse .Je me sens pas bien du tout, je suis oppressée dans cette chambre, j’ai une grosse boule dans la gorge, j’ai peur, pourquoi je n’accouche pas ? Pourquoi le travail ne se met pas en route pour de bon ? Comment je fais pour accoucher avec tes 5 frères et sœurs à la maison ? J’ai peur de la douleur qui m’attend, peur de ne pas la supporter, que ce soit trop dur … Je veux peut être trop maitriser les choses, je n’arrive pas à lâcher prise et à laisser mon corps faire son travail, j’ai trop de peurs qui m’en empêche … Je dis à ton papa que ça ne va pas, mais je sens bien qu’il est encore tout endormit et qu’il ne m’écoute pas vraiment, alors je lui dis que je vais aller voir Dorota dans le salon pour parler un peu avec elle.

Nous parlons un petit moment avec Dorota, elle est super, à mon écoute, juste là pour moi, c’est tellement différent de l’accouchement à l’hôpital … J’apprécie vraiment ce moment, elle arrive à me rassurer et, l’air de rien, les contractions reviennent, régulières, douloureuses, toujours dans les reins, outchhh que ça fait mal ! Je m’appuie sur la table, sur le plan de travail de la cuisine, mais elles me broient le dos à chaque fois … J’arrive quand même à lui faire un café, elle me dit que ça m’occupera !!Hihi Mais ça y est, je suis occupée à gérer mes vraies contractions !!! Les choses sérieuses commencent enfin, cette fois j’en suis sure …

J’entends du bruit dans les chambres, il est encore tôt mais je sais qui est réveillé …T et M ! Ce sont des lèves tôt ces deux-là !! Je crois qu’E est réveillée aussi (à partir de là j’ai un peu des trous, je me souviens plus de tout ce que j’ai dit ou fait !), je lui envoie M et lui demande de la coucher un peu avec elle, histoire de gagner une petite heure de tranquillité ! Je continue à souffler bien fort pendant mes contractions, elles reviennent de plus en plus souvent je trouve … Au bout d’un moment je dis à ton papa que je voudrais que Dorota regarde ou j’en suis, on part donc tous les 3 dans la chambre, mais Dorota me dit qu’elle ne veut pas regarder mon col, que ça sert à rien. En fait, je crois qu’elle, elle sait, d’après mes contractions, ma façon de souffler, le temps entre chaque, ou j’en suis … Elle écoute ton cœur et me dit que tu t’en fou des contractions, que tu es bien, que tu vas bien !

Les contractions sont maintenant rapprochées, je dirais toutes les 2 ou 3 minutes, j’ai trouvé une position qui me convient, debout, appuyée sur la commode de notre chambre, la tête dans mon peignoir, entièrement nue parce que j’ai des bouffées de chaleur qui me donne très chaud ! (en plus du chauffage qu’on a mis à fond !!). Ces contractions me broient les reins, la douleur est foudroyante à chaque fois, mais je gère, je souffle et je fais des sons grave pour essayer de l’atténuer. Entre chaque, j’essaie de profiter, de ne pas penser à la suivante, de me détendre au maximum. Elles s’enchainent, ça devient dur, je demande à mon chéri de rester derrière moi et de me masser le bas du dos pendant chaque contraction, ses mains me soulagent au moins un petit peu mais arff qu’est-ce que j’ai mal !! Je vois Dorota qui prépare ses affaires, ça me fait du bien, je me dis que c’est peut-être bientôt fini… Puis à la fin de chaque contraction, je commence à avoir envie de pousser, Dorota me dit que ça doit être la poche des eaux qui appuie et, avec ton papa, ils mettent des alèses par terre au cas où elle se percerait. Moi je m’occupe de supporter mes contractions, c’est de plus en plus dur, j’ai mal au bassin, au dos, au ventre, je fatigue debout et je commence à avoir la tête qui tourne à force de souffler fort, puis j’ai toujours cette envie de pousser en fin de contraction, ça me soulage un peu d’ailleurs, de pousser ! Dorota me propose d’aller sur le lit, mais je n’ai pas envie , je suis bien debout et j’ai l’impression que je ne trouverais pas de position une fois sur le lit .Je continue donc debout à prendre quelques contractions, à bien souffler, mais je sens que je fatigue vraiment et ma tête tourne trop, je vais donc sur le lit, c’est plus prudent … Je me met à 4 pattes et je pose mon ventre et ma tête sur mon coussin d’allaitement que j’ai plié en deux pour me faire un oreiller et me reposer dessus entre les contractions. Je ne me sens pas super bien installée, mais j’ai l’impression qu’aucune autre position ne me conviendra, à cause de ces foutues contractions dans le dos. Mon chéri se met derrière moi pour pouvoir me masser le dos, il frotte fort, si fort que parfois il me fait mal !! Mais j’ai besoin de ses massages, ça diminue un peu la douleur. J’ai aussi un point dans le milieu du dos qui vient d’arriver, ça me fait très mal, je ne sais pas d’où vient cette douleur … Ma sage-femme me masse là où j’ai mal et avec ses doigts de fées, la douleur s’en va ! Elle me dit que je me suis surement coincé un nerf. Les contractions continuent, j’ai l’impression qu’il y a moins d’une minute entre chaque mais en vrai je n’en ai aucune idée, il n’y a pas de pendule dans notre chambre ! Ce que je sais c’est que j’ai à peine le temps de souffler entre chaque qu’une autre arrive ! La douleur me transpercent, ma sage-femme me donne ses mains et m’accompagnent dans des sons graves, ça m’encouragent, j’essaie de la suivre mais parfois j’ai envie de monter dans les aigües. J’ai si mal, je ne suis plus que douleur, j’ai l’impression que je n’y arriverais jamais, c’est trop dur, trop douloureux, parfois je perds pieds, je geints, j’ai envie de pleurer mais je n’y arrive pas, je souffre trop…Je crois que Dorota écoute de nouveau le cœur de ma puce et me fait un TV, elle me dit que mon col est presque complètement dilaté, qu’il reste juste un petit bout, ouff c’est bientôt la fin , je ne fais pas tout ça pour rien, finalement ça va assez vite ! A la fin de chaque contraction je pousse, de plus en plus fort, je sens mon bassin qui s’écarte, j’ai l’impression que mes os vont éclater, je sens ma puce qui descend. Mon chéri est toujours derrière moi à me masser le dos et, malheureusement, pendant ces poussées reflexe, je fais pipi et ++++, une horreur !! Ça reste un très mauvais souvenir pour moi, j’ai si honte … Je pleure, je suis gênée, je suis mal. Ton papa et Dorota me rassurent, me disent que ce n’est pas grave, que ce n’est rien, Dorota prend les choses en main et demande à ton papa de passer devant moi et elle vire les alèses et hop, on en parle plus ! Moi je souffre au plus profond de moi, j’ai si mal, tu descends, je mets mes doigts à l’entrée de mon vagin , je veux te sentir, je veux trouver la force de te faire sortir, je suis si fatiguée, j’ai si mal … Je sens ta tête, elle est juste là, c’est un peu mou, tout lisse, tout doux, tu es presque là mon bébé, tu arrives doucement, à ton rythme et au miens. C’est si dur, je pousse de toutes mes forces mais j’ai l’impression que tu mets du temps à descendre, pourtant ce n’est qu’une impression car à chaque poussée Dorota me dit qu’elle voit tes cheveux puis tes oreilles puis tes yeux … Ca me brûle tellement , je crois que tu es coincée, le temps me parait interminable, mais non, tu continues à descendre doucement, ta tête est sortie ,j’ai senti son passage, la poche des eaux a rompu mais je n’ai rien senti avant que ta tête soit dehors car elle faisait bouchon. J’ai toujours les yeux fermés, je ne vois rien, j’entends des mots autour de moi mais je suis ailleurs, je veux juste que ça se finisse, je ne veux plus de cette brûlure atroce entre mes jambes, je continue de pousser à chaque contraction, enfin c’est mon corps qui pousse tout seul, qui veut te faire sortir mon bébé, je me redresse à chaque poussée, je suis sur les genoux, je sens de nouveau cette brulure, je pleure, je sens ton corps qui sort doucement, je donne toute la force qu’il me reste pour qu’enfin cette souffrance s’arrêtent … Ca y est, tu es sortie, il est 9h50 !! J’entends Dorota qui me dit que tu es là, elle me dit de t’attraper, elle t’a posé sur le lit, entre mes jambes mais il me faut du temps pour que cette info m’arrive au cerveau !! Je suis encore sous le choc, les yeux toujours fermés … Je percute enfin, au bout de quelques secondes je pense, je me penche et te soulève pour te poser tout contre moi, je pleure, je répète « c’est mon bébé, c’est mon bébé » plusieurs fois, quel intense émotion à cet instant !!! Dorota pose la serviette de toilette (qu’on avait acheté exprès pour ta naissance) sur toi, pour vite te réchauffer, elle t’essuie un peu, moi j’essaie d‘immerger, je te regarde, mais je suis encore un peu ailleurs… Ensuite je me suis allongée sur le lit, je t’ai contemplée de longues minutes, Dorota a écouté ton cœur ou ta respiration, je ne sais pas trop, et j’ai demandé à ton papa d’aller chercher tes frères et sœurs, qui étaient en train de jouer à la Wii dans le séjour. Il m’a dit qu’il voulait d’abord nettoyer un peu le lit et me couvrir un peu aussi. Tu es toute petite, mais tu as des bonnes joues ! Dorota pense que tu pèses pas loin de 4 kilos, finalement tu fais un peu moins : 3,570kg (comme ton grand frère Timothé !). Nous sommes surprit par tous tes cheveux et par leur couleur noir aussi !! Tu es si belle ma petite Juliette, je suis tellement contente de te rencontrer enfin, j’ai tellement attendu ce moment …

Je crois qu’ensuite tes 2 grandes sœurs et ton frère A sont arrivés dans la chambre, mais je ne me souviens pas de leur réaction, puis tes 2 autres frères sont arrivés aussi. C’est un peu flou pour moi ce moment, je suis désolée mon bébé de ne pas me souvenir de chaque instant de ta naissance et surtout de ta rencontre avec tes 5 frères et sœurs … Je me souviens que Dorota a proposé qu’on fasse une photo tous ensemble dans le lit, ça reste un merveilleux souvenir. Nous sommes tous les 8 réunis, la famille toute entière, à peine quelques minutes après ta naissance. Nous avons vécu un moment rare, magique, magnifique, nous avons vraiment beaucoup de chance …

Dorota regarde si ton cordon bat encore, je le touche, je sens le sang qui y circule encore, je suis émue car je sais que dans quelques minutes ce cordon sera coupé par ton papa et nous serons séparées, coupées de ce lien qui nous a unis pendant ces 9 longs mois. Mais c’est ainsi, et nous allons commencer une autre aventure et vivre de merveilleuses choses toi et moi ma chérie …

Nous montrons le cordon aux enfants, puis Dorota le clampe quand enfin, il a cessé de battre ; pour que ton papa puisse le couper. Ta grande sœur immortalise ce moment par une jolie photo. Dorota demande à tes frères et sœurs de sortir de la chambre, le temps que j’expulse le placenta, ce qui sera très rapide, puis elle part avec eux (à leur demande bien sûr) dans la salle de bain ou elle leur montre et leur explique tout le fonctionnement de celui-ci. Ils sont un peu impressionnés je crois ! Nous avons choisi de conserver ton placenta, pour le moment nous l’avons congelé mais plus tard je voudrais le planter sous un joli petit arbre que nous aurons soigneusement choisi et planté dans notre jardin … C’est un geste symbolique pour moi, pour garder ici une trace de ta venue au monde, au sein de notre famille, dans la maison que nous avons choisi de faire construire il y a quelques mois à peine.

Je crois qu’après je t’ai mis au sein, et tu as su tout de suite téter comme une pro !!! Je l’ai déjà vécu c’est vrai, mais je suis toujours épatée qu’un si petit être, qui vient de naître sache déjà comment se nourrir du lait de sa maman, sans qu’on lui montre comme faire ! C’est si beau !!

Ensuite Dorota t’as examiné, puis s’est occupée de moi et je suis allée prendre une douche pendant que ton papa te faisait un gros câlin et faisait un brin de ménage dans notre chambre !

La suite ce n’est que du bonheur …………

Ta naissance a été très différente de ce que je m’étais imaginée, et aussi très différente de la naissance de ta grande sœur, née elle aussi à la maison. Mais je ne regrette rien, vraiment rien, même si je reste encore très marquée par la douleur, je suis heureuse et fière d’avoir tenu bon et de t’avoir fait naitre chez nous, dans la douceur, le respect et l’amour. Ta naissance a été très riche en émotions pour toute la famille, tes frères et sœurs en garde un merveilleux souvenir, qu’ils aiment raconter à leurs copains et copines ! Ton papa et moi avons vécu quelque chose de très fort, c’est une grande chance pour nous… Nous en avons encore peu parlé, je ne sais pas comment il a vécu mon accouchement, mais moi je suis vraiment très fière de lui, il est vraiment mon pilier, celui sur qui je peux compter en toute circonstance, il a été parfait une fois encore et m’a montré par ses gestes tout l’amour qu’il me porte. Si tu savais comme je l’aime ton papa … Et puis notre sage-femme, Dorota, elle a été super ! Douce, rassurante, présente (mais pas trop), professionnelle, le top du top des sages-femmes je crois !!!! Je la remercie pour sa patience et sa compréhension et surtout pour la chance qu’elle nous a donné de vivre une si belle aventure, celle de la naissance de nos deux dernières filles, dans la chaleur et la douceur de notre maison …

Je suis aujourd’hui une maman fatiguée certes, mais comblée par mes 6 enfants chéris et mon mari adoré ...

 

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 08:25

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Donner une fessée fait parfois parti du patrimoine éducatif laissé par nos parents. On reproduit instinctivement l’éducation apprise avec notre histoire et nos blessures. Il n’empêche que maintenant, il est prouvé que les claques et les fessées ne sont en rien éducatives et qu’elles n’apportent rien de bon ni à l’enfant ni à ses parents.

 

 

Elever un enfant n’est pas toujours facile. Même si être parent est une grande aventure formidable, cela peut s’avérer parfois très éprouvant et déstabilisant. Plusieurs raisons poussent les parents à punir ou à taper leur enfant.

L’une d’entre elle, est qu’enfant nous avons reçu des fessées et/ou des claques et malgré la douleur et la détresse que nous avons ressenti, nous normalisons cet usage en traitant nos enfants de la même manière que nous l’avons été.

Une autre des raisons qui peut amener un parent à des gestes violents est l’épuisement physique et émotionnel dus à de multiples sources de stress. De plus, le rôle du parent n’est pas reconnu ni aidé à sa juste valeur par la société actuelle.

 

Malgré toutes ces difficultés, il est possible et primordial de traiter se enfants avec respect et amour sans brimades et violences physiques.

 

Les méfaits de la fessée :

Outre le fait que ce geste humilie profondément votre enfant, il faut savoir que plus on lève la main sur lui plus il devient agressif.

La fessée n’empêche absolument pas l’enfant de faire des bêtises mais lui fait peur. Or, cette peur n’est pas un moteur efficace pour l’apprentissage. Au contraire, les conséquences sur sa capacité à être en relations avec les autres peuvent être importantes.

La fessée, mais aussi les menaces de fessée, sont nocives à l’enfant. Elles ne sont qu’un exutoire à la colère du parent.

Un coup donné par son papa ou sa maman, alors que ces derniers sont la base de sa sécurité, fait perdre à l’enfant toute confiance, autant envers ses parents qu’envers lui-même car son jugement s’en trouve faussé et il ne comprend pas pourquoi on lui fait mal.

Elever un enfant avec des fessées c’est aussi lui apprendre que la raison du plus fort est celle qui prévaut.

 

Comment faire autrement :

Il faut impérativement parler à votre enfant et surtout lui expliquer les choses. Il est à même de les comprendre dès son plus jeune âge.

Au lieu de le menacer d’une fessée ou de le taper pour ne pas qu’il touche telle et telle chose, mettez hors de sa portée ce qui peut l’être. Avec ce simple geste, vous pourrez résoudre bien des conflits sur du long terme sans grosses difficultés.

Pensez bien que votre enfant ne vous manipule pas et qu’il ne fait pas des bêtises pour vous embêter, mais qu’elles font parties intégrantes de son apprentissage. A vous de lui expliquer calmement que certaines choses ne peuvent pas être faites pour telles raisons. Il vous faudra sans aucun doute répéter plusieurs fois vos explications : de cela aussi votre enfant a besoin.

Quand votre enfant pleure, c’est un besoin physiologique qu’il satisfait et non un caprice. Par conséquent, il est important de le laisser évacuer ses émotions sans le punir et sans le taper mais en restant près de lui et en l’encourageant avec douceur et compréhension.

Ensuite faîtes confiance à votre enfant qui sait mieux que quiconque s’il a faim, soif ou encore s’il a chaud ou froid ; il sait répondre instinctivement à ses besoins physiologiques. Il est également important de laisser vivre ses propres expériences : il fait froid et votre enfant veut sortir sans veste ? Prenez sa veste avec vous et laissez le sortir il vous la réclamera vite si vraiment il avait froid.

 

Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte, violence conjugale le fait de frapper sa femme et éducation le fait de frapper son enfant ?

 

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 11:10

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Le développement durable, également nommé développement soutenable ou viable, est un concept qui permet de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

 

 

Pendant longtemps les Hommes ne se sont pas préoccupés de l’impact que pouvait avoir leurs activités sur la planète.

Aujourd’hui, forts de cette maxime : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » et face à l’urgence de la crise écologique (changements climatiques, raréfaction des ressources naturelles, etc.) il nous faut définir, choisir et mettre en place des actions de développement durable. Ces dernières doivent concerner l’ensemble des activités humaines. L’application de ces principes repose sur trois dimensions :



• Économique, se traduisant par un objectif de croissance et d’efficacité économique qui implique une modification des modes de production et de consommation afin que cette croissance ne se fasse pas au détriment du pilier social et du pilier environnemental.



• Social, qui vise à satisfaire les besoins humains et à répondre à un objectif d’équité et de cohésion sociale.



• Ecologique, signifiant que l’objectif doit contribuer à préserver, améliorer et valoriser l’environnement en préservant les ressources naturelles sur le long terme.

 

Voici quelques exemples de domaines concernés par la mise en œuvre d’une démarche de développement durable :

 

L’agriculture : Elle est un enjeu majeur du développement durable. Elle se doit d’être économiquement viable, écologiquement saine et socialement équitable. Il s’agit de préserver et respecter l’environnement en pratiquant la rotation des cultures, en développant l’agriculture biologique et en limitant l’utilisation de pesticides, fongicides et herbicides. La gestion agricole doit être maîtrisée et partagée en privilégiant l’autonomie des agriculteurs et la production pour une consommation locale.



La pêche : Une pêche durable se veut de répondre à nos besoins sans réduire la capacité de l’espèce pêchée à maintenir sa population à un niveau correct et sans avoir d’effets négatifs sur l’environnement et sur les espèces animales et végétales. Il faut donc renoncer aux pratiques destructrices telles que les filets dérivants ou le chalutage de fond qui ramassent plus que nécessaire et épuisent certaines espèces de poissons tout en détruisant les habitats marins. Il s’agit également de ne pas pêcher les espèces en voie de disparition afin de leur permettre de se renouveler. C’est ce que l’on appelle la « pêche respectueuse ».



L’urbanisme : Sur les principes du développement durable, l’urbanisme se doit de prendre en compte les enjeux sociaux, économiques et environnementaux pour et avec les habitants en diminuant son empreinte écologique. La ville durable vise à une qualité de vie offrant accès pour chacun à l’éducation, la culture, les loisirs, la santé et le logement sans impacts négatifs vis-à-vis de son environnement.



L’énergie : Les réserves de pétrole s’épuisant il s’agit de trouver des alternatives écologiques utilisables pour la production de l’électricité, du chauffage et pour le transport. Les énergies renouvelables telles que les éoliennes, les panneaux solaires, la biomasse, la géothermie… sont des solutions écologiques tant au niveau électricité que pour la production de chaleur.



La valorisation des déchets : L’objectif est de valoriser les déchets en généralisant leur tri sélectif qui est un moyen de minimiser la pollution liée à leur volume et à leur toxicité. Ainsi ce réemploi permet d’obtenir des matériaux réutilisables ou tout simplement de l’énergie. Le verre, le plastique, le papier et l’acier vont resservir à la fabrication entre autre, de bouteilles, de cartons ou encore de canettes. Les déchets organiques, quant à eux, serviront à la réalisation d’un compost qui, utilisé sous forme d’engrais, pourra enrichir les sols de manière naturelle.



La gestion de l’eau : L’eau est un bien rare et précieux qui subit malheureusement bon nombre de pollution de par les activités humaines. Dans une perspective de rendre l’eau durable, les objectifs sont de limiter les pollutions des rivières, mers et océans, d‘assurer la disponibilité et l’accès de l’eau pour tous et de supprimer les gaspillages.

 

 

 

Outre ces changements à grande échelle, il est du ressort de tous de pratiquer au quotidien des gestes favorisant le développement durable. A chacun de faire selon ses convictions et son acceptable. Et pour cela, voici quelques idées :



Limiter nos déchets : Afin de limiter au mieux le remplissage de votre poubelle, quelques petits gestes peuvent être adoptés. Lors de vos courses pensez bien à utiliser vos cabas ou vos sacs réutilisables. Préférez les produits en vrac tels que le riz, les pâtes, les légumineuses et les céréales (bien évidemment pensez à apporter vos contenants ou vos sachets réutilisables). Autre astuce, prenez vos fruits et légumes au détail plutôt que préemballés et lors de leur emploi, pensez à valoriser les épluchures en les utilisant dans un compost. De plus, faîtes attention aux suremballages et favorisez les formats familiaux aux portions individuelles. Les emballages réutilisables sont à privilégier ainsi que les éco-recharges. Si vous avez un bébé, les couches jetables sont une source de déchets considérable. C’est pourquoi l’alternative des couches lavables est fortement intéressante dans le cadre du développement durable puisqu’elles ne génèrent aucun déchet.



Economiser l’eau et l’électricité : Au-delà du bon sens, qui demande de ne pas laisser la lumière allumée lorsque l’on est absent de la pièce concernée ou encore de laisser l’eau inutilement couler quand on se lave les dents, d’autres économies d’énergies peuvent être réalisées. Par exemple, pour votre jardin vous pourrez réaliser une grande modération d’eau si vous récoltez l’eau de la pluie pour l’arroser. Les toilettes sèches, quant à elles, sont une alternative qui permet de ne pas gaspiller de l’eau potable inutilement. En ce qui concerne votre hygiène quotidienne, préférez les douches rapides aux bains qui sont bien plus économiques, vous pouvez également adopter un pommeau de douche économiseur d’eau. Enfin, pour votre électroménager, pensez, lors de l’achat de votre lave-linge et/ou de votre lave-vaisselle, à regarder la classe de sa dépense énergétique et de prendre le plus économique. Et, bien évidemment, lors de son utilisation préférez les heures creuses.



Consommer autrement : Aujourd’hui, il faut reconnaître que notre alimentation ne favorise ni notre santé ni celle de notre Terre. Par exemple, mangez moins de viande permet d’économiser les ressources animales surtout qu’il n’est pas nécessaire à notre organisme d’en manger tous les jours puisque les protéines contenues sont présentes dans d’autre aliments. En ce qui concerne le poisson, favorisez ceux pêchés respectueusement. Un autre moyen favorable au développement durable est tout simplement d’acheter auprès des producteurs locaux des produits de saison afin d’éviter la pollution liée au transport et aux engrais chimiques. Mieux encore, vous pouvez préférer, si votre quotidien vous le permet, le fait maison, car outre le fait d’être plus écologique, cela vous apportera de bien meilleures saveurs que l’industriel. Enfin, acheter d’occasion permet d’allonger la vie de certains objets ou vêtements.

Le fait de limiter vos achats et essentiellement le superflus vous permettra de ne pas surconsommer.



Produits ménagers : Les produits ménagers sont une source de pollution très conséquente et pourtant il est tout à fait possible de faire son ménage avec des produits naturels comme le vinaigre blanc, les huiles essentielles, le bicarbonate de soude ou encore le savon noir ou le savon de Marseille. Ces produits naturels ont une efficacité prouvée et ne vous demande pas beaucoup plus d’efforts qu’un produit toxique.



Le transport : Malgré les progrès techniques sur les moyens de transport et notamment les évolutions en cours de développement dans le domaine de l’automobile, une trop forte pollution est toujours engendrée. Afin de limiter cette dernière, des solutions alternatives peuvent être appliquées pour vos déplacements plus ou moins longs comme le co-voiturage (écologie, convivialité et économie), le vélo (écologie, sport et économie), les transports en commun (écologie, convivialité et économie). Pour les courts trajets, préférez la marche à pied.

 

Peu importe notre mode de vie choisi, tout le monde laisse une empreinte après son passage. L’empreinte écologique est un indicateur de mesure qui estime la pression qu’exerce l’homme sur la nature pour répondre à ses besoins. Le tout est de penser que plus elle est moindre mieux la Terre se portera et plus elle durera ; pensez aux générations futures. Si vous le souhaitez, vous pouvez calculer votre propre empreinte écologique :

http://www.footprint-wwf.be/footprintpage.aspx?projectId=100&languageId=1

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 10:41

 

Aujourd’hui, il est reconnu par nombre d’entre nous que l’écharpe est un moyen confortable et sécuritaire pour porter son enfant. Mais, savez-vous que son utilisation ne s’arrête pas là ?

 

 

L’écharpe est souvent perçue uniquement pour sa praticité à porter son enfant. Vous allez très vite découvrir qu’elle peut devenir votre meilleure alliée en vous dépannant dans bons nombres de situations grâce à sa polyvalence et ce, dans divers lieux.

 

En fin de grossesse :



En fin de grossesse, le ventre se fait lourd et cela peut engendrer des maux de dos et des douleurs ligamentaires. L’écharpe, nouée et positionnée d’une certaine manière, maintien le ventre et améliore la posture du dos sans comprimer le ventre. Afin de profiter pleinement du confort de ce nouage en toute sécurité, il est important de s’adresser à une monitrice de portage qui vous montrera comment l’effectuer.

 

Pendant l’accouchement :



Lors de l’accouchement, votre écharpe pourra vous être utile pour vous soutenir au moment de vos contractions. Pour cela elle peut être accrochée au plafond, à un escalier ou à une poutre. Elle vous permettra d’adopter différentes positions qui vous soulagera en plus de faciliter la descente de votre bébé.

 

 

Dès l’arrivée de votre bébé :



A l’intérieur :



En fonction de votre quotidien, si vous ne pouvez pas laisser votre enfant dormir contre vous, l’écharpe accrochée en hamac dans son lit à barreau vous aidera. Cette dernière le bercera en lui apportant le mouvement qu’il affectionne tant mais aussi le sentiment de sécurité dont il a besoin puisqu’il se sentira « enveloppé ».



Autre situation fréquemment rencontrée, où l’utilité de l’écharpe est intéressante, c’est au moment des repas, surtout lorsque vous êtes invitée. Elle vous permettra d’installer votre bébé sur une chaise en toute sécurité. Elle peut être aussi confortable en guise de tapis d’éveil chez vous ou ailleurs.



Pour les plus petits, l’écharpe peut vous accompagner lors des premiers pas, en vous permettant de sécuriser votre enfant sans vous obliger à vous courber ce qui vous évitera des maux de dos.



Enfin, quoi de plus rigolo qu’une cabane ? Votre écharpe à toutes les qualités pour remplir ce rôle à merveille, que ce soit entre deux chaises ou sous la table.



A l’extérieur :



Dans votre jardin ou lors d’une promenade, vous pouvez accrocher votre écharpe entre deux arbres et selon la distance d’espacement elle se transformera en hamac ou en balançoire. Elle pourra également servir de tapis de sol pour vos pique-niques, vos siestes en plein air ou encore pour installer confortablement votre bébé. Comme à l’intérieur, vous pourrez vous en servir pour faire une cabane, ce qui aura pour autre intérêt de protéger vos enfants du soleil.



De plus, elle peut aussi servir de tapis de plage et là aussi elle sera idéale accrochée au parasol pour protéger les plus petits du soleil et du sable.



D’autre part, en hiver, l’écharpe peut être très pratique pour tirer la luge de vos enfants ce qui est plus confortable qu’une ficelle.



En voiture :

 

Lors de vos sorties en voiture, que ce soit pour un court et/ou un long trajet, en guise de pare soleil ou de couverture, là aussi l’écharpe peut vous être utile de différentes manières. Même lors de vos courses, pensez-y ! Elle pourra alors vous servir de tapis à langer ou de siège pour le caddie.

 

Au vue de toutes les situations évoquées, il est indispensable de toujours en avoir une avec vous, dans votre sac ou dans votre voiture.

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:14

aoutSEPTEMBRE 029

 

Les enfants sont riches de créativité et d’imagination, ils trouvent de partout comment s’amuser avec trois fois rien. Il n’est donc pas utile ni pour son bonheur, ni pour votre porte-monnaie et encore moins pour la planète d’acheter des quantités astronomiques de jouets.

 

 

De nos jours, beaucoup de jouets contiennent des composants chimiques potentiellement néfastes à la santé et à la planète. De plus, nombre d’entre eux s’avèrent coûteux et n’intéresseront votre enfant que pendant un temps limité. C’est pourquoi, il est important d’offrir des jouets avec justesse c’est-à-dire peu mais bien.

Vous l’avez sans doute déjà constaté, bien souvent quand vous offrez un jouet à votre enfant, il s’amuse beaucoup plus avec la boîte. Cela est dû au fait que le jouet a été pensé par des personnes pour jouer de telle manière ce qui, ne correspond pas forcément à l’imaginaire de votre enfant. La boîte quant à elle, lui permet d’imaginer, de créer et de s’approprier le jeu.

 

    Peu de jouets pour bien jouer :

 

Ceci peut être paradoxal, mais plus votre enfant aura de jouets et moins il jouera. Quand il y a trop de jeux, cela empêche son imaginaire et sa créativité de se développer. Pour se construire votre enfant a besoin d’espace. De plus, une chambre surchargée ne lui donnera pas envie de s’intéresser à son contenu. Au contraire, si une chambre est bien rangée avec peu de jouets il va avoir envie d’explorer, de découvrir, d’imaginer et de rêver. Faire un roulement avec les jouets est une solution intéressante qui permet à l’enfant de découvrir d’anciens jeux qu’il avait et de se relancer dans de grandes aventures avec. Fort de ce constat, si vous décidez de désencombrer la chambre de votre enfant, surtout faîte le avec lui afin qu’il ne vive pas cela comme une trahison. Laissez-le choisir ce qu’il veut garder, mettre de côté pour plus tard, prêter à un copain ou bien en faire don à un autre.

 

    Acheter d’occasion :

 

Parfois un jouet après avoir servi, peu ou beaucoup à un ou plusieurs enfants est toujours en bon état. Lui redonner une deuxième vie est un geste écologique qui permet d’éviter la surproduction et la surconsommation de jouets et cela permet aussi de faire circuler les objets plutôt que de les envoyer dans les décharges. Vous pouvez trouver de belles choses en état presque neuf pour seulement quelques euros dans les vide-greniers, les brocantes, les marchés aux puces ou bien sur internet. Pensez également avant d’acheter des jeux de faire le tour de la famille et des amis pour récupérer ce qui ne sert plus. Vous pouvez également faire tourner les jeux au sein de votre réseau d’amis ou de votre famille qui ont des enfants du même âge que les vôtres afin de varier les plaisirs et d’éviter lassitude et encombrement.

 

   Jouer sans jouets :

 

Il n’est pas toujours utile d’avoir des jouets pour s’amuser, les enfants se divertissent avec peu de choses. Par exemple, avec des draps et des chaises ils peuvent faire une cabane ou bien avec des gobelets et de la semoule pour jouer à transvaser ou même se créer un monde imaginaire. D’autres jeux ne demandent rien de particulier comme une partie de cache-cache, jouer à « Loup y es-tu ? », faire un parcours de motricité, aller se promener et ramasser des feuilles pour faire un herbier ou un dessin ou encore juste pour le plaisir, …

 

   Créations maison :

 

Il est possible de confectionner des jouets simples et ludiques avec du matériel de récupération ou quelques matières premières peu onéreuses. Selon leur âge, vos enfants pourront participer et en plus de la joie d’une activité en famille, ils retireront beaucoup de fierté d’avoir confectionné de leurs propres mains un jouet. Pas besoin d’être très habile de ses mains, certaines créations sont très simples à réaliser comme par exemple des maracas avec des petites bouteilles d’eau vides que vous pouvez remplir de riz, lentilles ou encore des petites pâtes. Vous pouvez aussi fabriquer un jeu de quilles avec des rouleaux de papier toilettes que vous décorerez et une paire de chaussette roulée en boule en guise de balle. Vous pouvez également confectionner vous-même de la pâte à modeler, de la pâte à sel ou encore de la peinture à doigt.

Evidemment pour les plus doués vous pouvez confectionnez de beaux jouets en bois, en tissus, en feutrines, en laine… Les idées sont innombrables.

 

   Les jouets en carton:

 

Parmi les jouets écolos qui ne polluent pas et ne sont pas nocifs à la santé, le jouet en carton se place en tête de liste. Fabriqué à partir de cartons recyclés il est solide et permet à votre enfant d’exprimer sa créativité car il peut être personnalisé au grès de ses envies. Vous pouvez soit l’acheter prêt à être décoré soit le fabriquer vous-même.

 

   Comme papa et maman :

 

En vous imitant, votre enfant se familiarise avec les gestes de votre quotidien. Il adore jouer avec vos affaires : avec les casseroles pour faire la cuisine avec vous, avec vos vêtements ou vos chaussures pour jouer à être papa ou maman. Ce qu’il adore c’est faire du pain comme papa ou se maquiller comme maman, afin de le satisfaire dans ce jeu, inutile de lui acheter le dernier établi en plastique hors de prix vu à la télé. Mettez à sa disposition quelques-uns de vos objets qui ne soient bien entendu ni fragiles et ni dangereux et faîtes le participer à vos tâches quotidiennes car ce qu’il demande par-dessus tout c’est de faire comme vous et de pouvoir vous observer au plus près.

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 22:07

 

 

mars 2011 166 (2)

De par le monde l’allaitement prolongé jusqu’à trois ou 4 ans est très courant. En France cette démarche est encore exceptionnelle. Cependant certaines mères donnent leur lait jusqu’au sevrage naturel, ce qui parfois peut durer plusieurs années.

 

 

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande un allaitement exclusif de six mois et la poursuite de l’allaitement jusqu’à 2 ans ou plus. Cependant dès que l’allaitement dépasse quelques mois, la mère est soumise à une rude pression, assaillie de questions, de remarques et de critiques. Le regard des autres peut être difficile à vivre. Toutefois, dépasser cette emprise c’est trouver une réelle liberté et se donner la possibilité de suivre son propre chemin.

 

Pourquoi l’allaitement long ?

 

Dans les pays du tiers-monde il en va de la survie de l’enfant. Nourrir longuement son enfant lui évite des diarrhées mortelles et le préserve de la malnutrition.

Dans notre société, les raisons de l’allaitement prolongé sont tout autres.

 

• En premier lieu c’est le plaisir partagé qui est la principale motivation. L'allaitement prolongé permet à la mère et à l'enfant de se retrouver dans l'intimité, de se ressourcer ensemble.

 

• Le lait maternel même après six mois contient tout ce dont le bébé ou l’enfant a besoin : Des glucides, des lipides, des protéines et des micronutriments. Cette composition évolue au fil du temps ce qui rend l’allaitement approprié aux besoins des bébés comme des enfants.

 

• Grace à ses effets immunologiques le lait maternel est bénéfique à la santé du bébé. Les recherches scientifiques ont démontré de manière indiscutable que le lait maternel a un effet protecteur contre les maladies infectieuses et l’obésité infantile. il est donc très intéressant de prolonger l’allaitement afin que l’enfant puisse bénéficier des éléments de défenses contre les infections le plus longtemps possible.

 

• le lait maternel est économique, écologique et pratique. Quelle que soit l’âge de l’enfant, c’est, sans contredit, l’aliment le plus écologique qui soit, puisqu’il ne laisse aucun déchet : ni boîtes vides ni résidus polluants dus au transport et qu’il est gratuit.

 

• Avoir toujours sur soi le petit remède miracle contre les bobos en tous genres.

 

• Tout simplement de la même manière que l’on ne décide pas pour son enfant qu’il est temps de marcher ou de parler, on ne décide pas de quand il est trop grand pour téter.

 

Quelques idées fausses :

 

• « Après 3 mois, le lait maternel c’est que de l’eau » la composition du lait de la femme qui en fait un aliment complet, équilibré et parfaitement adapté au bébé reste vrai quel que soit la durée de l’allaitement. Il va de soi que la tétée chez un grand ne lui suffit nullement. Il a besoin d’une alimentation diverse et variée en complément du lait maternel.

 

• « L’allaitement prolongé nuit au développement du langage. » Manifestement ceux qui disent ça n’ont jamais rencontré d’enfants allaités à la langue bien pendue ! Plusieurs études ont démontré que le risque de trouble du langage est deux fois et demie moins élevé chez les enfants allaités. (Source LLL)

 

• « C’est malsain » Un comportement anormal de la mère peut très bien s’exprimer en dehors de l’allaitement. Quand une telle pathologie apparait chez une femme allaitante, l’allaitement long n’en est qu’un symptôme et en aucun cas la cause.

 

• « c’est prendre le risque d’être mordue » "Même s'il arrive à certaines d'être effectivement mordues, de nombreuses mères poursuivent l'allaitement après l'apparition des premières dents. Pendant la tétée, le mamelon de la mère est au fond de sa bouche. Sa langue recouvre la gencive inférieure, et s'interpose donc entre les dents du bas et le sein. Le mamelon étant collé au palais, les dents supérieures ne font que toucher l'aréole Il est impossible à l'enfant de mordre en même temps qu'il tète. S'il mord, c'est qu'il n'est pas en train de téter. Les morsures se produisent généralement au moment de la mise au sein, pendant une pause en cours de tétée, ou à la fin de la tétée et ce n’est pas irrémédiable.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 12:26

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A l’extérieur ou à l’intérieur, quand vous voulez allaiter en toute discrétion ou lorsque vous souhaitez vaquer à vos occupations, il peut être parfois utile voir même indispensable d’allaiter tout en portant.

 

 

En sécurité contre vous, votre bébé est emporté au cœur de votre vie sociale, il tire ainsi profit de tous les bienfaits du portage. Un des aspects très intéressant de ce dernier est le fait de pouvoir allaiter sans être obligée de sortir et de réinstaller son bébé.

 

Avantages :

 

Le fait d’allaiter votre bébé en portant offre de nombreux avantages.

Tout d’abord, c’est indéniable : lors de vos sorties, vous serez amenée à allaiter votre bébé en public. Afin de le faire en toute discrétion, l’écharpe et/ou le porte bébé physiologique peuvent être très utiles. Vous ne serez pas contraintes de chercher un espace pour le nourrir confortablement ou pour vous isoler si vous est pudique.

De plus, allaiter à la verticale est recommandé pour les bébés car elle facilite la digestion d’autant plus, pour les bébés souffrant de reflux gastro-œsophagien ou étant sujets aux régurgitations. Avec le portage, vous pourrez adopter facilement cette position tout en ayant les mains libres.

Enfin, si votre enfant fait une « grève de tétée », le fait de ne pas le déplacer de l’écharpe, du sling, du porte bébé ou encore du tonga pour lui proposer le sein, peut le mettre en confiance. Par conséquent, cette étape sera plus rapidement et surtout plus sereinement franchie.

 

Comment allaiter en portant ?

 

Deux positions s’offrent à vous, soit à l’horizontale, soit à la verticale : dans la plupart des nouages devant ou sur la hanche, il vous suffira de desserrer un peu le nouage et de descendre votre enfant à hauteur du sein. La position va dépendre de l’âge de votre enfant et de votre morphologie ainsi que votre ressenti.

Dans une écharpe tissée (type storchenwiege):

• Dans un nœud kangourou : Une fois votre bébé installé dans l’écharpe, desserrez le nœud et enlevez les pans qui passent sur ses jambes. Donnez du mou au tissu sur l’épaule, côté sein à téter puis penchez votre bébé, jusqu’à ce que sa bouche soit à hauteur de votre mamelon. Glissez sa tête dans le tissu. Une fois la tétée terminée, redressez votre enfant à la verticale, réajustez le tissu sous ses fesses et resserrez le nœud.

• Dans un croisé simple : Donnez du mou en tirant vers l’avant le pan de tissu côté sein à téter. En passant vos mains sous l’écharpe, soulevez votre bébé et faîtes passer ses deux jambes dans le même pan (opposé au sein à téter). Glissez la tête de votre enfant dans le deuxième pan. Une fois la tétée terminée, dégagez sa tête et redresser le de façon à repasser une jambe dans chaque pans. Redéployer le tissu et resserrer le nœud.

Dans une écharpe tricotée (type JPMBB):

• En ventre à ventre : Passez vos mains dans l’écharpe et attrapez les fesses de votre bébé afin de le déplacer du côté du sein à téter. Descendez-le à hauteur du mamelon, l’écharpe étant souple cette opération n’est pas difficile. Déployez la bretelle pour recouvrir la tête de votre bébé et votre sein.

• En berceau allongé : Cette position est idéale pour un nouveau-né, veillez à ce que les voies respiratoires soit bien dégagées et une fois la tétée terminée préférez une position verticale pour la digestion.

Dans un sling, un Tonga ou un porte-bébé physiologique :

Avec ces moyens de portage vous pouvez allaiter à la verticale de façon plus aisée. Toutefois, c’est aussi une bonne solution pour un portage en berceau avec un tout petit.

 

Comment s’habiller ?

 

Pour plus de confort, évitez les vêtements que vous devez soulever par-dessous. Préférez des tops d’allaitement ou encore des t-shirts à large encolure qui permettent de sortir le sein par le haut.

Faîtes cependant attention aux vêtements à boutons ou avec des fermetures à glissière qui risqueraient de blesser votre bébé.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 14:58

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Accoucher en maternité et rentrer chez soi le lendemain, voir même dans les heures qui suivent la naissance permet de faire connaissance avec son bébé loin du brouhaha de la maternité et de son univers intrusif

 

Un séjour en maternité dure environ trois à cinq jours après un accouchement par voie basse et jusqu’à sept jours en moyenne en cas de césarienne. Alors que dans le cadre d’une sortie précoce, vous pourrez rentrer chez vous, en fonction du type d’accouchement, entre deux heures et quatre jours après la naissance de votre enfant.

 

Avantages :

 

L’ambiance à la maternité n’est pas de tout repos : entre les soins tôt le matin, les visites à l’improviste, la venue des Agents de Service à l’heure où vous aimeriez dormir avec votre bébé… bref votre repos est très souvent dérangé. De plus, le papa et les aînés doivent respecter des horaires de visites et ne peuvent ainsi pas profiter du nouveau membre de la famille en toute sérénité.

 

Avec une sortie précoce vous pourrez savourer en toute quiétude et dans la chaleur de votre foyer, de ce bonheur tout neuf. Vous pourrez dormir quand bon vous semblera à vous et à votre bébé, sans être dérangés, sans être stressés. Votre repos n’en sera que plus réparateur. N’oubliez pas que le bien être que vous percevez lorsque vous êtes dans votre cocon est partagé par votre enfant.

 

Autre point important, c’est l’intimité en famille qui permet de faire connaissance tous ensemble dans le calme et le bonheur. Le papa pourra profiter pleinement de son enfant et se sentir utile tant au niveau des soins à apporter au bébé qu’à l’aide qu’il pourra vous donner. Les aînés pourront « apprivoiser » ce changement plus sereinement et à leur rythme.

 

Enfin, l’allaitement se mettra plus facilement en place dans un environnement qui vous est propre surtout que les premiers jours de tétée permettront de créer un lien mère-enfant plus facilement. Ce dernier se tissera également plus vite car vos « tête à tête » pourront se faire en toute tranquillité.

 

Conditions :

 

La sortie précoce se fait en accord avec l’équipe soignante, le gynécologue vous examinera et le pédiatre auscultera votre bébé. C’est seulement après ces deux diagnostics, donc si tout va bien pour l’un comme pour l’autre, que vous pourrez sortir. De plus, il faut que vous soyez assurée du fait qu’une sage-femme assure votre suivi et celui de votre bébé à domicile tous les jours durant la semaine qui suit la naissance.

 

Préparation :

 

Afin que le moment venu, les choses se passent sereinement, il est utile de préparer votre sortie précoce pendant votre grossesse. Pour ce faire, il vous faudra contacter votre maternité et lui exposer vos souhaits quant au moment de votre retour à domicile. Vous pourrez pour cela opter, si vous le désirez, pour la réalisation d’un projet de naissance.

 

Il vous faudra également trouver une sage-femme pour le suivi à domicile après l’accouchement. Votre maternité peut vous proposer un service d’hospitalisation à domicile (HAD) ou vous proposer des adresses de sage-femme qui travaillent en partenariat avec eux. Une autre possibilité est de vous renseigner vous-même auprès de votre Protection Maternelle Infantile (PMI) qui pourra vous fournir la liste des sages-femmes libérales de votre région qui assurent le suivi à domicile post natal. Par conséquent, vous devrez les contacter pendant votre grossesse afin de voir ensemble les modalités.

 

Le suivi :

 

Le suivi assuré par une sage-femme libérale est totalement pris en charge par la sécurité sociale jusqu’au 7ème jour en cas d’accouchement par voie basse et jusqu’au 12ème pour les naissances par césarienne.

 

Le rôle de la sage-femme sera de vérifier que votre utérus se remette bien en place, que vos lochies s’écoulent normalement et éventuellement que vos points de césarienne ou du périnée cicatrisent bien. Elle sera à même de vous conseiller pour la mise en route de l’allaitement et vous rassurer ainsi que répondre à toutes les questions que vous pourrez vous poser. La sage-femme sera bien entendu amenée à faire le suivi de votre bébé en vérifiant son bon développement. Elle fera aussi le test de Guthrie au 3ème jour de votre enfant.

 

En plus des soins prodigués, elle sera présente pour vous conseiller et vous accompagner tout au long de vos premiers pas de parents avec votre bébé.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 14:38

Sans sa fille

                                        Murielle

 

Il arrive que certaines femmes n’ayant pas ou peu allaité pour diverses raisons, ressentent par la suite une forte envie de nourrir leur enfant au sein. On parle alors de relactation le fait de reprendre un allaitement après un arrêt plus ou moins long.

 

L’allaitement fonctionne sur le principe de l’offre et de la demande ; Plus le bébé tête plus la maman a du lait. Et inversement. Dans le cas d’une relactation, il faudra donc s’armer de patience et de détermination. La plupart des femmes sont en mesure de relacter, dès lors qu’elles éprouvent une réelle motivation et que des informations et un soutien adaptés leur sont prodigués.

 

Le temps nécessaire au déclenchement de la production lactée varie de quelques jours à quelques semaines, selon le laps de temps écoulé depuis la dernière tétée donnée. On considère souvent que plus cet intervalle est court, plus la probabilité de relacter est importante.

 

Comment ?

 

• Tétées fréquentes de jour comme de nuit : N’hésitez pas à dormir avec votre bébé afin de faciliter les tétées nocturnes. (Au moins 8 à 12 fois par 24h)

 

• Faire beaucoup de peau à peau : En portant votre bébé en écharpe (selon le nouage il est possible d’allaiter avec), en prenant des bains ensemble, en le massant ou tout simplement allongés l’un contre. Ce contact de peau contre peau va stimuler votre monté de lait et donner envie à votre bébé de téter.

 

• Supprimer biberons et sucettes : tant que votre lait ne sera pas suffisant en quantité pour nourrir votre enfant, il faudra compléter avec du lait artificiel. Cependant afin d’éviter tout risque de confusion sein/tétine et que votre bébé préfère la facilité du biberon, il sera préférable de lui donner ce complément soit à la tasse soit avec un DAL (Dispositif d’Aide à la Lactation) ce qui favorisera le maintien au sein.

 

• Se reposer : dès que cela est possible, faites la sieste ave votre bébé. Déléguez le ménage et l’organisation des ainés au papa ou à d’autres personnes de votre entourage. Le tout est de rester le plus zen et reposée possible, afin de favoriser la montée laiteuse.

 

• S’installer confortablement : Allongée ou assise, le tout étant que vous vous sentiez à l’aise et que votre bébé soit bien placé avec une bonne prise de sein.

 

• S’entourer de personnes compétentes : Sage-femme, associations de soutien en allaitement, médecin pro-allaitement, amies allaitantes, femmes ayant connu la relactation...

 

• Prendre des galactogènes : http://www.brindilles.fr/brindinfos/dossiers/les-aliments-et-les-plantes-galactogenes-215.html

 

• Stimuler sa lactation : si votre bébé ne veut pas téter, exprimez votre lait à la main ou avec un tire lait. (mais ne pas se fier à la quantité récoltée qui n’est pas toujours significative.)

 

Il se peut que votre bébé perde un peu de poids les premiers temps, c'est normal car le lait artificiel est totalement différent du lait maternel. La prise de poids ce fera une fois par semaine et dans les mêmes conditions, à jeun le matin, sur la même balance, le même jour et tout nu Ne surtout pas le pesez avant et après une tétée, ce n'est pas significatif. Il faut vérifier que votre enfant mouille bien ses couches, et qu’il ait une bonne vitalité.

 

Mais surtout faites-vous confiance, faites confiance à votre bébé.

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Published by sarah - dans allaitement
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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:14

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Pendant la grossesse, l’aîné peut avoir besoin et/ou envie d’être porté en écharpe par sa maman. Sur la hanche ou dans le dos les possibilités sont nombreuses pour concilier portage et grossesse.

 

Afin de porter en toute sécurité pendant la grossesse, il est important d’écouter son corps. Vous devez également y être attentive et à l’écoute de ses sensations (essoufflements, contractions, engourdissements ou mal de dos). Il est préconisé de ne pas porter votre enfant lorsque vous n’en avez ni l’envie, ni la force, ni même le courage.

 

Il est préconisé de consulter votre sage-femme concernant le portage de votre aîné car au vue de votre grossesse il se peut qu’il vous soit conseillé de le limiter.

 

Comment ?

 

Sur la hanche ou dans le dos c’est à vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Par contre, vous devez faire attention à nouer votre porte bébé de manière à éviter tout appui sur votre ventre. Les nœuds peuvent être faits sous le ventre ou sous la poitrine ou encore avec une écharpe courte il est possible de faire juste un nœud sous les fesses de l’enfant.

 

Il est bon de savoir que le portage au dos fait que votre centre de gravité est moins perturbé ce qui rend le portage plus confortable. De plus, il libère votre champ de vision et minimise ainsi les éventuels risques de chutes. Les portages en hamac et en sling sont agréables tant que la jambe de l’aîné n’appuie pas sur votre ventre.

 

Avec quoi ?

 

Vous pouvez porter votre enfant dans un porte bébé physiologique ou en en écharpe mais aussi dans un sling ou un pagne. Le moyen de portage est une affaire personnelle qui s’adapte à votre envie et votre besoin du moment. Pensez aussi à raisonner en fonction de la durée du portage.

 

Le sling et le pagne sont idéaux seulement pour des portages de courtes durées car le poids de votre enfant n’est pas idéalement réparti et le pagne écrase la poitrine ce qui peut éventuellement devenir douloureux à la longue.

 

Si vous avez besoin de porter longtemps, à l’occasion d’une balade par exemple, il est préférable de prendre un porte bébé physiologique de type asiatique que vous pourrez nouer haut sur votre buste et jouer avec les nœuds, croisements, entortillements ou avec l’utilisation d’un anneau.

 

Outre la question de la durée du portage, toutes les solutions envisagées se distinguent auprès de chacune par leurs propres avantages ou inconvénients.

Par exemple, les porte-bébés préformés, ne sont pas le moyen de portage des plus confortables avec la grossesse car la ceinture se place sur le ventre, donc vous risquez vite de vous sentir gênée.

 

Quant à l’écharpe, elle offre un grand panel de possibilités pour porter sans comprimer votre ventre. En kangourou, en double hamac ou en enveloppé croisé, tous peuvent être noués sur la poitrine et certains sous les fesses.

 

Quoi qu’il en soit c’est à vous de tester les différentes possibilités afin de trouver ce qui vous est le plus agréable. Pour cela, vous pouvez vous rapprocher d’une monitrice de portage qui vous montrera les différentes techniques.

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